Voyage dans l'Amérique méridionale: L'Argentine

 
9782842654320: Voyage dans l'Amérique méridionale: L'Argentine
Extrait :

Extrait de la dédicace de Philippe de Laborde Pédelahore :

«Je hais les voyages et les explorateurs» Claude Lévi-Strauss entame ainsi son maître ouvrage Tristes Tropiques. Il y a fort à parier qu'Alcide Dessalines d'Orbigny pensait de même quand il paracheva la relation de son périple américain un siècle auparavant. On ne parlait pas alors, dans les années 1830, d'explorateurs, mais de «naturalistes voyageurs». Des naturalistes, parce qu'ils étaient dûment estampillés (et rémunérés) par le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Le fil, voire le cordon, n'a jamais été coupé avec la vénérable institution puisque le jeune Lévi-Strauss y faisait en quelque sorte ses classes, à l'écoute de «conteurs d'aventures», «dans le petit amphithéâtre sombre, glacial et délabré qui occupe un pavillon ancien au bout du Jardin des Plantes».
La navette rétrospective n'en finirait pas de courir de l'élève de Cuvier, dernier héraut du catastrophisme et l'un des premier américanistes (D'Orbigny) au grand maître du structuralisme... mais il faut savoir briser là et revenir au point de départ, à Brest, en 1826, le 30 juin. Un homme bien jeune encore, il n'a que vingt-quatre ans (né à Couëron, sur la Loire près de Nantes, en 1802) embarque sur la corvette La Meuse, vaisseau du roi Charles X, à destination de l'Amérique du sud - un continent découvert depuis un tiers de millénaire, quand même; l'aventure, réelle, n'en était pas moins très balisée.
L'aventure, on peut sinon écrire qu'il l'avait dans le sang, en tout cas parler de retour d'un refoulé familial ! La grand-mère paternelle était une cantatrice amie de la Montausier, à l'apogée de sa splendeur directrice du théâtre de Bayonne, et jamais mariée à un monsieur Dessalines ni à un monsieur d'Orbigny, ce qui n'empêchât pas ses descendants de se targuer de généalogies passablement fantaisistes (hommage de la vertu au vice, en quelque sorte). (...)

Enfin, le Voyageur pensait gagner facilement le Chili et la côte pacifique, préférant franchir les cols andins que se risquer autour du Cap Horn.
Le présent volume traite de la longue traversée de l'Atlantique - il fallait au moins deux mois pour joindre l'Europe à l'un des ports américains, une quinzaine de jours pour relier Rio de Janeiro à Montevideo - et de l'année passée dans le nord tropical de l'Argentine, du 15 mars 1827 au 22 avril 1828.

Présentation de l'éditeur :

Cet ouvrage est la première partie du Voyage dans l'Amérique méridionale du naturaliste Alcide

Dessalines d'Orbigny (1802-1857). Chargé par le Muséum d'histoire naturelle de Paris de compléter le travail réalisé par Alexandre de Humboldt pour l'Amérique équatoriale, Alcide d'Orbigny quitte la France en 1826 pour un voyage de 7 ans et 7 mois, qui le mène d'abord au Brésil, en Uruguay et en Argentine - ce premier volume - avant de poursuivre au Chili, en Bolivie et au Pérou. Cette expédition scientifique est une réussite exceptionnelle, tant par la quantité des observations de l'auteur touchant à la zoologie, la botanique, l'anthropologie et l'ethnologie, que les formidables collections rassemblées et expédiées directement au Muséum.

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