Kaïné - Kaori Yuki Collection N° 3

Note moyenne 3,84
( 198 avis fournis par GoodReads )
 
9782759501694: Kaïné - Kaori Yuki Collection N° 3
Revue de presse :

"Comme toujours, tu as brisé la promesse que tu m’avais faite … Le sourire aux lèvres …"

Encore un One-Shot de Kaori Yuki sorti chez Tonkam … Que faire, l’acheter ou ne pas l’acheter ? Pour les fans, c’est indéniable : Kaïné doit faire partie de leur collection, certains ne se posent même pas la questions. Et les autres, alors ? Ceux qui apprécient l’auteur sans avoir adoré Vampire Host ou Fairy Cube … Il est vrai que la part de déception en lisant ces derniers a été de mise. On attendait mieux de la mangaka réputée. Pourtant, Kaïné n’est pas si récent, puisqu’il a été créé entre les mains de Yuki à l’époque d’Angel Sanctuary … Et, si le dessin récent de cette dernière a beau être meilleur, ou du moins plus assuré et soigné dans les détails, les derniers OS parus paraissent témoigner de la moindre qualité des scénarios actuels … Pourtant on peut citer l’idée révolutionnaire de Ludwig et le subtil Parfum de Kaori Yuki, deux œuvres qui nous convaincront sans hésitation de se procurer Kaïné, pour voir, vérifier tout de même si la légende a un fondement !

Une fois ouvert, on plonge rapidement dans l’univers de ce jeune homme qui a pris la place de son frère dans sa vie et dans son métier de chanteur. Pourtant, si Kaïné et Shinogu se ressemblent comme les jumeaux qu’ils sont, les jeunes gens ont des caractères totalement opposés. Sûr de soi, entrepreneur, arrogant et plongeant peu à peu dans la débauche, Kaïné est mort. Et le timide Shinogu, le maladroit, l’introverti, doit prendre sa place, et tromper tout le monde. On retrouve dans ce volume le classique doute du personnage principal vis-à-vis de son soutien le plus sûr, et on repère rapidement l’implication d’une dame pas très nette … Pourtant, l’histoire est intéressante car, si l’amnésie est un grand classique dans le manga, le rock est un aspect « gothique » que Yuki n’avais pas encore abordé. Contrairement à nombre de mangakas qui restent dans la même optique d’intrigue, Kaori Yuki se diversifie tout en restant dans son style dominant, ce qui fait sa force. Et puis, même si un parallèle peut rapidement s’établir entre certaines séries de l’auteur, notamment entre les thèmes généraux et les liens qui se créent entre certains personnages, on ne s’en lasse pas ! Au contraire, c’est cela qu’on apprécie chez elle.

La mémoire retrouvée lors d’une chanson partagée exclusivement entre Die et Kaïné a aussi un petit côté cliché, mais l’idée passe comme de rien, absolument intégrée dans le contexte. Et puis le reste de l’intrigue est bien menée, sans essoufflements ou longueurs (difficiles, avec seulement quelques pages de libres …) et, même si la fin paraît un peu rapide, Kaori Yuki se justifie avec la place restreinte. Et puis cela permet de concentrer l’histoire sur « Shinogu » devenu « Kaïné », et la recherche de celui qui a soit disant tué le chanteur renommé. Ainsi, celui qui a agit dans l’ombre tout le long de l’histoire y est resté, pour le plus grand plaisir de la cohésion et de l’attrait de l’intrigue.

Les trois autres épisodes sont des œuvres anciennes de Yuki, et cela se ressent par le dessin. Néanmoins, celles et ceux qui auraient eu le plaisir de connaître Comte Caïn ne seront pas dépaysés, la première histoire courte lançant aussi bien son style graphique (Minobu, Rupert, Len, et même Caïn, parfois, vous faites un lien ?) que l’univers sombre et mystérieux de son art … Ainsi, Saya, une japonaise, va se retrouver propulsée à Los Angeles suite à un concours gagné. Elle y suivra Minobu, son guide, à travers la ville jusqu’à ce qu’il la conduise chez celle qui a géré le concours, au lieu de l’hôtel américain classique. Là bas, elle se réveillera en pleine nuit à cause d’une étrange silhouette lui intimant de partir. Malgré les réactions de ses logeurs, Saya mène l’enquête dans un univers dont elle ne connaît rien. Mais il est parfois dangereux d’accepter une balade à Disneyland … Le deuxième épisode relate l’histoire du groupe pop Orange Bombs, composé de deux tombeurs, Tatsumi et Gaï, qui sont très populaires parmi les jeunes filles. Et voilà que l'une d'entre elles se proclame fiancée de Tatsumi, et le suit partout. A la suite d'un hasard mal interprété, un journaliste publie une photo où les deux garçons semblent s'embrasser. Ils sont alors, accompagnés de la groupie, à la poursuite de ce journaliste, qui aura une triste fin ... Le deuxième volet des aventures des Orange Bombs, et troisième épisode de Kaïné, est à nouveau l'histoire d'un des membres du groupe. Cette fois, c’est Gaï qui est mis à l’honneur, en se rapprochant d'une actrice caractérielle, avec qui il joue un petit rôle dans le même film. S'enchaînent alors des situations cocasses mais un peu brouillonnes vers la fin … Ces trois anecdotes sont rafraîchissantes et, si on a du mal à retrouver les prémices du don de Kaori Yuki, il est amusant de voir qu’elle a su faire quelque chose de plus … banal. Un beau témoignage de l’évolution de l’auteur, de son parcours et de sa réflexion sur ses personnages.

"Oui, je la connais. Cette lumière mystique d’un blanc immaculé, qui est capable d’illuminer un être abject comme moi."

Au niveau du dessin, presque rien à redire ! Si ce n’est les représentations de Die qui, au début, sont absolument magnifiques : un visage fin, de longs cheveux anthracites qui tombent devant ses yeux mystérieux … Mais au fur et à mesure de l’histoire, la qualité se détériore et à la fin de Kaïné, son confident a la tignasse bien plus courte, mal arrangée et le visage un peu grossi. C’est le gros point faible de cet OS, d’ailleurs. Car Kaïné, lui, reste beau et égal à lui-même tout du long. Encore une fois, je craque pour l’alternance des moments graves avec ceux qui font sourire (Die une cigarette à la bouche, l’air profondément mortifié au souvenir des crises de son acolyte …). A ce niveau là, l’édition est satisfaisante en tout point. Merci à Tonkam qui prend soin de publier les Kaori Yuki avec de belles couvertures (On se souvient tous de Ludwig Revolution ou du Parfum …). Autant je ne recommanderais Vampire Host qu'aux fans, autant Kaïné est pour tous : Un bon moment en perspective, et la découverte d'une Kaori Yuki qu'on ne connaissait pas vraiment ... Du fait de cet intérêt, et sans tenir compte de la qualité graphique des trois épisodes suivant Kaïné, je note 17 ce manga, décidément trop court !

"C’était vraiment une représentation digne de toi … "


NiDNiM

(Critique de www.manga-news.com)

Biographie de l'auteur :

La mangaka que l’on connait sous le nom de plume Kaori Yuki (?????) est née un 18 décembre à Tokyo, mais elle n'a jamais divulgué l'année de sa naissance, qui peut être estimée dans les années 1960.

C’est tôt qu’elle apprend à dessiner, mais au lieu de suivre des cours spécialisés pour le métier de mangaka, elle passera par une école d’art dont elle sortira diplômée en 1986. Le premier travail qu’elle a rendu -une nouvelle-, dans le cadre de son école, sera appelé « Vampire’s Love », mais c’est grâce à son avancée jusqu’en demi-finale d’un concours de Hana to Yume chez Hakusensha qu’elle se fait remarquer avec sa nouvelle « Love Hunt ». C’est à partir de là qu’elle commence alors chez l’éditeur avec sa première œuvre dans le domaine professionnel : « Natsufuku no Erii », connu en France sous « La tenue d’été d’Elie » disponible dans le tome 3 de Comte Cain qui parait dans le Bessatsu Hana to Yume d’automne 1987. Elle travaille donc avec l’éditeur Hakusensha de 1987 à 2010, où elle passe un nouveau contrat, avec Kodansha, ce qui va l’amener à s’imposer beaucoup plus en termes de communication et de sources internet. Elle met en effet à disposition :

- son blog, mieux fourni qu’auparavant : ???? ?UnDERGA?DEN? (http://www.yukikaori.jp/blog/)
- un compte Twitter : Angelaid (http://twitter.com/#!/angelaid)
- un album photos en ligne : Angelaid (http://p.twipple.jp/user/angelaid)

Au sujet de son nom de plume, on sait qu’il n’est pas né d’une grande réflexion puisqu’il est venu de la télévision avec le nom d’une actrice et un prénom totalement inventé. Toutefois, on peut penser que son prénom fictif se rapproche du réel, puisque son éditeur a accepté ce pseudonyme sur la base de ressemblance avec son véritable nom.

Niveau international, Kaori Yuki aura pu être aperçue à Londres en automne 2000 (pour de la documentation avant l’écriture de Comte Cain / God Child), puis en Allemange (juin 2001) pour une convention de manga où elle a offert des dédicaces et une conférence. Elle est revenue en Allemagne 5 ans plus tard pour un salon du livre, où là encore elle propose des dédicaces aux heureux détenteurs du ticket nécessaire. Enfin, lors de la Japan Expo 2009 le stand Shojo Paradise monté par Hakusensha et Shueisha permettait de laisser des messages à certains auteurs de shojos, dont Kaori Yuki.

On en connait un peu plus sur elle grâce à diverses interviews, aux postfaces ou aux colonnes de textes éparpillées dans les volumes de ses séries :

- Elle a une fille née en 2004 et un fils né en 2007 dont elle s’occupe beaucoup malgré son travail harassant de mangaka, ce qui explique sans doute le ralentissement de ses publications ainsi que son récemment évoqué manque d’évolution : le rôle de maman est difficile à vivre, et elle en parle d’ailleurs souvent tout en rappelant également le bonheur que cela lui apporte.

- Elle est très attachée à ses fans, aime recevoir des courriers de leur part et les remercier. C’est d’ailleurs grâce à eux qu’elle a commencé à écouter de la musique en travaillant, suite aux envois réguliers d’albums par ses lecteurs. Elle se passe d’ailleurs souvent en boucle certaines chansons pour conserver l’atmosphère née lors de son travail. Enfin, comme toutes les mangakas elle dort extrêmement peu et ce n’est sans doute pas ses enfants qui auront arrangés cela !

- Ses goûts plus personnels sont très variés : les chats, la musique (des groupes comme The Cure, le J-rock et le Visual), les films parmi lesquels on peut citer en pagaille Alien II ou le Cercle des Poètes Disparus, les jeux vidéos (Final Fantasy II et III, Persona 2, ...). C’est également une amatrice des figurines ou objets de décorations liés au monde féérique qu’elle a d’ailleurs mis en scène dans Fairy Cube.

A noter qu'elle a réalisé de nombreux dojinshi, parmi les plus célèbres on connait : Saishû Gensô FF II  (???? -1990) sur Final Fantasy II dont l’histoire principale de focalise sur Leon. Nemureru Ryû no Kodomo-tachi (????????) sur Dragon Quest II, Red Wings (1992) qui s’inspire de Final Fantasy IV, Kottô Teien - Antique Garden  (???? - ?????? ???? - 1995) sur Final Fantasy III et IV et enfin Die (1995 puis réédition en 1996), création originale. Sans parler de ses nombreuses participations à des projets collectifs ...

La mangaka a également participé à un projet de grande ampleur, Meine Liebe (??????) en créant le character design des personnages du jeu, qui sont à la base des différentes exploitations de la licence. Celle-ci se décompose en plusieurs axes : le jeu vidéo (avril 2001) sur le principe du harem de beaux garçons ; une série manga en 4 tomes (prépublication mai 2004, publication janvier 2005 – mai 2006) par Rei Izawa et une version bunko en mai 2010 ; un jeu PS2 (septembre 2004) ; la première saison de l’anime (novembre 2004, 13 épisodes) ; un roman d’un volume par Gotoh Shinobu (aout 2005) ; la saison deux de l’anime (janvier 2006, 13 épisodes) et enfin le second jeu sur PS2 en février 2006.

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