A LA TABLE DES SEIGNEURS, DES MOINES...DU MOYEN AGE

 
9782737353154: A LA TABLE DES SEIGNEURS, DES MOINES...DU MOYEN AGE

L'auteur nous entraîne dans un univers d'une éblouissante richesse sensorielle et symbolique. Le style d'alimentation du mangeur médiéval devait impérativement être conforme à son rang social. C'est pourquoi, en nous penchant sur les tables du Moyen Âge, nous en apprenons beaucoup sur la société de l'époque, sur son organisation et ses activités économiques, sur ses normes culturelles et sa symbolique. De nombreuses anecdotes, des révélations surprenantes sur l'univers culinaire français au Moyen-Âge sont ainsi détaillées. Plus de 180 illustrations (surtout des enluminures).

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Extrait :

Trois groupes sociaux aux régimes alimentaires contrastés : bellatores, oratores et laboratores

La période que l'on désigne sous le nom de «Moyen Age» couvre un millénaire entier (de la fin du V siècle jusqu'aux dernières années du XVe siècle). Au cours de ces mille ans d'histoire, l'alimentation des populations européennes n'a pas été, loin s'en faut, immuable. Mais, à côté des évolutions et des changements qui se sont opérés, certains comportements ou attitudes vis-à-vis de la nourriture n'ont pas varié d'un pouce. C'est le cas, par exemple, de cette conviction, partagée du début à la fin de la période médiévale par tous les membres de la société : le style d'alimentation d'une personne doit impérativement être conforme a son statut social. Les nourritures et boissons consommées ainsi que les manières de manger doivent afficher clairement, aux yeux de tous, le rang occupé par chacun dans la société. Le type d'alimentation constitue donc un puissant «marqueur social» et un élément de distinction entre les différents groupes qui forment la société. A la différence du consommateur d'aujourd'hui, relativement autonome dans ses choix alimentaires, le mangeur du Moyen Age est contraint de suivre un «modèle alimentaire» particulier, défini en fonction de son appartenance à l'un des trois «ordres» constituant la société médiévale.
A partir du IXe siècle, i conçue comme un système tripartite où se côtoient oratores (ceux qui prient), bellatores (ceux qui combattent) et laboratores (ceux qui travaillent). Ces trois groupes sont complémentaires : les prêtres et les moines prient pour le salut de l'âme de leurs frères chrétiens, les guerriers (les nobles) protègent la société et les travailleurs de la terre ont pour rôle de la nourrir. Des cette époque, émerge une norme alimentaire fondamentale : il faut manger «selon sa qualité», c'est-à dire selon le groupe social auquel on appartient. Oratores, bcllatores et laboratores vont alors se distinguer sur plusieurs aspects. Tout d'abord par les quantités de nourriture consommées : le noble doit manger plus que le paysan ; le moine, a contrario, doit taire preuve d'une grande- frugalité, fa distinction porte ensuite sur le type et la qualité des aliments ingérés : la viande est l'aliment aristocratique par excellence tandis que les légumes et les légumes secs sont «réservés» aux pauvres. Le mode de préparation culinaire diffère également : les puissants privilégient le rôti et le grillé alors que le bouilli caractérise l'alimentation paysanne.

Présentation de l'éditeur :

En nous invitant à découvrir la table au Moyen Âge, Éric Birlouez nous entraîne dans un univers d'une éblouissante richesse sensorielle et symbolique. A la table des seigneurs, les plats étaient parfois colorés en jaune orangé ou en rouge vif. Ils étaient généreusement assaisonnés de coûteuses épices aux subtils arômes. Certains mets présentaient un degré de raffinement inouï, tels ces cygnes au bec et aux pattes dorés à l'or fin, servis revêtus de leurs plumes et avec les ailes déployées. Le festin médiéval était un spectacle «total», qui se déroulait selon un rituel très codifié et qu'agrémentaient musiciens et conteurs, jongleurs et acrobates.
Cet ouvrage nous parle aussi du pain et des bouillies de céréales, des humbles légumes et des modestes plats de fèves. C'est-à-dire de la nourriture des pauvres... qui constituaient les neuf dixièmes de la population ! Il évoque également l'alimentation des moines et nous rappelle que l'Église imposait, aux religieux comme aux laïcs, la stricte alternance des jours «gras» et des jours «maigres». Le style d'alimentation du mangeur médiéval devait impérativement être conforme à son rang social. C'est pourquoi, en nous penchant sur les tables du Moyen Âge, nous en apprenons beaucoup sur la société de l'époque, sur son organisation et ses activités économiques, sur ses normes culturelles et sa symbolique.

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ERIC BIRLOUEZ
Edité par OUEST-FRANCE (2011)
ISBN 10 : 2737353157 ISBN 13 : 9782737353154
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