Carnets de guerre (1914-1918)

Note moyenne 0
( 0 avis fournis par GoodReads )
 
9782259206556: Carnets de guerre (1914-1918)
Présentation de l'éditeur :

Un témoignage de plus sur la Première Guerre mondiale, par ceux qui l'ont vécue au jour le jour, alors que vient de disparaître le dernier poilu ? Non, car celui-ci est unique en son genre : c'est la guerre vue des bureaux de l'arrière, où l'on s'occupe du matériel et de la logistique des mouvements de troupe ; ce qui laisse à l'auteur de ce reportage quasi quotidien – tout au moins pendant trois ans, car la dernière année se passe réellement au front – toute latitude pour observer les faiblesses de l'organisation face à la formidable machinerie allemande, les inepties, parfois criminelles, de la bureaucratie ; mais aussi le comportement des appelés dans toute la diversité de ce gigantesque brassage social, les sourdes inimitiés comme la camaraderie la plus désintéressée, la couardise comme le courage. Beaucoup de temps aussi pour lire les journaux quotidiennement, s'irriter du bourrage de crâne, commenter la stratégie nationale et internationale. Écrites au fil de la plume, sans presque aucune rature, par un de ces fils de la IIIe République dont l'école permit à un jeune paysan franc-comtois de devenir un intellectuel profondément patriote et catholique engagé, très proche d'un Péguy, ces 900 pages frappent aussi par la qualité de l'écriture, capable de passer d'une hilarante scène de caserne aux réflexions les plus pénétrantes sur la nature du conflit, aux visions d'avenir, à la méditation sur ses propres conflits intérieurs. Saignée, ruinée, la France de 1918 a perdu, par coupable impéritie, la paix de Versailles ; 1940 et son " étrange défaite " trouve là une de ses explications. Préface de Jacques Marseille

Extrait :

Fin 1914
Notes de guerre

[8 ou 9 août 1914]
L'ordre de mobilisation. À Verne, le tambour sur la place, la pâleur angoissée d'Émilienne, les larmes des femmes, le silence des hommes qui se contiennent pour ne pas pleurer. La journée de moisson interrompue (9 heures du soir). Le retour des champs de ma mère. L'épouvante et les cris.
Le départ. L'adieu de Jules Curty, il embrasse fiévreusement tous ceux qu'il rencontre, vite, avec une voix étranglée. Le vide du village, le lundi matin.
À la gare. Le calme résigné de tous ces hommes qui ont quitte leurs femmes, leurs enfants, leurs moissons, leur maison, avec le sentiment que la guerre les fauchera tous -et pourtant ils craignent d'être en retard d'une heure, ils se pressent vers le tram. L'au revoir de mon frère Louis, il ne parle ni ne pleure, mais dans ses yeux je lis tout le regret d'abandonner à mi-oeuvre le relèvement si bien commencé du foyer. Pauvre Louis.
À Besançon. La ville grouille d'hommes, les femmes semblent résignées et calmes. À la caserne, la longue attente. Les hommes sont rongés par l'ennui, l'attente. Ils veulent être vite et tous habillés, et partir.

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Acheter D'occasion Afficher le livre
EUR 12,49

Autre devise

Frais de port : EUR 8
De Allemagne vers Etats-Unis

Destinations, frais et délais

Ajouter au panier

Meilleurs résultats de recherche sur AbeBooks

1.

Annie Coeurdevey; Edouard Coeurdevey; Jean-Rémi Clausse
ISBN 10 : 2259206557 ISBN 13 : 9782259206556
Ancien(s) ou d'occasion Quantité : 2
Vendeur
medimops
(Berlin, Allemagne)
Evaluation vendeur
[?]

Description du livre État : good. 1061 Gramm. N° de réf. du libraire M02259206557-G

Plus d'informations sur ce vendeur | Poser une question au libraire

Acheter D'occasion
EUR 12,49
Autre devise

Ajouter au panier

Frais de port : EUR 8
De Allemagne vers Etats-Unis
Destinations, frais et délais