Toni 11,6: Histoire du convoyeur

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9782234064645: Toni 11,6: Histoire du convoyeur
Extrait :

Le mur

L'argent, il verrait plus tard. D'abord, il lui fallait s'occuper du mur. S'il commençait à penser à l'argent, il perdrait. Il se perdrait. Le mur était la clé. La preuve de sa supériorité. Celle de leur infériorité. Derrière ce mur, il y aurait la meilleure des planques : un endroit qui n'existe pas. Un non-lieu. Au milieu de la ville. À la barbe de la police. Il a souvent imaginé les flics refermant le garage après l'avoir fouillé. Ils auraient laissé sans le savoir plus de onze millions d'euros à quelques mètres d'eux, cachés derrière un faux mur invisible. Au bout d'un moment, ils auraient rendu les clés au propriétaire. Le garage aurait peut-être même été reloué à quelqu'un d'autre. Et l'argent serait toujours là. Dormant derrière le mur. En attendant, lui serait loin. Il serait revenu le chercher plus tard. Bien plus tard. Il aurait attendu des mois. Peut-être plus longtemps encore. Et seulement à ce moment-là, il aurait pensé à l'argent. Il aimait cette idée surgie un peu par hasard.
Dès le départ, il savait qu'il ne fallait pas garder l'argent. L'argent, c'était à la fois le piège et la récompense. La récompense ne viendrait qu'après la victoire. Elle viendrait donc plus tard. Il pensait au départ que ce garage souterrain suffirait à son plan. Mais la première fois qu'il bascule la porte métallique du box numéro 105, il a un doute. Il reste là longtemps. Le lieu est isolé, certes. Le garage est au fond du parking, dans un coin presque un recoin. Mais il se dit qu'il ne pourra pas laisser l'argent ici. Il observe ce rectangle de quelques mètres carrés où il n'y a rien à observer. Une porte. Quatre murs. Cela ne fait pas un coffre-fort. D'autant que les policiers remonteraient forcément, tôt ou tard, jusqu'au garage. Il ne peut pas prendre ce risque. Il doit changer son plan. Entreposer l'argent ailleurs. Dans un endroit que rien ne relierait à lui. Il y pense, parce que c'est l'évidence. Et la prudence. Il se dit qu'il faudrait protéger ces billets. Que personne ne puisse y avoir accès. Sauf lui. Il pense au principe de la cage de Faraday pour isoler des ondes électromagnétiques. Il a appris ça quand il était électricien. C'était il y a longtemps. Maintenant, il est là, à réfléchir à tout ça, les yeux perdus dans la pénombre de ce box sans électricité. Il fixe le mur du fond. Une porte. Quatre murs. L'idée. Il va construire un cinquième mur. Un mur qui prendra la place du mur du fond. L'argent sera derrière. Et personne n'en saura jamais rien. Le box sera vide. Les policiers le fouilleront. Puis ils repartiront. Ils ne reviendront pas. Parce qu'on ne fouille pas deux fois un lieu vide.

Présentation de l'éditeur :

Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. À l’arrière de son véhicule, 11,6 millions d’euros enfermés dans des sacs. 
En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l’auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d’un mode opératoire sans arme ni violence, autour d’un butin d’un montant sans précédent. 
Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu’il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s’écrouler le plan qu’il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d’errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s’exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l’auteur depuis la prison, il parle. 
Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

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