Books, un concept nouveau
qui n′existe nulle part
ailleurs.
Partout dans le monde
paraissent des livres de
qualité rédigés par des
auteurs qui ont
consacré des mois, des
années parfois, pour
mener une recherche, construire une
réflexion, proposer un point de vue novateur…
Le magazine Books offre une autre vision de l′actualité, de la
culture et des enjeux internationaux, en explorant
ces livres venus de tous les continents.
Découvrez-les dans Books, puis retrouvez-les sur AbeBooks !
Pourquoi le titre Books ?
Le mot "book" n′est pas encore entré dans le
Dictionnaire de l′Académie, mais il est dans le
Nouveau Petit Robert de la langue française et
tous les locuteurs du çais savent ce qu′il
signifie. Nous cherchions un titre sobre,
efficace, qui sonne "international" ; je crois
que nous l′avons trouvé.
Quelle est la vocation de Books ?
Books se propose d′éclairer les sujets du jour et la condition humaine en
exploitant la lumière des livres.
A l′ère d′Internet, le livre est parfois présenté comme un objet du passé.
C′est une illusion. Le contenant n′est pas le contenu. Stèle, rouleau,
parchemin, papier, e-book ou fichier électronique, voilà le support.
Le livre, lu est immatériel. Il est l′espace clos, étendu mais contraint,
où s′inscrivent les mots d′une œuvre de l′esprit.
Loin d′être un objet du passé, le livre est comme la main, un attribut
de l′homme.
Roman, essai ou synthèse, il est appelé à rester le lieu privilégié de la
réflexion approfondie. A l′ère de la vitesse, de l'éphémère, du repli
sur soi, mais aussi de la mondialisation, de la propagation planétaire
des ondes de choc économiques, politiques, culturelles, le livre apporte
la lenteur, le recul.
Choisir le livre comme outil de décryptage est une idée simple,
naturelle. C′est l′idée de Books.
Olivier Postel-Vinay
Fondateur,
Directeur de la publication |
Sommaire du numéro actuel |
Politique : Le mirage des urnes africaines

Quel est l'intérêt d'aller promouvoir et contrôler des élections dans un pays pauvre, si celui-ci n'est pas mûr pour la démocratie ?
Les opérations de contrôle international menées récemment lors des élections en Afghanistan ont confirmé des anomalies, conduisant à l'organisation d'un second tour... qui n'a pas eu lieu. Mais le continent sur lequel nous disposons du meilleur recul pour juger de l'efficacité de l'observation électorale est l'Afrique. L'économiste britannique Paul Collier passe au peigne fin notre expérience en la matière. Sa conclusion est pessimiste. Quand elles sont imposées de l'extérieur, les élections, même contrôlées, ne servent à rien. Opinion partagée, avec des réserves, par la députée italienne Tana de Zulueta, qui a participé à plusieurs missions. |
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Dossier : Vivre 120 ans

L'espérance de vie a doublé en deux siècles, passant de 40 à 80 ans. Selon les démographes, elle va continuer à augmenter, pour atteindre bientôt 100 ans. Tandis que des cohortes de scientifiques cherchent les moyens d'améliorer les chances de survie et les conditions de vie à un âge avancé,certains annoncent la possibilité de repousser la mort au-delà de 120 ans, voire de s'assurer l'immortalité. Comme le montre l'historien des sciences Steven Shapin, c'est l'avatar postmoderne d'un rêve qui remonte à l'Antiquité. Il est indéniable que les biotechnologies apportent de l'eau au moulin de la fontaine de jouvence. Mais la science du vieillissement nous invite à la prudence :il y a de bonnes raisons de penser que le progrès, en l'espèce, tend vers une limite. Savants et philosophes se rejoignent pour identifier maint préjugé. Pour terminer, un éloge de la vieillesse, signé Buffon.
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Littérature : La Sicile frustrée de Brancati

Alors qu'un érotisme de pacotille envahit tout, Alberto Manguel nous invite à redécouvrir les romans de l'Italien Vitaliano Brancati. Loin du voyeurisme gratuit, une réflexion sur l'inassouvissement du désir. |
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Art : Pourquoi les elfes sont anglais

Au XIXe siècle, les peintres anglais se passionnent pour ces charmants petits êtres ailés. À contre-courant de l'Europe continentale, où l'on préfère représenter la modernité. Pourquoi cette fibre féerique ? |
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Le livre du jour |
Lundi 8 février 2010
Ubu roi d'Ukraine

Le laitier de nuit, par Andreï Kourkov
Le deuxième tour de l'élection présidentielle ukrainienne a eu lieu hier. Les résultats officiels ne seront connus que demain, même si l'on sait d'ores et déjà par les sondages que Victor Ianoukovitch, le candidat considéré comme "pro-russe", qui avait été écarté du pouvoir il y a cinq ans par la "révolution orange", l'a sans doute emporté. A cette occasion nous vous proposons de (re)découvrir Le laitier de nuit d'Andreï Kourkov. Un portrait grotesque et attendrissant de l'Ukraine d'aujourd'hui par l'écrivain le plus populaire du pays, le seul à tirer son épingle du jeu dans un marché dominé à 90% par les ouvrages publiés en Russie. |
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Vendredi 5 février 2010
Le "père du réchauffement" se rebiffe

Les tempêtes de mes petits-enfants, par James Hansen
Plus qu'un nouveau cri d'alarme, le "père du réchauffement climatique", James Hansen, pousse un véritable hurlement de colère contre l'irresponsabilité des dirigeants politiques qui laissent la planète se désintégrer au nom d'intérêts économiques : " En tant que scientifique objectif, je ne devrais pas exprimer d'opinions si personnelles, ou du moins, je devrais les atténuer. Mais j'ai 68 ans, et j'en ai marre de la façon dont les choses sont gérées à Washington". Son dernier ouvrage Storms of My Grandchildren ("Les Tempêtes de mes petits-enfants") est le résultat d'un ras-le-bol généralisé : ras-le-bol de l'aveuglement délibéré et coupable des hommes politiques : ras-le-bol des savants qui minimisent l'importance du réchauffement, ras-le bol des bureaucrates qui lui demandent d'éliminer le mot " danger" de ses interventions. |
Jeudi 4 février 2010
Pulp fiction à Rio

Le séminariste, par Rubem Fonseca
Le dernier polar "tarantinesque" de Rubem Fonseca, l'un des écrivains les plus reconnus du Brésil, déçoit la critique, mais enthousiasme le public. |
Mercredi 3 février 2010
Sherlock Holmes : des livres aux films

Les Aventures de Sherlock Holmes, par Arthur Conan Doyle
"Conan Doyle aurait-il désapprouvé le film de Guy Ritchie (qui sort aujourd'hui sur les écrans français) ? Bien sûr !", répond Charles McGrath dans le New York Times. Le critique n'est pas tendre avec cette nouvelle adaptation des aventures de Sherlock Holmes. Il rappelle qu'en 1893, Conan Doyle avait essayé de tuer sa créature : dans Le Problème final, le célèbre détective, pour se débarrasser d'un adversaire redoutable - le professeur Moriarty - plonge avec lui dans les chutes du Reichenbach.
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Mardi 2 février 2010
Dans l'ombre d'un géant : Sofia Tolstoï

Journal intime, par Sofia Tolstaïa
Elle fut pendant près d'un demi-siècle la femme d'un des plus grands génies de la littérature universelle. Elle en eut treize enfants, géra son immense domaine, lui servit même de secrétaire, recopiant à sept reprises fidèlement à la main l'intégralité de son roman monstre, Guerre et Paix. Sophia Tolstoï a consigné dans son Journal intime une grande partie de son existence auprès d'un époux avec qui elle entretint des relations souvent conflictuelles. Une nouvelle traduction de ce journal vient de sortir en Grande-Bretagne. |
Lundi 1 février 2010
Wall Street vu par une anthropologue

Liquidé. Ethnographie de Wall Street, par Karen Ho
Apporter son déjeuner au bureau est très mal vu à Wall Street. Pareille attitude dénote en effet "une volonté de se concentrer sur le travail", et donc un manque de facilité ou, pire, " un souci très classe populaire de ne pas trop dépenser". L'anecdote est rapportée par Scott McLemee dans le quotidien émirati The National, et elle est tirée de Liquidated ("Liquidé"), le livre que l'anthropologue américaine Karen Ho consacre aux financiers de Wall Street. A l'inverse, s'accordégulièrement de longues pauses-déjeuner à la cafétéria n'est pas jugé très professionnel. |
Vendredi 29 janvier 2010
Les dangers du négationnisme scientifique

Négationnisme. Comment la pensée irrationnelle entrave le progrès scientifique, nuit à la planète et menace nos vies, par Michael Specter
Le prince Charles et Robert F. Kennedy Jr. ont un point commun : tous deux incarnent aux yeux du journaliste du New Yorker Michael Specter cette tendance au "négationnisme" scientifique qui fait l'objet de son livre Denialism. How Irrational Thinking Hinders Scientific Progress, Harms the Planet, and Threatens Our Lives ('Négationnisme. Comment la pensée irrationnelle entrave le progrès scientifique, nuit à la planète et menace nos vies'). Cette "pensée obstinément antiscientifique" se développe quand "un pan entier de la société, souvent traumatisé par le changement, se détourne de la réalité au profit d'un mensonge plus confortable", rapporte Janet Meslin dans The New York Times. |
Jeudi 28 janvier 2010
Tirer au sort nos dirigeants politiques ?

Démocratie et loterie. Le tirage au sort comme instrument de décision politique de l'Antiquité à l'Union européenne, par Hubertus Buchstein
Conseillers municipaux tirés au sort pour six ans, loterie législative tous les cinq ans... L'idée de laisser le hasard désigner les dirigeants politiques semble pour le moins loufoque. Dans son livre Demokratie und Lotterie ("Démocratie et loterie"), le politologue allemand Hubertus Buchstein s'attache pourtant à démontrer la rationalité du procédé. |
Mercredi 27 janvier 2010
Les bifurcations d'André Brink

Mes Bifurcations. Mémoires, par André Brink
André Brink est l'une des figures de proue de la littérature sud-africaine. Issu d'un milieu Blanc traditionnel qui soutenait l'apartheid, il s'est révolté contre les siens. Mai 68 vécu à Paris, a servi de déclic ; la littérature de moyen pour clamer la vérité et réclamer justice. Ses critiques au vitriol du régime lui valurent d'être banni de son pays. Plus tard, Mandela lui confiera : "Lorsque j'étais en prison, vous avez changé ma vision du monde". Ses Mémoires sont paru ce mois-ci en France, chez Acte Sud, sous le titre Mes Bifurcations. |
Mardi 26 janvier 2010
L'origine des histoires

De l'origine des histoires : l'évolution, la cognition et la fiction, par Brian Boyd
La génétique comme outil d'analyse critique en art ? C'est le défi lancé par Brian Boyd, professeur de littérature à l'université d'Auckland, en Australie. Salué par la communauté scientifique américaine, On The Origin of Stories ("De l'origine des histoires") propose l'adoption d'une nouvelle discipline littéraire : " L'évocritique", ou les théories de l'évolution appliquées à l'analyse des œuvres d'art en général, et de la littérature en particulier. |
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