Jean-Marc Besse Voir la Terre

ISBN 13 : 9782742728282

Voir la Terre

Note moyenne 3
( 1 avis fournis par GoodReads )
 
9782742728282: Voir la Terre
Revue de presse :

Philosophe, Jean-Marc Besse travaille en épistémologie de la géographie. La question du paysage est depuis longtemps au centre de ses préoccupations. Inutile de dire que les six essais réunis ici s’adressent plutôt à l’érudit. Pourtant, chacun devrait pouvoir y trouver matière à de vigoureuses méditations personnelles. D’autant que la question posée dans cet ouvrage n’est pas tant adressée au paysage, qu’ouverte à partir de lui, suscitée par l’expérience que l’on peut en faire au hasard de ses promenades. Il s’agit donc d’une rencontre avec lui, mettant à l’épreuve nos catégories de pensée, et en jeu les représentations que nous nous en forgeons.
Très pertinemment, cette série d’essais s’ouvre sur la célèbre Lettre de Pétrarque, relatant son ascension du Mont Ventoux. Un texte que l’on dit volontiers fondateur de notre relation au paysage, comme contemplation désintéressée. Mais est-ce si sûr ? Besse en doute et, dans son argumentation serrée, nous montre combien nous nous sommes égarés à son propos. S’il faut chercher un fondement au regard moderne du paysage, c’est dans Rousseau, plutôt que Pétrarque, qu’il nous encourage à le chercher. Mieux : dans Simmel qui avait parfaitement compris le sens du sentiment d’arrachement au Tout, accompagnant l’individuation des formes de vie dans la modernité occidentale. Ailleurs absolu ou altérité intérieure, le paysage ouvre un clair-obscur dans la conscience humaine, sur lequel il n’est pas vain de se pencher.-- Joël Jégouzo-- -- Urbuz.com

Quatrième de couverture :

Il y a une violence du paysage. Cette violence, que le philosophe allemand Georg Simmel identifiait avec l'expérience de l'arrachement au sentiment d'appartenir à un Tout, accompagne inévitablement l'individualisation des formes de la vie dans la culture des sociétés modernes. Cette violence muette ne constitue pas, pourtant, la signification ultime du paysage. Il faut considérer au contraire cette distance soudain prise face au monde comme la condition d'une possibilité nouvelle de l'existence humaine, et plus précisément d'une figure nouvelle des rapports de l'homme avec le monde. Car le paysage n'est pas seulement une entité close sur elle-même. Du sein de cette clôture, la question des relations avec une réalité plus vaste reste posée. Le paysage est hanté par l'infini, et peut-être, au fond, cette hantise, cette présence débordante de l'infini dans le fini, est-elle le ressort le plus intime de l'expérience paysagère. Les six essais qui composent ce livre suivent le développement de cette dialectique dans la culture moderne littéraire et scientifique. Elle s'exprime sous différentes figures : littéraire, philosophique, artistique et aussi scientifique. Elle prend des noms différents : la curiosité, la conversion, l'intuition, le symbole, la physionomie, la présence... Chaque fois, cependant, on tente d'y apercevoir et d'y penser un unique problème, qui pourrait être formulé finalement ainsi : comment est-il possible d'habiter l'espace ? Qu'est-ce qu'une vie qui prend la forme de l'espace, et que doit-elle accomplir pour ne pas y sombrer ?

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