Villeret : Du rire aux larmes

 
9782809800036: Villeret : Du rire aux larmes

«Pendant que je joue les timides, je ne suis plus timide du tout», disait celui que le public assimilait au François Pignon du Dîner de cons. En construisant un personnage à qui tout le monde pouvait s'identifier, Jacques Villeret a su insuffler une rare humanité à ses rôles comiques, révélant la dimension dramatique du burlesque. Comment Jacky Boufroura, fils d'une coiffeuse lochoise et d'un père berbère, devint-il Jacques Villeret, l'un des acteurs les plus populaires de sa génération ? Au fil des témoignages d'amis d'enfance, de complices des débuts, de camarades du Conservatoire ou de partenaires de tournage se dessine l'homme, sa fragilité, sa faculté à muer sa solitude en drôlerie, son sens de l'amitié, sa passion du sport et de la poésie. Côté coulisses, Gilles Durieux et Claude Sartirano évoquent le comédien disparu le 25 janvier 2005, son penchant pour l'alcool, mais aussi son perfectionnisme, ses relations douloureuses avec les femmes, son bonheur tardif avec Seny, qu'il aurait épousée si le diabète n'avait eu le dernier mot. On doit à Gilles Durieux, ami intime de Jacques Villeret, nombre de biographies d'artistes tels Lino Ventura (Flammarion, 2001), Jean Yanne : ni Dieu ni Maître (le cherche midi, 2005), Jean Marais (Flammarion, 2005). Documentaliste à la Fédération française des ciné-clubs puis journaliste spécialisé dans le cinéma (Arts, Combat, Cinéma français, L'Humanité-Dimanche), Claude Sartirano a également organisé des festivals cinématographiques. «Son sommeil était de beaucoup ce qu'elle avait de plus profond.» Sacha Guitry (1885-1957) «À chaque minute, il naît une poire.» Barnum (Mémoires, 1855) «Les femmes font comme gueux, elles tendent toujours leur escuelle.» Béroalde de Verville («Coq à l'âne», 1612)

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Extrait :

Extrait de l'avant-propos :

«Son sommeil était de beaucoup ce qu'elle avait de plus profond.»
Sacha Guitry (1885-1957)

«À chaque minute, il naît une poire.»
Barnum (Mémoires, 1855)

«Les femmes font comme gueux, elles tendent toujours leur escuelle.»
Béroalde de Verville («Coq à l'âne», 1612)

Jacques Villeret m'avait appris que Raoul Walsh (Aventures en Birmanie) fit déposer une douzaine de bouteilles de whisky, et du bon, dans le cercueil d'Errol Flynn. Il avait ajouté, le regard baissé sur ses chaussures : «Je sais que tu le ferais pour moi, n'est-ce pas ?» Je croyais qu'il plaisantait. Non, il était sérieux.
Il aimait Errol Flynn et les alcools de grain d'Irlande.
Comme il vénérait, aussi, Harry Baur (Un Carnet de bal, Le Golem, Les Misérables) ; un soir il m'invita à revoir Gentleman Jim en buvant, m'a-t-il précisé, à ras Baur !
En semaine, fatigué des tournages et des chasseurs d'impôts, il y avait parfois du Vermot, en lui... Je plaisante, bien sûr.

Le dimanche, en revanche, et les jours sans alcool, le Villeret respirait à la hauteur des maîtres Renard, Vialatte, Allais, et consorts.
Comme Errol Flynn, il aimait le noble art. Il mit même les gants et s'exerça au saut à la corde sans rechigner.
Dès le tournage d'Edith et Marcel, où Claude Lelouch m'avait gentiment engagé pour enquêter auprès des survivants de la bande à la Môme et du «Bombardier marocain», Jacques m'avait laissé entendre que nous pourrions peut-être, un jour, écrire ensemble. D'après lui j'avais «une tronche à capter les souvenirs et à présenter bien, avait-il ajouté, pour passer à la caisse chercher les picaillons».
Je le sentais, parfois, comme pressé de se confier, angoissé même, depuis que son compte en banque avait fondu et coulé comme Titanic sur iceberg.

«Patrick Dewaere, tu vois, me disait-il, n'a pas eu le temps de parler et c'est bien dommage. On aurait peut-être su les raisons de son immense désespoir... C'est fou, mais on a dit de lui, comme on a dit de moi, qu'on avait les regards les plus tristounets du cinéma français... Sur le tournage du Lelouch, je m'étais promis de le faire sourire, de le détendre, de le consoler. C'est trop con !»
Un an avant le tournage d'Edith et Marcel, nous nous étions retrouvés à Montréal, pour un festival. Tout un week-end, Jacques m'obligea à le suivre à des réunions de boxe. Deux jours de combats ininterrompus que Jacques appréciait au plus haut point.
C'est d'ailleurs en revenant d'une de ces manifestations que Claude Lelouch nous parla, pour la première fois, de son projet de raconter «l'hymne à l'amour» de la petite chanteuse de Belleville et du vainqueur de Tony Zale.

Biographie de l'auteur :

On doit à Gilles Durieux, ami intime de Jacques Villeret, nombre de biographies d'artistes tels Lino Ventura (Flammarion, 2001), Jean Yanne : ni Dieu ni Maître (le cherche midi, 2005), Jean Marais (Flammarion, 2005). Documentaliste à la Fédération française des ciné-clubs puis journaliste spécialisé dans le cinéma (Arts, Combat, Cinéma français, L'Humanité-Dimanche), Claude Sartirano a également organisé des festivals cinématographiques.

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1.

Sartirano Claude Durieux Gilles
Edité par L'archipel (2008)
ISBN 10 : 2809800030 ISBN 13 : 9782809800036
Neuf(s) Paperback Quantité : 1
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Ergodebooks
(RICHMOND, TX, Etats-Unis)
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Description du livre L'archipel, 2008. Paperback. État : New. N° de réf. du libraire DADAX2809800030

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