Lumières de Bohème ; Carnaval de Mars : Esperpentos

 
9782843102936: Lumières de Bohème ; Carnaval de Mars : Esperpentos
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Quelques mots sur l'homme et l'oeuvre

Ramón del Valle-Inclán est né en octobre 1866, dans une bourgade maritime et rurale de la Galice profonde, Villanueva de Arosa, dans une famille de hobereaux modestes. Malgré des études tronquées, son passage à l'université n'est pas brillant. Il fait partie de ces autodidactes espagnols, comme Rafaël Alberti ou même Lorca, qui acquièrent très vite une culture, une érudition même, encyclopédique, classique et moderne, en s'alimentant dans les bibliothèques privées de leur région qui sont abondamment approvisionnées en ouvrages (notamment français) d'actualité. À partir de 1890, il vit essentiellement à Madrid, menant pendant quelques années la vie de bohème désargentée qu'on retrouve dans Lumières de Bohème. En dehors des séjours en Galice plus ou moins fructueux (il se ruine dans une entreprise agricole), il fait quelques voyages au Mexique, en 1892-1893 et en 1921-1922, visite le front de Verdun, en 1916, pour soutenir la cause alliée dont il est un fervent défenseur. De là viennent ses piques contre l'Empereur d'Allemagne et contre les germanophiles espagnols, très puissants dans la Péninsule. Marié à une actrice qui jouit alors d'un certain prestige, Josefina Blanco, il sera un des premiers divorcés en 1932, dès la proclamation de la loi qui autorise le divorce. Sa vocation d'acteur est anéantie en 1899 quand il perd un bras au cours d'une dispute avec un ami. Cela lui permet de se présenter non sans humour comme le deuxième grand manchot de la littérature espagnole, après Cervantès. Il vivra donc de sa plume, fort mal au demeurant. Son itinéraire politique est tout aussi singulier. Dans sa jeunesse, il est partisan de la cause carliste, la branche légitimiste espagnole, très cléricale et très conservatrice, mais son traditionalisme s'avère bien plus esthétique et littéraire que réellement politique. Il évolue vers des positions de plus en plus ancrées à gauche, avec des tentatives avortées pour devenir député radical, et apporte un soutien sans faille aux «alliadophiles» et à la République qui le nommera directeur de l'École espagnole de Rome, l'équivalent de notre Villa Médicis. Il meurt le 5 janvier 1936.
C'est donc un personnage tout à fait pittoresque, au caractère affirmé, qui fait les délices des caricaturistes avec son allure élancée, sa barbe et ses cheveux longs, ses yeux perçants derrière ses binocles, et son verbe haut, qui hante de nuit les rues de Madrid, entre banquets, rédactions de périodiques et théâtres. Pour excentrique et marginal qu'il soit, il est quand même un homme de lettres très respecté de ses contemporains pour sa culture et la qualité de son oeuvre.
Sa production, fort abondante, alterne roman, poésie et théâtre. C'est comme prosateur et comme farouche adepte du Modernisme, la variante espagnole du Symbolisme, qu'il se fait connaître, surtout avec les quatre Sonates (une pour chaque saison de l'année) qu'il publie entre 1901 et 1905.

Présentation de l'éditeur :

À partir de 1920, Valle-Inclán opte pour une écriture nettement plus offensive et humaniste et invente ce qu'il appelle l'esperpento, un théâtre du grotesque extrême appliqué à la réalité espagnole du début du XXe siècle où politiques, intellectuels et militaires ne sont plus que des pantins dérisoires qui s'accrochent au pouvoir. Lumières de Bohème, écrite en 1920 et «complétée» en 1924, sorte d'inventaire implacable des misères du pays, est sans doute la pièce la plus connue et la plus jouée en Espagne, et le symbole de son évolution militante et esthétique. Les trois autres esperpentos, réunie en 1930 sous le titre de Martes de Carnaval où Mars renvoient moins au mois de l'année qu'aux si peu glorieux militaires espagnols, prolongent cette image burlesque et féroce des institutions et des hommes qui gouvernent cette Espagne que même la tragédie ne saurait représenter. Le bel habit du défunt, Les cornes de don Faribole et La fille du capitaine nous plongent avec délice dans l'excès, l'outrance verbale comme exacte (dé)mesure de la réalité nationale. On doit rire, et même beaucoup, mais d'un rire qui grince infiniment. En dernière instance, il n'est de catharsis et de plaisir que dans l'art et dans le langage. Cette réhabilitation du rire de la farce et du grotesque en fait indiscutablement un des théâtres les plus dynamiques et novateur de tout le répertoire espagnol.

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