LA DERNIÈRE FOIS QUE J'AI VU LAURENT JAMMET, c'était dans la boutique de Scott et il portait un loup mort sur l'épaule. Moi, j'étais venue acheter des aiguilles, et lui, il était déjà là pour chercher la récompense. Scott insistait pour récupérer la dépouille tout entière depuis qu'un Yankee l'avait escroqué. Ce Yankee était arrivé un jour avec deux oreilles et il avait reçu sa prime, puis il avait apporté les pattes quelques jours plus tard, récoltant ainsi encore un dollar, et enfin il était revenu avec la queue. C'était l'hiver, les parties du corps semblaient fraîches, mais l'arnaque avait été ébruitée sur la place publique, ce qui avait écoeuré Scott. La gueule du loup a donc été la première chose que j'ai vue en entrant dans le magasin. La langue pendait hors des babines, elles-mêmes retroussées en une grimace. Malgré moi, j'ai eu un mouvement de recul. Scott a poussé les hauts cris et Jammet s'est répandu en excuses - mais comment lui en vouloir, avec son charme et sa claudication ? Le cadavre a disparu quelque part à l'arrière et, tandis que je jetais un coup d'oeil dans le magasin, ils se sont mis à se chamailler au sujet de la fourrure mitée qui pendait à l'entrée. Je crois que Jammet s'amusait à suggérer à Scott de la remplacer par une plus récente. Sous la fourrure, un écriteau proclamait : CANIS LUPUS (MÂLE), PREMIER LOUP CAPTURÉ DANS LA MUNICIPALITÉ DE CAULFIELD, LE 11 FÉVRIER 1860. Cet écriteau en dit long sur John Scott : il témoigne de sa prétention à être instruit, de l'importance qu'il se donne et de la veulerie qui le porte à respecter l'autorité plus que la vérité. Car ce n'est certainement pas le premier loup à avoir été abattu dans le coin, et il n'existe pas non plus, à proprement parler, de municipalité de Caulfield, mais il voudrait bien qu'il en existe une pour qu'il y ait un conseil municipal et qu'il puisse être le maire.
Porté par une construction éblouissante qui entremêle différentes voix, un roman épique, ample, violent, dans la tradition des plus grandes œuvres naturalistes. Un livre phénomène, doublement couronné par le prestigieux Costa Book Award comme meilleur premier roman et meilleur livre de l'année, un voyage étourdissant dans les étendues glacées du Grand Nord canadien.
1867. Alors qu'un terrible hiver a pris en tenailles le petit village de Dove River, un trappeur est retrouvé mort dans sa cabane, égorgé et scalpé.
Dans cette communauté d'origine écossaise qui s'accroche désespérément aux convenances de la mère patrie, le choc est terrible. Surtout pour Mme Ross qui a découvert le corps et constaté dans la foulée la disparition de Francis, son fils adoptif.
Doit-elle le signaler à Donald Moody, le naïf dépêché par la Compagnie de la baie d'Hudson pour identifier le coupable au plus vite ? Et a-t-elle raison de se méfier de ce mystérieux Sturrock, un aventurier bien décidé à retrouver un objet précieux qui aurait été légué par le défunt ?
Incapable de croire à la culpabilité de son fils, Mme Ross va se lancer dans une course éperdue, avec pour seule compagnie Parker, un énigmatique trappeur indien habitué à survivre dans les milieux les plus hostiles...
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