La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert : 2 volumes

Note moyenne 3,86
( 21 897 avis fournis par GoodReads )
 
9782846667708: La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert : 2 volumes
Revue de presse :

Si vous mettez le nez dans ce gros roman, vous êtes fichu. Vous ne pourrez pas vous empêcher de courir jusqu'à la six centième page. Vous serez manipulé, dérouté, sidéré, agacé, passionné par une histoire aux multiples rebondissements, fausses pistes et coups de théâtre. Et vous vous direz qu'il n'y a qu'un Américain capable d'écrire un thriller aussi américain - lieux : New York, New Hampshire, Alabama -, aussi efficace, aussi aventureux, aussi fou...
Joël Dicker n'aurait pas pu écrire ce roman sans un long séjour en Amérique. Avec sa description du village d'Aurora, il prouve qu'il n'est pas seulement un spectaculaire artificier du roman noir. Il sait aussi faire vivre les petites gens : l'énigmatique pasteur, sa méchante épouse, le policier timide et bafouilleur...
La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert deviendra-t-il un best-seller ? En tout cas, comme Marcus Goldman, qui a scrupuleusement suivi les 31 conseils du "grand écrivain" américain Harry Quebert, Joël Dicker, à son tour, les a mis en pratique avec une application digne d'éloge. Et un humour pince-sans-rire. (Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 16 septembre 2012)

C'est rare, mais quand cela arrive, rien ne peut couper court à l'excitation. Jeune ou moins jeune, lecteur difficile ou facile, femme ou homme, on lira sans discontinuer jusqu'au bout le roman français de Joël Dicker, La Vérité sur l'affaire Harry ­Quebert. On n'en sortira qu'épuisé et ravi par le jet continu d'adrénaline littéraire que le narrateur n'a cessé d'injecter dans vos veines. Roman noir, oui, roman policier sans doute, mais tout aussi bien roman psychologique à retournements haletants ou hilares, et roman de moeurs d'une actualité et d'une justesse saisissantes sur cette Amérique profonde qui se cache si bien et qui évolue de façon si déconcertante derrière les dentures parfaites que lui garantissent ses stomatologistes d'avant-garde. (Marc Fumaroli, de l'Académie française - Le Figaro du 20 septembre 2012)

Un coup de maître ! Avant même que La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, le roman en question, ne sorte en librairie, il figure dans la première liste du jury Goncourt, publiée le 4 septembre ! En lieu et place d'Olivier Adam ou encore de Philippe Djian ! Stupéfaction ! Seuls les rares lecteurs des Derniers Jours de nos pères, création autour de l'armée secrète de Churchill, ont entendu parler de ce Genevois de 27 ans à la gueule d'ange. Les autres, pour en savoir plus sur ce diplômé de droit qui, adolescent, passa toutes ses vacances d'été aux Etats-Unis, liront son roman "américain". Car c'est bien de cela qu'il s'agit avec La Vérité sur l'affaire Harry Quebert..., sorte de thriller au long cours avec une histoire, ou plutôt des histoires, du rythme, des rebondissements, des mises en abyme littéraires qui, telles les poupées russes, s'emboîtent habilement...
En maestro, Dicker alterne les époques, les écrits (rapport de police, retranscription d'entretien, extrait de roman), explore l'Amérique de tous les excès - médiatiques, littéraires, religieux -, s'interroge sur la fonction de l'écrivain... Au final, on aura passé quelques journées outre-Atlantique, rivés devant ses pages. (Marianne Payot - L'Express, septembre 2012)

Cet ample roman de près de 700 pages est impossible à résumer tant il est riche en histoires et rebondissements, allers et retours dans le temps, mise en abyme... Un livre vertigineux, proche des meilleurs thrillers américains - au point que l'on vérifie en cours de lecture que ce livre a bien été écrit en français, qu'il ne s'agit pas d'une traduction.....
Cette réussite est aussi celle de l'éditeur du livre, Bernard de Fallois. À près de 86 ans, celui qui a lancé en France le livre de poche, publié Marcel Pagnol, Robert Merle, Raymond Aron, Jacqueline de Romilly, s'est lancé avec la fougue d'un éditeur débutant dans l'aventure. Il n'a pas mesuré ses efforts pour faire connaître et faire lire son jeune poulain. (Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 25 octobre 2012)

C'est l'une des success-stories de la rentrée littéraire. Écrivain suisse de langue française (...) Joël Dicker s'est fait une belle place au soleil des prix littéraires en figurant dans de nombreuses sélections, dont celle du prix Goncourt. «La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert» vient d'obtenir le Grand prix de l'Académie française...
Epais roman de 670 pages paru aux Editions de Fallois/L'âge d'Homme, «La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert» est de l'aveu même du romancier sur son site Internet un thriller à l'Américaine qui embrase le genre comme un certain Truman Capote avant lui. (Yannick Vely - Paris-Match, novembre 2012)

Il y a une vraie jubilation à découvrir ce prodigieux roman, qu'on aurait tort de résumer à un thriller à l'américaine. Car, s'il a bien retenu les leçons des maîtres yankees, entre verbe efficace, construction virtuose et sens du suspense épatant, Joël Dicker a également su détourner avec habileté leurs codes et leurs archétypes. Et signe avec La Vérité sur l'affaire Harry Quebert un roman gigogne ébouriffant, drôle, intelligent, qui fait la part belle aux mensonges et aux faux-semblants. (Lire, novembre 2012)

Extrait :

Au début de l'année 2008, soit environ un an et demi après être devenu, grâce à mon premier roman, la nouvelle coqueluche des lettres américaines, je fus frappé d'une terrible crise de page blanche, syndrome qui, paraît-il, n'est pas rare chez les écrivains ayant connu un succès immédiat et fracassant. La maladie n'était pas venue d'un coup : elle s'était installée en moi lentement. C'était comme si mon cerveau, atteint, s'était figé peu à peu. A l'apparition des premiers symptômes, je n'avais pas voulu y prêter attention : je m'étais dit que l'inspiration reviendrait le lendemain, ou le jour d'après, ou le suivant peut-être. Mais les jours, les semaines et les mois avaient passé et l'inspiration n'était jamais revenue.
Ma descente aux enfers s'était décomposée en trois phases. La première, indispensable à toute bonne chute vertigineuse, avait été une ascension fulgurante : mon premier roman s'était vendu à deux millions d'exemplaires, me propulsant, à l'âge de vingt-huit ans, au rang d'écrivain à succès. C'était l'automne 2006 et en quelques semaines mon nom devint un nom : on me vit partout, à la télévision, dans les journaux, en couverture des magazines. Mon visage s'affichait sur d'immenses panneaux publicitaires dans les stations de métro. Les critiques les plus sévères des grands quotidiens de la côte Est étaient unanimes : le jeune Marcus Goldman allait devenir un très grand écrivain.
Un livre, un seul, et je me voyais désormais ouvrir les portes d'une nouvelle vie : celle des jeunes vedettes millionnaires. Je déménageai de chez mes parents à Newark pour m'installer dans un appartement cossu du Village, je troquai ma Ford de troisième main pour une Range Rover noire flambant neuve aux vitres teintées, je me mis à fréquenter les restaurants huppés, je m'attachai les services d'un agent littéraire qui gérait mon emploi du temps et venait regarder le base-ball sur un écran géant dans mon nouveau chez-moi. Je louai, à deux pas de Central Park, un bureau dans lequel une secrétaire un peu amoureuse et prénommée Denise triait mon courrier, préparait mon café et classait mes documents importants.
Durant les six premiers mois qui suivirent la sortie du livre, je m'étais contenté de profiter de la douceur de ma nouvelle existence. Le matin, je passais à mon bureau pour parcourir les éventuels articles à mon sujet et lire les dizaines de lettres d'admirateurs que je recevais quotidiennement et que Denise rangeait ensuite dans des grands classeurs. Puis, content de moi-même et jugeant que j'avais assez travaillé, je m'en allais flâner dans les rues de Manhattan, où les passants bruissaient à mon passage. Je consacrais le reste de mes journées à profiter des nouveaux droits que la célébrité m'octroyait : droit de m'acheter tout ce dont j'avais envie, droit aux loges VIP du Madison Square Garden pour suivre les matchs des Rangers, droit de marcher sur des tapis rouges avec des stars de la musique dont j'avais, plus jeune, acheté tous les disques, droit de sortir avec Lydia Gloor, l'actrice principale de la série télé du moment et que tout le monde s'arrachait. J'étais un écrivain célèbre j j'avais l'impression d'exercer le plus beau métier au monde. Et, certain que mon succès durerait toujours, je ne m'étais pas soucié des premiers avertissements de mon agent et de mon éditeur qui me pressaient de me remettre au travail et de commencer à écrire mon second roman.

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