Théologie morale fondamentale tome 5 - Les péchés

 
9782740314265: Théologie morale fondamentale tome 5 - Les péchés
Extrait :

«Detestor et abominor omnia et singula peccata mea et omnium aliorum commissa ab initio mundi usque in hanc horam et deinceps usque ad finem mundi commitenda ; et, si possem, impedirem per gratiam Dei quam supplex invoco».

«Je déteste et j'exècre tous et chacun de mes péchés, et tous ceux qui ont été commis depuis les commencements du monde et seront commis jusqu'à la fin du monde ; et, si je le pouvais, je les empêcherais avec la grâce de Dieu que j'invoque en suppliant».

Une même science porte des contraires : la logique porte sur le vrai et le faux des propositions, la médecine sur la santé et la maladie, la métaphysique considère l'être et le non-être ; la même science morale étudie le bien et le mal dans les actions, les vertus et les vices. Saint Thomas le note dès ses Prologues en lien à la béatitude :
«Ce que nous avons d'abord à considérer, c'est la fin ultime de la vie humaine. On devra se demander ensuite par quels moyens l'homme parvient à cette fin ou s'en détourne (de his per quae homo ad hunc finem pervenire potest, vel ab eo deviare), car c'est d'après la fin qu'on doit se faire une idée des moyens qui y conduisent» (Prol. Ia-IIae 1).
«Puisque certains actes sont nécessaires pour parvenir à la béatitude, il faut étudier maintenant les actes humains, pour savoir quels sont ceux qui nous la font atteindre et ceux qui nous en interdisent l'accès (ut sciamus quibus actibus perveniatur ad beatitudinem, vel impediatur beatitudinis via)» (Prol. Ia-IIae 6).
L'objet formel quod de la science morale est la moralité et la première distinction de la moralité est en bonté et malice : considérer la malice des actes est donc capital en théologie morale, même si l'étude de la bonté et du bien y a la priorité. Une décadence de la casuistique a relégué dans l'ombre les vertus pour ne presque considérer que les péchés : il convient de traiter les deux mais chacun à sa place. Pour allier équilibre et clarté, nous suivrons toujours saint Thomas, selon le conseil du dernier concile (OT16), car
«Dans ce traité [des vices et des péchés], saint Thomas est admirable, aussi bien d'érudition que de clarté d'exposition». L'habitude entraîne l'automatisme, l'habitus facilite l'acte par son côté volontaire : il accroît la domination de la volonté sur les facultés qu'il rend plus dociles. Si le vertueux est affermi dans le bien, les habitus mauvais étayent dans le mal, ce qui est beaucoup plus grave qu'une mauvaise habitude, car il y a ici complaisance et choix préalable.
La vertu tend à la perfection de l'acte bon (ex intégra causa). De son côté, le vice tend non seulement à un acte mauvais par un aspect (ex quocumque defectu) mais à la perfection de l'acte mauvais, c'est-à-dire au «péché de malice» pleinement et librement choisi.

Présentation de l'éditeur :

Les actes qualifient la personne par les habitus, facilités d'agir, soit en bien soit en mal. Les vices sont les habitus mauvais qui, par les péchés (actes mauvais), rendent difficile l'accès à la béatitude éternelle. « Rétablir un juste sens du péché, c'est la première façon d'affronter la grave crise spirituelle qui pèse sur l'homme de notre temps. » (Jean-Paul II) Qu'est-ce que le péché ? Comment s'oppose-t-il à Dieu qui est immuable ? Ne détruit-il pas aussi l'homme en un suicide spirituel ? Pour avouer ses fautes (confession) et prendre de fructueuses résolutions, il faut distinguer les formes de péchés, déterminer leur siège (est-il seulement la volonté, ou aussi la raison, la sensualité ?), reconnaître leurs causes intérieures (ignorance, faiblesse, malice) et extérieures (Dieu, le démon, l'homme). Le péché entraîne-t-il au péché ? Le péché diminue l'inclination naturelle à la vertu ; il tache l'âme ; fait contracter une dette de peine ; blesse tous les hommes (la solidarité dans le péché est le revers de la Communion des saints) et a des conséquences sociales (le « péché social » et les structures de péché », notions renouvelées par Jean-Paul II). Parmi les effets du péché, maladie de la personne, capitale est la distinction entre le péché mortel (qui détourne de la fin ultime de Dieu et tue l'âme) et le péché véniel (désordre quant aux moyens, il la blesse). Il faut prouver l'existence du péché mortel, préciser ses conditions, souligner la malice de tout péché véniel. Enfin, la CONVERSION est la réponse de l'homme pécheur à l'appel de la Miséricorde divine.

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Abbé Perrenx
Edité par Pierre Tequi Editeur (2008)
ISBN 10 : 2740314264 ISBN 13 : 9782740314265
Neuf(s) Quantité : 3
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Gallix
(Gif sur Yvette, France)
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Description du livre Pierre Tequi Editeur, 2008. État : Neuf. N° de réf. du libraire 9782740314265

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