Le Troisième Temple - Couverture souple

Sarid, Yishaï

 
9782330092627: Le Troisième Temple

Synopsis

Le Troisième Temple, c’est celui qui doit être reconstruit à la fin des temps, quand le Messie arrivera, que les morts ressusciteront et que la paix la plus absolue régnera sur le monde. Telle est la croyance traditionnelle juive : un horizon d’utopie, un messianisme sous forme d’attente et de promesse.

Inaugurant un genre qu’on pourrait qualifier d’anticipation biblique, et sous les atours du conte cauchemardesque, l’auteur du «Poète de Gaza »imagine la reconstruction de ce troisième temple, pour mieux en prophétiser la destruction.

Dans un avenir au goût de retour en arrière, après l’éradication de la ville de Tel-Aviv par l’ennemi amalécite, le peuple d’Israël revient au Livre au pied de la lettre et court à sa perte. À travers le sidérant récit du fils infirme du roi, sourd aux avertissements d’un ange qu’il prend pour le diable, se joue l’éternel combat de la foi en Dieu et de la confiance en l’homme.

Hypnotique dans sa restitution des rituels, saisissant dans le jusqu’au-boutisme de l’engrenage, «Le Troisième Temple »est une expérience de lecture extrême. Parce qu’une certaine frange minoritaire de la droite dure israélienne prône actuellement ce retour aux sources bibliques, parce qu’il n’exagère finalement rien et se contente de déplier l’utopie dans le détail, le roman de Yishaï Sarid, entre charge politique et démonstration par l’absurde, peut se lire comme l’avertissement inquiet d’un observateur contemporain dont la mémoire est le gouvernail.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

À propos des auteurs

Né en 1965 à Tel Aviv, Yishaï Sarid a étudié le droit à Jérusalem et à Harvard.
Il a travaillé au bureau du procureur pour les affaires criminelles avant de devenir
avocat dans un cabinet privé. Il est le fils de Yossi Sarid, figure universellement respectée de la gauche israélienne, disparu en 2015.
Le Poète de Gaza (Actes Noirs), son deuxième roman et le premier traduit en
France, a reçu le grand prix de Littérature policière ainsi que le prix de la SNCF
en 2011. Le Troisième Temple, paru en 2018 chez Actes Sud, a été lauréat du
Bernstein Prize 2016 en Israël.



Écrivain, lauréate du prix de littérature Alberto-Benveniste en 2014 pour l’ensemble de son travail, traductrice de l’hébreu et du turc, Rosie Pinhas-Delpuech est l’auteure d'Insomnia, une traduction nocturne (Actes Sud, “un endroit où aller”, 1998), Suites byzantines (Bleu autour, 2003), Anna. Une histoire française (Bleu autour, 2007), L’Angoisse d’Abraham (Actes Sud, “un endroit où aller”, 2016), Le Typographe de Whitechapel (2021) et Naviguer à l'oreille (2024).

À propos de la quatrième de couverture

Le Troisième Temple, c’est celui qui doit être reconstruit à la fin des temps, quand le Messie arrivera, que les morts ressusciteront et que la paix la plus absolue régnera sur le monde. Telle est la croyance traditionnelle juive : un horizon d’utopie, un messianisme sous forme d’attente et de promesse.

Inaugurant un genre qu’on pourrait qualifier d’anticipation biblique, et sous les atours du conte cauchemardesque, l’auteur du «Poète de Gaza »imagine la reconstruction de ce troisième temple, pour mieux en prophétiser la destruction.

Dans un avenir au goût de retour en arrière, après l’éradication de la ville de Tel-Aviv par l’ennemi amalécite, le peuple d’Israël revient au Livre au pied de la lettre et court à sa perte. À travers le sidérant récit du fils infirme du roi, sourd aux avertissements d’un ange qu’il prend pour le diable, se joue l’éternel combat de la foi en Dieu et de la confiance en l’homme.

Hypnotique dans sa restitution des rituels, saisissant dans le jusqu’au-boutisme de l’engrenage, «Le Troisième Temple »est une expérience de lecture extrême. Parce qu’une certaine frange minoritaire de la droite dure israélienne prône actuellement ce retour aux sources bibliques, parce qu’il n’exagère finalement rien et se contente de déplier l’utopie dans le détail, le roman de Yishaï Sarid, entre charge politique et démonstration par l’absurde, peut se lire comme l’avertissement inquiet d’un observateur contemporain dont la mémoire est le gouvernail.

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.