Books, un concept nouveau
qui n′existe nulle part
ailleurs.
Partout dans le monde
paraissent des livres de
qualité rédigés par des
auteurs qui ont
consacré des mois, des
années parfois, pour
mener une recherche, construire une
réflexion, proposer un point de vue novateur…
Le magazine Books offre une autre vision de l′actualité, de la
culture et des enjeux internationaux, en explorant
ces livres venus de tous les continents.
Découvrez-les dans Books, puis retrouvez-les sur AbeBooks !
Pourquoi le titre Books ?
Le mot "book" n′est pas encore entré dans le
Dictionnaire de l′Académie, mais il est dans le
Nouveau Petit Robert de la langue française et
tous les locuteurs du çais savent ce qu′il
signifie. Nous cherchions un titre sobre,
efficace, qui sonne "international" ; je crois
que nous l′avons trouvé.
Quelle est la vocation de Books ?
Books se propose d′éclairer les sujets du jour et la condition humaine en
exploitant la lumière des livres.
A l′ère d′Internet, le livre est parfois présenté comme un objet du passé.
C′est une illusion. Le contenant n′est pas le contenu. Stèle, rouleau,
parchemin, papier, e-book ou fichier électronique, voilà le support.
Le livre, lu est immatériel. Il est l′espace clos, étendu mais contraint,
où s′inscrivent les mots d′une œuvre de l′esprit.
Loin d′être un objet du passé, le livre est comme la main, un attribut
de l′homme.
Roman, essai ou synthèse, il est appelé à rester le lieu privilégié de la
réflexion approfondie. A l′ère de la vitesse, de l'éphémère, du repli
sur soi, mais aussi de la mondialisation, de la propagation planétaire
des ondes de choc économiques, politiques, culturelles, le livre apporte
la lenteur, le recul.
Choisir le livre comme outil de décryptage est une idée simple,
naturelle. C′est l′idée de Books.
Olivier Postel-Vinay
Fondateur,
Directeur de la publication |
Sommaire du numéro actuel |
Dossier - Les gènes du bien et du mal

Présentation - Si l’homme est bon, pourquoi est-il méchant?
Très tôt, et de manière apparemment spontanée, l’enfant acquiert une forte notion du « juste » et de l’« injuste », et développe le sens du don et du partage. Plus tôt encore, avant même de savoir parler, il se montre capable de sympathie, d’empathie pour une personne dont il perçoit la détresse et éprouve visiblement des émotions comme la honte, la fierté et l’embarras. Le petit d’homme aurait-il, comme pour le langage, des gènes qui le prédisposent à éprouver et pratiquer le sens moral ? Bien que ce point de vue ne soit pas celui de la plupart des philosophes, il gagne du terrain. Il est étayé par de nombreux travaux scientifiques qui concernent, outre le développement cognitif de l’enfant, le comportement des autres primates, le fonctionnement du cerveau et les effets de la sélection naturelle.
Fondé sur des ouvrages parus ces dernières années, certains tout récemment, notre dossier fournit les éléments pour juger de la pertinence de la question, sans en dissimuler la complexité.
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Environnement : Les vertus cachées des bidonvilles

On les voit comme des îlots de misère et d’insalubrité, et ils le sont. Mais les bidonvilles sont aussi bien autre chose : de véritables laboratoires urbains où s’inventent des manières de faire très économes en ressources et en énergie. Ce qui fait d’eux les meilleurs élèves d’une classe globalement vertueuse en matière d’environnement, les villes. Car, n’en déplaise aux esprits nostalgiques, à Bombay comme à New York, les citadins respectent davantage la planète que les autres.
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Entretien avec Ali Ansari : « L’Iran est devenu un fragile État mafia »

Loin d’être un régime totalitaire, l’Iran est aux mains d’une clique millénariste de plus en plus isolée, dont le seul soutien est le système de prébendes accordé aux Gardiens de la révolution. Or le pays est au bord de la faillite. Mais l’opposition n’est pas particulièrement attachée aux idéaux démocratiques. L’idéologie primordiale restant le nationalisme, il est concevable qu’un officier sorte du rang et prenne le pouvoir.
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Francophilies : Le Deuxième Sexe toujours malmené

Bestseller en France dès sa sortie en 1949, Le Deuxième Sexe fut un bestseller aux États-Unis dès la parution de sa traduction en 1953. Et est resté une valeur sûre pour l’éditeur depuis lors. Mais, en 1983, Margaret Simons, professeur de philosophie dans une modeste université américaine, jeta un froid en publiant un essai montrant que la traduction était tronquée et largement inexacte. Dans « Simone de Beauvoir bâillonnée », elle révélait que le traducteur, H. M. Parshley, avait sabré plus de 10 % du texte (à la demande de l’éditeur, en réalité). Les coupes (en fait près de 15 %) visaient notamment les passages où Beauvoir décrit des femmes exceptionnelles dans l’histoire. Margaret Simons montrait aussi que Parshley ne connaissait rien au vocabulaire philosophique et avait traduit n’importe comment les nombreux passages où Beauvoir, digne compagne de Sartre, fait usage de cette langue (ainsi Parshley ne connaissait-il pas l’usage marxiste du mot « aliénation »). |
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Le livre du jour |
Jeudi 20 mai 2010
De l'art d'avoir toujours raison (même quand on se trompe)

Les Erreurs des autres. L’autojustification, ses ressorts et ses méfaits , par Carol Tavris et Elliot Aronson
Dans une fable attribuée à Ésope, un renard gourmand tente d’atteindre une grappe de raisin suspendue au-dessus de lui. Après plusieurs sauts infructueux, il finit par abandonner la lutte. S’en allant, il prend un air de mépris, et dit : « Je suis persuadé qu’ils ne sont pas mûrs. » À l’image du renard, nous préférons souvent rationaliser nos échecs en leur prêtant après coup une justification ad hoc ou en en rejetant la responsabilité sur d’autres, plutôt que de les assumer et d’en tirer les leçons. |
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Mercredi 19 mai 2010
Catherine Millet vue de New York

Jour de souffrance, par Catherine Millet
Dans les colonnes du New York Times, Toni Bentley, ancienne danseuse du New York City Ballet et écrivain, analyse le dernier ouvrage de Catherine Millet Jour de souffrance. Non sans égratigner la personnalité de « Catherine M. » et le milieu parisien qu’elle lui paraît incarner. Bentley n’est pas une sainte-nitouche ; elle a elle-même raconté une longue expérience de jouissance sodomique. |
Vendredi 2 avril 2010
Jusqu'où peut-on recomposer le passé ?

Protéger le passé, par Paul Eggert
Editeurs de textes anciens, restaurateurs de tableaux et architectes du patrimoine partagent une lourde responsabilité : celle de préserver les traces du passé. A ce titre, tous sont exposés dans leur travail à cette "touche d'anxiété" qui est au cœur du récent livre de l'universitaire australien Paul Eggert. |
Jeudi 1er avril 2010
L'ultramoderne solitude, selon Millénium
Millénium, par Stieg Larsson
Après avoir séduit le Vieux Continent (plus de vingt millions d'exemplaires vendus), Lisbeth Salander et son monde cruel partent à la conquête du lectorat anglo-saxon. Les critiques américains s'interrogent sur les raisons d'un tel succès.
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Mercredi 31 mars 2010
Les savants fous du Pentagone

L'agence des savants fous. Comment la Darpa refait notre monde, d'Internet aux membres artificiels, par Michael Belfiore
"Une révolution se déroule sous nos yeux, mais nous ne la voyons pas car elle est progressive", affirme William Saletan dans le New York Times. Cette révolution est technologique. Son objet ? Rien moins que " la fusion de l'homme et de la machine". Son leader ? L'Agence pour les projets de recherche avancée en matière de défense (Darpa), un centre de recherche ultrasecret dépendant du Pentagone. |
Mardi 30 mars 2010
A la découverte de la " Chinarabie"

La nouvelle route de la Soie. Comment un monde arabe en plein en essor se détourne de l'Occident et redécouvre la Chine, par Ben Simpfendorfer
Après la "Chimérique" et la "Chinafrique", faudra-t-il bientôt forger un néologisme pour parler du développement des liens entre la Chine et le Moyen-Orient ? Voilà qui paraît vraisemblable si l'on en croit l'étonnant panorama dressé par Ben Simpfendorfer, économiste de la Royal Bank of Scotland en poste à Hong Kong, sous le titre évocateur de "nouvelle route de la Soie". |
Lundi 29 mars 2010
Albert Camus n'aimait pas le Brésil
Journaux de voyage, par Albert Camus
Lorsque Albert Camus prend la plume pour décrire le Brésil à son ami René Char, il ne cache pas son malaise. C'est un pays "trop chaud, écrit-il en août 1949. Les termites vont dévorer les gratte-ciel, tôt ou tard." C'est sur des lignes similaires qu'est tombé Arthur Dapieve, un des principaux critiques du quotidien brésilien O Globo, lorsque les commémorations du cinquantenaire de la mort de l'écrivain l'ont poussé à se replonger dans les Journaux de voyage. |
Vendredi 26 mars 2010
Objectif Lune

Limit, par Frank Schätzing
Cinq ans après le gigantesque succès d'Abysses (Der Schwarm), qui s'est vendu à 3,8 millions d'exemplaires dans les pays germanophones, l'auteur de science-fiction Frank Schätzing, spécialiste du thriller " écologique", récidive. Avant même sa sortie en octobre dernier, Limit, son nouveau roman, avait été commandé à 350 000 exemplaires. |
Jeudi 25 mars 2010
Le bonheur est dans le cambouis

Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, par Matthew B. Crawford
Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail sort aujourd'hui aux édition de La Découverte. Matthew B. Crawford, mécanicien-philosophe de son état, y plaide pour le travail manuel. Au risque du machisme. |
Mercredi 24 mars 2010
Le Darfour, champ de bataille idéologique

Sauveurs et survivants. Le Darfour, la politique et la guerre contre le terrorisme, par Mahmood Mamdani
Un génocide a-t-il ou non lieu au Darfour ? La question est sur la table depuis plusieurs années déjà. Mais le débat sur la nature des exactions commises depuis 2003 dans cette région de l'ouest du Soudan s'est enflammé avec la publication du livre du grand intellectuel africain Mahmood Mamdani Saviours and Survivors. |
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