Nathalie Rheims Laisser les cendres s'envoler

ISBN 13 : 9782290074091

Laisser les cendres s'envoler

Note moyenne 4
( 8 avis fournis par GoodReads )
 
9782290074091: Laisser les cendres s'envoler
Revue de presse :

L'ouvrage est si finement tissé que le lecteur n'en a cure. La sorcière et sa méchanceté bonasse, l'artiste peintre et ses oeuvrettes ruineuses, l'oncle élégant qui comprend tout, mais ne répond de rien, la mère faible et amoureuse, la fille obstinée qui veut jouer les Don Quichotte... On se familiarise avec des personnages attachants. Ils sont les héros d'un roman sans temps mort, sensible, mais qui évite l'écueil de la sensiblerie. (Jérôme Béglé - Le Point du 20 juillet 2012)

La fille de Maurice Reims brosse un portrait savoureux de la famille Rothschild et évoque, avec un mélange de rage et de mélancolie, ses relations avec sa mère. "J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans [...] Je l'avais perdue bien avant qu'elle ne meure et, dès qu'elle traverse mes pensées, mes souvenirs deviennent des ombres chinoises..." Les premières lignes de Laisser les cendres s'envoler sont étincelantes. Pour évoquer sa mère, inspiratrice de son 14e roman, Nathalie, la fille de Maurice Rheims a assurément trouvé le ton, mêlant mélancolie, rage, pudeur et effronterie. (Marianne Payot - L'Express, août 2012)

Trouver le ton juste, la bonne distance, le point de vue approprié, sans taire sa douleur, sans préserver ceux qui vous ont fait du mal, et sans se mentir. Nathalie Rheims réussit cette prouesse dans un livre autobiographique plein de pudeur et de détermination. (Marine Landrot - Télérama du 19 septembre 2012)

Issue de l'une des branches de la dynastie Rothschild, la jeune fille a d'abord vécu avec une mère mondaine et un père toujours absent avant que, vers ses 13 ans, le maître d'hôtel ne lui annonce que sa mère était partie, sans prendre la peine de le lui dire...
Dès lors, l'enfant ne cessera de feindre l'indifférence froide, l'oubli, " le désengagement le plus total ", comme si masquer sa douleur pouvait l'annuler. Devenue écrivain, elle n'évoquera jamais, même de façon détournée, sa mère, jusqu'à ce que l'écriture de Laisser les cendres s'envoler s'impose à elle : conçue comme une enquête généalogique, le livre cherche dans les lois de son milieu ce qui a pu conduire la mère à délaisser sa fille pour un artiste qui a tout d'un imposteur. L'écriture tangue ainsi entre le reproche, l'explication et la justification. Elle s'efforce néanmoins de rester aussi clinique que possible pour contenir sa colère et son dépit, et finir par accepter que cette inconséquence maternelle ait opportunément rendu libre une enfant que tout prédestinait à hériter de la fortune, mais surtout de l'étroitesse d'une famille où ne règne que " la fraude des sentiments ". (Florence Bouchy - Le Monde du 25 octobre 2012)

Extrait :

J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais, lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion. Tout reste plat comme une mer gelée, pas un seul petit frémissement à la surface de l'eau. Quand je pense à elle, il ne se passe rien.

Je l'avais perdue bien avant qu'elle ne meure et, dès qu'elle traverse mes pensées, mes souvenirs deviennent des ombres chinoises même si, parfois, un instant apparaît dans le vide, un éclat du passé semblable à du verre, fragile et transparent.

Je devrais m'en vouloir, me sentir coupable, éviter de poser ces questions sans réponse et qui resteront à jamais lettre morte. Mais, en même temps, ce qui m'attire, ce qui me pousse vers l'avant, au risque de me faire trébucher, c'est ce néant surgissant dès que je pense à elle.

Le rien de cette relation est devenu chez moi aussi profond que l'absence de désir d'enfant. Impossible de m'imaginer donnant la vie. À sa façon, ma mère s'est enfuie avec la mienne, me laissant sans recours face au froid qui s'installe à sa seule pensée.

Une cantate de Bach, la 51e, chantée par Suzanne Danco. C'est par là que je peux commencer, tenter d'attraper quelques bribes de ce que nous avons vécu elle et moi. En l'écoutant me revient l'image de ce gramophone posé sur une table, puis la sonorité nostalgique de ce disque de vinyle égrainant son léger grésillement, derrière lequel étincelait la voix si pure de la cantatrice.

J'avais neuf ans. À ce moment-là j'aimais encore ma mère. Quand ai-je perdu sa trace ? Par quelle tourmente le brouillard est-il venu tout recouvrir ?

Dans ma famille, tout le monde s'est toujours tu, comme si parler était indécent, comme si les mots étaient des injures. La bienséance, la bonne éducation s'accompagnaient forcément d'un épais silence. Parler oui, mais pour ne rien dire. Bavarder plutôt, de tout et de rien. À la question «Comment vas-tu ?», ne jamais- s'écarter de la seule réponse possible : «Très bien.» Dire que j'allais mal, que des doutes pouvaient me torturer, c'était inconcevable.

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Nathalie Rheims
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Nathalie Rheims
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