Céline Minard Le Dernier Monde

ISBN 13 : 9782207259214

Le Dernier Monde

Note moyenne 2,25
( 20 avis fournis par GoodReads )
 
9782207259214: Le Dernier Monde

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Revue de presse :

La rotation débute au-dessus de la terre à 25 000 km/h dans la station orbitale Funsky où travaillent une équipe de chercheurs. Le quotidien confiné et studieux se boucle en expériences pointues de nanotechnologie, en tournages de clips de propagande et en bricolages spatiaux. La discipline à bord se veut stricte...
Là-haut, les dérives sont intérieures, pas de place ou si peu à l'imagination...
Et voilà que ce qui commençait comme une énigmatique odyssée se transforme rapidement en hallucinant cauchemar et en fable cosmologique. On lâche les manettes, on fiche en l'air les repères tangibles et, en apnée forcée, on se perd dans une prose en paliers, dense, profonde et déconcertante...
Qu'est-ce donc qui reste vrai dans cette interminable traversée des miroirs ? La violence, la peur, la mémoire du désir, l'enfance retrouvée ? Du coeur des territoires gronde une histoire ancienne qui raconte en bourrasques les civilisations détruites, les mythes oubliés. L'essence de la vie même et ses fins prévisibles. Il y a chez Céline Minard une force et un lyrisme qui savent tout emporter. (Xavier Houssin - Le Monde du 4 janvier 2007)

Là démarre vraiment le Dernier Monde, une fois que Céline Minard a réglé son compte à l'espèce humaine. L'auteur s'est servi de la science-fiction comme d'une pirouette, pour justifier un unique survivant...
Délirant, tendre et violent one-man show, le Dernier Monde happe sans répit. Au fil du cheminement géographique de Stevens, le récit s'épaissit, sa silhouette se décuple, sa langue devient poreuse aux cultures et légendes des pays traversés. La lecture se fait plus dense aussi, prise dans une trame de plus en plus serrée, où l'histoire d'un seul homme s'est magiquement ramifiée. (Frédérique Roussel - Libération du 18 janvier 2007)

Que font les enfants quand ils sont seuls ? «Ils s'amusent, ils amassent des cailloux et du sable dont ils font de petits châteaux qu'ils détruisent ensuite. Ainsi ne manquent-ils jamais d'amusement. Ce qu'ils font par enfantillage, ne saurais-tu le faire par sagesse ou par raison ?» Le conseil d'Epictète, la romancière Céline Minard le donne, au détour d'une page, au personnage du Dernier Monde, et lui offre en outre tout loisir de le méditer et l'appliquer : quelque cinq cents pages d'absolue solitude - le temps et les conditions nécessaires, pour le dénommé Jaume Roiq Stevens, ultime survivant d'une espèce humaine définitivement rayée de la carte, d'ériger son «château de sable» bien à lui, d'inscrire au patrimoine de l'humanité défunte une ultime et flamboyante épopée, de donner à l'Histoire un chapitre final, tout à la fois récapitulation et épilogue...
Roman savant et extravagant, admirable d'ambition et de maîtrise, d'érudition et de trivialité mêlées, où la puissance narrative et l'intention moraliste intense travaillent main dans la main, Le Dernier Monde est le compte rendu du périple rocambolesque de Jaume Roiq Stevens, le dernier homme, entraîné à travers la planète déserte comme pour une ultime inspection des lieux, un bilan de l'histoire humaine avant clôture définitive des comptes, un inventaire des civilisations avant liquidation. (Nathalie Crom - Télérama du 7 février 2007)

Sur les blogs, dans les journaux, chez les libraires, il se dit que Céline Minard, auteur jusque-là plutôt confidentiel, a réussi un coup de maître...
Comme l'enfant qui joue seul, le dernier homme (se) débat avec lui-même, s'inventant compagnons et aventures à partir du bric-à-brac culturel de l'humanité. De quoi perdre pied, face à un déluge de situations délirantes qui sont surtout prétexte à se griser de mots, de tous les mots, du plus rare au plus familier. En vertu du vieil adage surréaliste, l'univers est sauvé tant qu'il «dépend de notre pouvoir d'énonciation». Le résultat est un long poème postmoderne au lyrisme halluciné : une «rêverie», c'est le dernier mot du «Dernier Monde». (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 28 juin 2007)

Extrait :

Hier j'ai filmé une partie de l'expérience de Bertin-Mergeol «Étude de l'effet de la microgravité sur la perception et la transduction des signaux mécaniques dans le cadre d'une étude des tissus conjonctifs». Ça consiste à saisir un objet devant soi et à le ramener dans son dos les yeux fermés. Le champ expérimental est défini par un drap blanc tendu derrière l'expérimentateur et marqué de douze points noirs reliés horizontalement et verticalement par un fin tracé gris. Le sujet évolue devant cet espace repéré après avoir revêtu une combinaison noire où les plus importantes articulations sont indiquées par des points blancs également reliés entre eux par de fines lignes blanches. Grâce à ce dispositif, les mouvements effectués sont modélisables à partir du film.
Le sujet se place d'abord de profil par rapport à la caméra et doit ramener derrière lui, dans son dos, un objet placé devant lui qu'il repère visuellement et saisit avant de fermer les yeux et d'effectuer le mouvement. Cette fois, Sokstas m'a servi de cobaye, je veux dire, d'expérimentateur. Il s'est très bien comporté et malgré son programme personnel plus que chargé il a accepté d'accorder deux heures pleines à ce petit jeu. J'ai monté vingt minutes de film où on le voit parfaitement concentré, tourner lentement autour de lui-même après s'être emparé de l'objet et tâter l'air avec son bras comme s'il cherchait les parois du module. La plupart du temps, alors qu'il estimait avoir mené à bien l'expérience, la balle de caoutchouc rouge était sous son aisselle droite, à hauteur d'épaule. À chaque fois qu'il rouvrait les yeux pour constater le résultat et se remettre de profil par rapport à la caméra, il lui fallait deux ou trois secondes pour se réorienter.
C'est un beau film. Il est destiné à la presse spécialisée et de vulgarisation ainsi qu'aux deux ou trois cents sites Internet qui trouvent encore du public pour ce genre de choses.
Je n'y ai pas mis mon fou rire parce que je n'ai pas ri et j'ai coupé juste avant le début des vomissements.

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