Entrer dans l'écrit avec la littérature de jeunesse

 
9782710118275: Entrer dans l'écrit avec la littérature de jeunesse
Présentation de l'éditeur :

La littérature de jeunesse est une des branches les plus dynamiques et inventives de l'édition. Utilisée depuis longtemps en classe par certains enseignants, elle est aujourd'hui reconnue comme un outil pédagogique infiniment précieux à l'usage duquel doivent se former tous les professeurs d'école.
À travers elle, l'enfant peut entrer dans l'écrit... parce qu'elle l'interpelle et, en même temps, lui permet d'accéder au symbolique, parce qu'elle lui parle et l'invite à devenir progressivement un «être de paroles». À travers elle, l'élève devient progressivement un vrai lecteur, capable de comprendre un récit et de prendre plaisir à sa lecture, capable d'attention et d'imagination, capable de discernement esthétique.
Mais, pour autant, l'usage de la littérature de jeunesse ne peut se mettre en place sans une réflexion pédagogique : que donner à lire à telle ou telle classe ? Comment s'y prendre pour utiliser les albums ? Quels dispositifs utiliser ? Comment articuler la littérature de jeunesse avec les autres activités et apprentissages de La classe ? Peut-on, grâce à elle, développer des compétences dans le domaine de l'écriture ? Comment susciter un rapport autonome au livre ? Autant de questions qui nécessitent une préparation solide appuyée sur des travaux de recherche.

Le présent ouvrage, réalisé par une équipe qui travaille sur cette question depuis trente ans, présente, pour la première fois, une synthèse de ce qu'il faut savoir sur l'usage scolaire de la littérature de jeunesse. Il analyse d'abord le développement de celle-ci et ses enjeux, montre son impact sur les comportements langagiers des enfants. Il précise ta place des pratiques de lecture au sein de la famille et de l'école, en articulation avec l'usage des technologies de la communication... Dans la deuxième partie, il aborde très précisément les conditions du bon usage pédagogique de la littérature de jeunesse et, cela, de la maternelle à la fin de l'école primaire. S'ouvrent, alors, des perspectives nouvelles : la littérature de jeunesse n'est pas seulement un «supplément d'âme» ou un «apport culturel complémentaire», mais bien un outil privilégié pour permettre à tous les élèves d'entrer dans l'intelligence de la langue, dans ce qu'elle a de proprement humain. Avec ses nécessaires apprentissages techniques et sa dimension symbolique, tout aussi nécessaire.
Autant dire qu'au-delà de la seule question de la littérature de jeunesse, c'est un vrai projet pédagogique pour l'école primaire qui nous est présenté ici.

Extrait :

C'est en lisant qu'on devient liseron...» Cette variante oulipienne du proverbe «c'est en forgeant qu'on devient forgeron» illustre bien, à double titre, la thématique abordée ici. D'abord parce que le jeu de langage initié par Queneau nous inscrit dans l'essence même de la littérature, créative et surprenante. Mais aussi parce que ce faux proverbe résume bien une certaine idée de l'apprentissage : c'est en faisant l'expérience de situations de lecture réelles qu'on peut véritablement devenir lecteur. Les écrits fonctionnels (affiches, journaux, publicités, emballages...) médiatisent un premier type de rencontre signifiante, inscrivant la langue écrite dans sa réalité concrète, sociale. La littérature de jeunesse constitue une deuxième source d'écrits authentiques, sans doute beaucoup plus proche de l'enfant parce qu'elle lui permet d'aborder un univers sensible qui l'interpelle intimement et qui pourtant s'inscrit dans une culture commune, largement partagée dans notre société.

Mais d'abord, en quoi l'utilisation de textes littéraires dès les premières rencontres de l'enfant avec l'écrit est-elle légitime, en particulier pour les adultes médiateurs potentiels de la littérature de jeunesse, parents et enseignants ? Dans nos pays industrialisés, les personnes qui n'apprennent pas à lire (les analphabètes) et celles qui apprennent trop peu ou mal (les illettrés) sont relativement peu nombreuses. Du côté des parents, la majorité se souvient avoir appris sans grande difficulté avec des méthodes classiques de mise en relation entre les lettres et les sons (ou les syllabes). Si les albums sont présents dans beaucoup de familles et les échanges nombreux, essentiellement sur un mode affectif, l'usage d'écrits littéraires à l'école est plutôt considéré comme un luxe agréable, un supplément d'âme, mais pas vraiment comme une nécessité. Pour les enseignants, c'est un peu plus compliqué. En effet, depuis plusieurs décennies, ils sont engagés dans un débat qui n'a qu'un très lointain rapport avec la littérature de jeunesse.

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