Traité de médecine légale

 
9782804147983: Traité de médecine légale
Présentation de l'éditeur :

La médecine légale est présente dans de nombreux domaines scientifiques, et fait régulièrement la Une des médias, que ce soit par le dévoilement de diverses affaires criminelles, par les grandes catastrophes, qu'elles soient naturelles ou engendrées par le développement des transports de toute nature, et enfin par l'existence d'éliminations massives, génocidaires ou terroristes.

Elle a, au cours du temps, acquis ses lettres de noblesse mais il est encore nécessaire pour elle de se développer et d'aboutir à une spécialisation complète et reconnue comme telle à l'instar des autres disciplines médicales. Ce développement doit se réaliser tant au niveau de l'enseignement qu'au niveau de l'organisation et il reste un long chemin à parcourir.

Un recueil de données incomparable : le but recherché est ainsi de créer un recueil des données récentes dans une science qui gagne en importance au sein de notre société contemporaine.

L'ouvrage part des notions physico-chimiques ou physiopathologiques de base, avant d'entamer les spécificités médico-légales propres, tout en offrant au lecteur, tant juriste, médecin, qu'enquêteur, de multiples schémas, tableaux diagnostiques, cas vécus...

Près de 900 photos en couleurs : abondamment illustré, il a également la particularité de s'orienter vers les domaines peu connus et certainement futuristes, tels que l'histopathologie, l'odontologie et l'anthropologie médico-légales.

La toxicologie - et ses développements actuels et futurs - bénéficie également d'une place de choix dans cet ouvrage général. Il en est de même en criminalistique des empreintes qu'elles soient digitales ou génétiques...

L'auteur s'est entouré des spécialistes les plus éminents dans leur domaine respectif, aboutissant ainsi à un ouvrage qui, tout en restant abordable et agréable compte tenu de la qualité de sa présentation, est surtout actuel, envisageant toutes les données scientifiques constituant la médecine légale de ce XXIe siècle débutant.

Sous la direction de Jean-Pol Beauthier enseigne la médecine légale à l'Université Libre de Bruxelles, à l'École Nationale de Recherche de la Police Fédérale, à l'École Régionale et Intercommunale de Bruxelles, et participe à la formation des stagiaires judiciaires et au recyclage des magistrats. Il est également chargé de cours d'anatomie viscérale et de physiologie humaine à la Haute École Charleroi Europe (département de kinésithérapie). Il pratique la médecine légale et l'expertise et s'est spécialisé en anthropologie médico-légale, domaine dans lequel il poursuit des activités de recherche en tant que collaborateur scientifique au sein de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.

Extrait :

De l'ouverture des corps aux racines de la médecine légale
Philippe Wéry

La médecine légale se situe au carrefour de la médecine et de la justice. Elle est tributaire du développement des sciences, mais aussi des facteurs religieux et étatiques déjà présents dans les premières civilisations. Ce texte se contente de donner quelques instantanés historiques permettant de baliser l'évolution de cette spécialité médicale très complexe, comme la vie et la mort dont elle peut être amenée à s'occuper.
Des interdits, des obligations, des rites ont toujours entouré tant la mort que l'ouverture des corps.
À Sumer (5000 ans avant J.C.), en Basse Mésopotamie, s'épanouit une civilisation qui voit les cadavres royaux éviscérés et recousus en préparation à l'immortalité promise par la religion polythéiste sumérienne. Ce sont des mages d'Asie, c'est-à-dire le clergé, qui surveillent l'ouverture des corps.
Dans la Babylone d'Hammurabi (1700 ans avant J.C.), comme dans celle de Nabuchodonosor, 600 ans plus tard, ce sont toujours les prêtres qui dirigent et contrôlent l'ouverture des cadavres royaux, dans une perspective de respect et d'immortalité. Le code d'Hammurabi ne concerne pas les médecins, mais bien les chirurgiens qu'il charge d'une lourde responsabilité en les soumettant à la loi du talion, appliquée d'ailleurs chez les premiers Hébreux. Il symbolise une volonté politique d'encadrer rigoureusement et de réglementer l'exercice d'une profession libérale.
C'est évidemment en Egypte pharaonique que l'art de l'embaumement et de la momification des corps après éviscération va atteindre un degré de technicité et de perfection qui nous laisse encore pantois. Ici aussi, le clergé ordonne, organise, surveille. Les «petites mains égyptiennes» travaillent à l'immortalité de leurs chefs.
En Amérique précolombienne, chez les Incas du Pérou et les Aztèques du Mexique, nous retrouvons les mêmes phénomènes, les mêmes motivations, c'est-à-dire les mêmes ouvertures de cadavres, chez les rois et les princes, après éviscération.
Quelques siècles avant J.-C., les populations Scythes se déplaçant à cheval, au Nord de la mer Noire, étaient réputées pour la cruauté de leurs guerriers qui avaient la haine de leurs ennemis et de leurs cadavres. Ces guerriers scythes scalpaient leurs victimes, accrochaient le cuir chevelu à leurs montures, sciaient le crâne et s'en servaient de coupe pour boire le vin de la victoire. Ces mêmes Scythes s'attendrissaient sur les cadavres de leurs rois, qu'ils ouvraient, éviscéraient, remplissaient d'aromates, de sciure de bois et recousaient avec respect.

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