El Greco : Le crétois de Tolède

 
9782746831292: El Greco : Le crétois de Tolède
Extrait :

Le Crétois de Tolède

Domenikos Theotokópoulos ou Domenico Theocópuli, suivant la forme qu'il a lui-même adoptée par la suite, sera connu surtout sous le nom d'El Greco (Le Grec), vocatif mi-espagnol mi-italien, qu'il garda durant tout son séjour en Espagne.
Sa vie, dans les trois foyers du nord de la Méditerranée avait suscité de nombreuses légendes. Son art, synthèse de l'art byzantin et du maniérisme renaissant avait rajouté à ce mystère. El Greco n'est pourtant plus aujourd'hui le personnage énigmatique que les artistes et les écrivains avaient découvert en anticipant sur les patientes recherches des historiens de l'art occidental.
La fortune critique réunie ici, montre l'évolution du regard porté sur ce grand peintre maniériste, mystique et visionnaire à la fois.
Aujourd'hui, grâce à de nombreuses études, essentiellement en Europe et aux États-Unis, nous pouvons nous appuyer avec certitude sur des documents datés qui complètent les rares sources existantes.

La Crète natale

La date de la naissance du peintre en 1541 à Candie, aujourd'hui Héraklion, est admise par la plupart des historiens de l'art.

Le peintre déclara le 31 octobre puis le 4 novembre 1606, lors d'une controverse au sujet d'une commande de tableau avec l'Hôpital de la Caridad à Illescas près de Madrid, qu'il avait soixante-cinq ans.

Le village de Fodele situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la capitale crétoise, revendique son de lieu naissance. Un musée lui est même dédié mais aucun document écrit ne vient étayer cette hypothèse.

El Greco a été formé à Candie où il est reçu comme maître-peintre d'icônes dans la tradition byzantine orthodoxe. Un acte dressé dans la capitale de l'île par le notaire Michel Maras confirme ce statut de peintre dès 1566 ; il est alors âgé de 25 ans. Trois autres sources écrites retrouvées en Crète, confirment ce statut, notamment le document retrouvé en 1962 par l'historien d'art Mertzios, daté du 6 juin 1566, où il appose sa signature au bas d'un acte notarié en y inscrivant de sa main : Maistro Menegos Theotokópoulos, Sgourafos : Maître Domenikos Theotokópoulos, peintre.

La notoriété crétoise

Le 26 décembre 1566, d'après un document publié par Maria Konstantudaki, le peintre est toujours présent à Candie et il est autorisé à présenter en loterie un tableau à fond doré comme l'exige la tradition, représentant «La Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ», au prix que fixeront les experts. Le lendemain, le 27 décembre, le Pope Giani de Froseco et le grand peintre vénéto-crétois Giorgio Klotzas estiment respectivement le tableau à 70 et 80 Ducats, la monnaie d'or frappée par la Sérénissime... Cette somme est très élevée pour le lieu et pour l'époque ; elle nous renseigne sur la reconnaissance précoce du travail et de l'oeuvre de jeunesse du peintre.

Il est possible que Domenikos Theotokópoulos se soit marié en Crète et qu'il ait reçu les ordres puisque dans la tradition orthodoxe grecque les peintres d'icônes ont droit à une épouse. Cependant aucun document de baptême, de mariage ni de conversion n'a été découvert à ce jour et les hypothèses avancées divergent : les historiens grecs le rattachent à la tradition orthodoxe, les Anglais, les Italiens et les Espagnols au catholicisme romain. Le rite chrétien oriental étant bien implanté dans l'île depuis l'arrivée des Vénitiens et contrairement à ce qui se passe sur le continent, le christianisme romain et le christianisme orthodoxe coexistent sans problème. Les fidèles des différentes églises sont égaux en droit et en devoir devant les autorités religieuses de la Sérénissime.

(...)

Présentation de l'éditeur :

Cet ouvrage d'art, bien documenté et clair, met en lumière l'oeuvre d'un artiste peintre maniériste, l'un des plus étonnants que la peinture et l'occident aient porté, à l'heure où se couchait le soleil de la Renaissance italienne...
El Greco, le Crétois de Tolède, a exprimé au coeur même de l'Espagne mystique, avec une vision héritée des moines peintres de Candie et de la peinture italienne mêlée à un sens monumental et très personnel de la composition et de la couleur, la ferveur de la Contre-Réforme catholique.

Richard Aboaf Plasticien
Professeur d'expression plastique et d'histoire des arts

Préface de Jean-Michel Koch
Inspecteur Pédagogique Régional - Inspecteur d'Académie en arts plastiques et en histoire des arts

Avec le soutien de l'ORT Strasbourg

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1.

Collectif; Richard Aboaf
Edité par Editions du Signe (2014)
ISBN 10 : 2746831295 ISBN 13 : 9782746831292
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(ERCUIS, France)
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Description du livre Editions du Signe, 2014. État : D'occasion - Comme Neuf. EXPEDITION SOUS 48 H / EMBALLAGE BULLEPACK. N° de réf. du libraire GM 29 558

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