Le sang royal: La famille capétienne et l'État, France, Xᵉ-XIVᵉ siècle - Couverture souple

Lewis, Andrew W.

 
9782070705146: Le sang royal: La famille capétienne et l'État, France, Xᵉ-XIVᵉ siècle

Synopsis

Ce livre austère d'apparence et d'érudition sans concessions ne retiendra pourtant pas l'attention des seuls historiens, mais de tous ceux qu'intéressent les rapports du pouvoir et de l'État. Car s'il nous vient d'un jeune médiéviste américain, il va droit au coeur de ce qui a fait au départ notre unité nationale : la succession royale et la transmission de la couronne. La nouveauté consiste à conjoindre deux interrogations. L'une à caractère politique : qu'est-ce que la royauté, qu'est-ce que l'État entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle, d'Hugues Capet à Philippe le Bel ? L'autre à caractère anthropologique : que furent, à cette époque, dans l'aristocratie naissante, les relations de parenté ? Un problème très classique, notre affaire de famille, mais renouvelé par un regard ethnologique sur les stratégies des grandes familles et la formation des lignages. La famille capétienne ne cessera d'être une famille comme les autres qu'au premier quart du XIVᵉ siècle, quand fut solennellement affirmé que seul un homme pouvait, sur le trône de France, occuper la place de Saint Louis et de Charlemagne. "Mais jusqu'alors, commente Georges Duby dans sa présentation, son destin avait été déterminé de manière drastique par des pratiques familiales en usage dans toute la classe dominante. Tout au long de cette histoire, ces pratiques avaient constitué le cadre formel d'une aventure politique." Des pratiques partagées, mais l'aventure politique de la France.

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À propos de l?auteur

Georges Duby (1919-1996) est un historien spécialiste du Moyen Âge. Professeur au Collège de France de 1970 à 1991 et membre de l'Académie française à partir de 1987, il est l'un des grands représentants de l'école des Annales, qui privilégie l'histoire dite de la " longue durée ", au détriment d'une histoire événementielle qui se focalise sur des événements courts et restreints. Ses ouvrages Mâle Moyen Âge, Saint-Bernard, L'Europe au Moyen Âge, L'Économie rurale et la vie des campagnes dans l'Occident médiéval (tomes I et II) ainsi que sa participation à l'ouvrage de Fernand Braudel, La Méditerranée, sont disponibles dans la collection " Champs ".

À propos de la quatrième de couverture

Ce livre austère d'apparence et d'érudition sans concessions ne retiendra pourtant pas l'attention des seuls historiens, mais de tous ceux qu'intéressent les rapports du pouvoir et de l'État. Car s'il nous vient d'un jeune médiéviste américain, il va droit au coeur de ce qui a fait au départ notre unité nationale : la succession royale et la transmission de la couronne.La nouveauté consiste à conjoindre deux interrogations. L'une à caractère politique : qu'est-ce que la royauté, qu'est-ce que l'État entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle, d'Hugues Capet à Philippe le Bel ? L'autre à caractère anthropologique : que furent, à cette époque, dans l'aristocratie naissante, les relations de parenté ? Un problème très classique, notre affaire de famille, mais renouvelé par un regard ethnologique sur les stratégies des grandes familles et la formation des lignages.La famille capétienne ne cessera d'être une famille comme les autres qu'au premier quart du XIVᵉ siècle, quand fut solennellement affirmé que seul un homme pouvait, sur le trône de France, occuper la place de Saint Louis et de Charlemagne. "Mais jusqu'alors, commente Georges Duby dans sa présentation, son destin avait été déterminé de manière drastique par des pratiques familiales en usage dans toute la classe dominante. Tout au long de cette histoire, ces pratiques avaient constitué le cadre formel d'une aventure politique." Des pratiques partagées, mais l'aventure politique de la France.

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