MARIE L'INSOUMISE

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9782357200913: MARIE L'INSOUMISE
Extrait :

Arnaud d'Anthéron, ambassadeur du pape à la cour de France, était inquiet. Impossible de détacher son regard d'une cassette cerclée d'or. Qui l'avait déposée, en son absence, sur la table de sa chambre, avec un billet en lettres fines : «À bientôt. J'aurai besoin de vous.» ? Il ne pouvait s'agir, selon lui, que de la reine Marie, encore que l'écriture tremblante suscitât quelque doute dans son esprit. Soumise au sévère protocole du deuil royal, la veuve de François II, souverain déjà oublié, ne quittait ses appartements du château d'Amboise que pour visiter Arnaud, qui logeait, avec l'accord de la régente Catherine, dans la tour ronde de cette résidence inachevée. Marie savait pourtant qu'à la Cour on tenait sur elle des propos souvent peu aimables. Ne l'accusait-on pas de n'avoir jamais rempli ses devoirs de reine ?

Arnaud d'Anthéron, lui, n'en doutait pas : la jeune bru de Catherine de Médicis avait sincèrement pleuré l'époux qu'on lui avait imposé pour sceller l'alliance entre l'Ecosse et la France. Le destin avait été plus rapide que toutes les rumeurs courant le royaume : on savait, à 17 ans, François, le frère d'Henri II, de santé fragile, mais nul n'aurait imaginé qu'après une randonnée dans la forêt d'Orléans, par un temps froid et humide, il mourrait le 5 décembre 1560, à 5 heures du soir. Trois jours plus tard, il devait fêter le dix-huitième anniversaire de Marie. On l'appelait «l'Écossaise», lui ne se lassait pas de répéter que sa beauté, son élégance, sa jeunesse épanouie, sa finesse d'esprit, tout en elle faisait qu'il l'aimait au-delà des raisons politiques. Dès leur première rencontre, il n'avait pu dominer son trouble. Marie Stuart et François : un mariage d'amour assez inhabituel dans les cours de la chrétienté. Chaque fois qu'il revenait d'une partie de chasse, il se précipitait dans ses appartements : il ne pouvait se passer d'elle. En peu d'années, éloignée de son Écosse natale, elle avait appris à aimer la France ; elle en parlait sans difficulté la langue.

Dès son arrivée, Marie s'était vu imposer par la reine mère Catherine la présence d'Arnaud d'Anthéron. Ce gentilhomme, aisé sans être vraiment riche, possédait des terres en Provence ; il avait su conquérir par l'ardeur de sa foi l'estime du légat de Jules II en Comtat Venaissin, terre pontificale. Quoiqu'il fût laïc, le pape lui avait accordé le titre d'ambassadeur auprès de la régente, au sujet de laquelle on murmurait, ce qui déplaisait fort à ses rivaux, la puissante famille de Guise, qu'elle cherchait, afin d'éviter une guerre religieuse, à s'attirer l'estime des huguenots. Héritière des Médicis, élevée à Rome dans l'entourage du pape, n'aurait-elle pas dû les combattre impitoyablement ? Par nature, elle demeurait indifférente à ceux qui contestaient son autorité.

Présentation de l'éditeur :

Peu de monarques, depuis quatre siècles, attirent encore autant la sympathie, non seulement de l'opinion publique, mais aussi des historiens, dramaturges, musiciens, cinéastes, que Marie Stuart. Parce qu'on lui a tranché la tête sur le billot ? C'est un problème non résolu qui est posé dans ce roman où les personnages de fiction participent de l'ambiguïté historique. Un roman dont la trame est construite autour de la relation que "Marie' entretint avec son amant de jeunesse, le Français Arnaud d'Anthéron... qui la suivit secrètement en Écosse. Marie Stuart deux fois reine : de France d'abord, elle épouse François II, mort à 19 ans, et d'Écosse ensuite, où elle souleva l'hostilité des puissants Lords protestants. Les querelles religieuses ne justifiaient pas qu'elle fit assassiner son deuxième mari et prit pour troisième époux un criminel peu vertueux, faiseur d'intrigues, le comte Bothwell. A-t-elle aussi comploté contre sa cousine Elizabeth Ière d'Angleterre, qui l'enferma vingt-deux ans dans la Tour de Londres et la jeta au bourreau avant que la postérité n'en fasse une martyre, voire un mythe ? Avant que la hache du bourreau ne lui tranche le col, elle aurait dit : " En ma fin est mon commencement ", paroles prophétiques que ce roman confirme, avec pour héroïne une reine à la fois troublante et attachante.

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