Neuf nuits

 
9782864245506: Neuf nuits

Titre: Neuf nuits
Année d'édition: 2005
Etat: Occasion - Très bon
ISBN : 9782864245506
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Revue de presse :

Chez Bernardo Carvalho, la réalité ne dépasse pas la fiction. Ni l'inverse. Sans doute cet écrivain brésilien de 45 ans, dont Neuf Nuits est le quatrième roman traduit, a-t-il appris de son expérience de correspondant à Paris et à New York que l'imaginaire et le réel, l'événement et la fable ne cessent de dialoguer ensemble depuis la nuit des temps. Et que pour tenter de comprendre l'un - le fait réel -, on peut avoir recours à l'autre - le roman -, qui, porté à son excellence, est un art du mentir vrai.

Ainsi en est-il dans Neuf Nuits, quête et enquête de Carvalho sur le suicide de Buell Quain, un jeune anthropologue nord-américain de 27 ans qui mit fin à ses jours en août 1939, lors de son séjour d'étude chez les Indiens Kraho, en Amazonie.

Pourquoi cette mort violente et inattendue ?... Bernardo Carvalho tisse ensemble tous les fils découverts au cours de son exploration. Fils du réel que le journaliste enquêteur parvient à nouer en cherchant et trouvant des traces et des preuves... Fils plus subtils, plus fragiles tirés de confidences et de témoignages avec leur part d'erreur et de mensonge. Mais le tissu du récit serait bien lâche et troué sans la trame fine et forte de sa rêverie, de son angoisse, de son intuition, de son expérience personnelle. Carvalho ne peint pas son propre coeur en l'attribuant à un autre, mais il va jusqu'au bout de sa propre quête. Et là, au fond de ce malaise ancien où se mêlent son histoire personnelle, celle de Quain, celle de cette discipline trouble qu'est la recherche anthropologique de terrain, il laisse sourdre une voix anonyme, les confidences écrites d'un improbable et merveilleux témoin qui raconte la fin d'un homme et la fin d'un monde... (Michèle Gazier - Télérama du 24 août 2005)

... Neuf nuits danse sur les cendres vivaces de l'enfance et des ancêtres de l'auteur, sur leur expérience intime de l'Amazone... On y trouve des thèmes et des manières de conter propres à Carvalho : une quête dans laquelle les personnages et le récit s'enferrent ; une narration gigogne, où chaque recherche ouvre sur des découvertes et de nouveaux personnages qui n'annoncent rien, sinon des pressentiments et de nouvelles recherches ; une manière à la fois enfantine et intellectuelle de s'enchanter par la construction des mystères qui l'angoissent, d'autant plus qu'ils ne seront jamais éclaircis ; enfin, une mélancolie face à la destruction de plus en plus rapide du monde par les hommes.

Neuf nuits pourrait s'intituler Amazonia, tant on y est, ou Tristes tropiques, si le titre n'était déjà pris. Tout est magique, méandreux, hostile, et pourtant comique. Comme Aguirre, le lecteur remonte l'histoire en radeau, à la recherche d'un El Dorado qui n'existe que parce qu'on le cherche ; c'est suffisant pour aller au bout du monde ­ et du livre... Le point de départ (et finalement d'arrivée) du livre, son fil rouge, est le suicide réel dans la forêt amazonienne, le 2 août 1939, de l'anthropologue américain Buell Quain... Quand il se taillade les veines devant ses guides indiens effarés puis se pend, Quain a 27 ans... La mort de Quain obsède le narrateur. Lui aussi cherche à comprendre pourquoi il s'est tué, et d'une façon si sauvage. Il rencontre des anthropologues, recherche la famille du mort, parvient à lire certaines des sept lettres qu'il a écrites avant d'en finir, croit comprendre que la raison de sa mort est expliquée dans une huitième, mystérieuse, qu'il ne trouvera pas... Le sens de cette quête est tout simplement qu'elle doit avoir lieu. Organisée autour d'un personnage manquant (Quain) et d'un espace menacé (la forêt amazonienne), elle est l'occasion de souvenirs, de sensations, d'histoires, de rêves... (Philippe Lançon - Libération du 15 septembre 2005)

Sur la couverture de Neuf nuits, un petit garçon blanc, bien peigné et vaguement intimidé, tient la main d'un gigantesque Indien vêtu d'un pagne et de quelques bijoux. Le gamin n'est autre que Bernardo Carvalho, photographié lors d'un séjour chez les Indiens Kraho, en Amazonie. Ce cliché en noir et blanc est déjà une invitation au voyage, une façon d'indiquer que, dans ce livre, tout peut être vrai puisque Bernardo était là, avec son air emprunté et ses six ans tout juste fêtés. Le récit commence par le suicide d'un anthropologue. Il venait de recevoir une lettre. Est-ce la raison de sa mort ? Le romancier veut dénouer les fils de ce fait divers et commence une enquête. Il y trouvera ses propres souvenirs, la trace de son père, des lettres qui disent la solitude des hommes et leur désarroi devant l'amour et la mort... Depuis ses premiers textes, l'écrivain brésilien cherche à mêler rêve et réalité, fantasmes et mémoire... Neuf nuits retrouve cette construction faite de glissements permanents et s'apparente à l'autobiographie sans la nommer... (Christine Ferniot - Lire, d’octobre 2005)

Roman à la lecture ensorcelante, Neuf nuits est un génial montage, mêlant la fiction, l'archive, l'histoire, l'ethnologie, le reportage. La photo de couverture de l'édition française, où l'on voit le jeune Bernardo Carvalho, 6 ans, donner la main à un robuste indien du Xingu - prononcez «Chinegou» -, est un document privé.
Elle accompagne quelques autres souvenirs personnels, où l'auteur évoque son père, la visite qu'ils firent de Brasilia, leurs vacances en Amazonie... /...Mêlé à cette matière autobiographique, le souvenir de Buell Quain, un anthropologue américain qui s'est suicidé en août 1939 au cours d'un séjour chez les indiens Krahô, fournit le véritable mobile du livre. Que s'est-il passé pour que ce brillant élève de Ruth Benedict, papesse de l'école américaine d'anthropologie à l'université de Columbia, en soit arrivé à se tuer ? Quels ressentiments, quels échecs, quelles frustrations, quel enchaînement de dépits ?

Par un subtile jeu de mise en abyme, Bernardo Carvalho, journaliste à la Folha de Sao Paulo pour laquelle il fut correspondant à Paris et New York, mais surtout écrivain confirmé dont c'est le cinquième livre traduit en français, se raconte enquêtant pour écrire son roman... (Sébastien Lapaque - Le Figaro du 1er décembre 2005)

«Carvalho, comme Buell Quain, a lui-même goûté aux affres de la forêt dans son enfance brésilienne. Le récit de sa propre vie, jalonné d'expéditions menées par son père, propriétaire agricole et pilote excentrique, contamine l'enquête et le rapproche un peu plus de Quain, ce fantôme qui le persécute tel Le Horla de Maupassant. "Le rêve des uns est la réalité des autres. On peut en dire de même des cauchemars" : en écho aux plus sombres récits de noirceur réaliste, Carvalho glisse, vogue entre terre ferme et coeur des ténèbres, dans la lignée de Conrad ou de Blaise Cendrars. Enquête dérivant vers l'introspection funèbre, le récit manie avec malice l'opacité des preuves, la langue cachée des témoignages et les pouvoirs de la visibilité ("Les yeux sont incapables de voir"). On n'en attendait pas moins de la part du trilingue Carvalho, auteur de Mongolia en 2004, un roman nourri au grain de la solitude et des grands espaces. Au Brésil, deux prix littéraires, le prix Machado de Assis et le prix Jabuti, ont récompensé ce nouveau roman...» (Morgan Boedec - Vu sur chronicart.com en janvier 2006)

Extrait :

1. Ceci est pour quand vous viendrez. Il faut être prêt. Quelqu'un devra vous prévenir. Vous allez entrer sur une terre où la vérité et le mensonge n'ont plus les significations qui vous ont amené jusqu'ici. Demandez aux Indiens. Posez-leur n'importe quelle question. La première qui vous traversera l'esprit. Et demain, en vous réveillant, redemandez la même chose. Et recommencez après-demain. Posez toujours la même question. Et chaque jour vous recevrez une réponse différente. La vérité est perdue au milieu de toutes les contradictions et les incohérences. Quand vous viendrez chercher ce que le passé a enfoui, sachez que vous serez aux portes d'une terre où la mémoire ne peut être exhumée car le secret, qui est le seul bien qu'on emporte dans la tombe, est aussi le seul héritage qu'on laisse à ceux qui restent et qui, comme vous et moi, sont en quête d'un sens, ne serait-ce que parce qu'ils flairent un mystère et qu'ils finissent par mourir de curiosité. Vous viendrez en vous appuyant sur des faits qui jusqu'alors vous auront paru irréfutables. À savoir que l'anthropologue américain Buell Quain, mon ami, est mort dans la nuit du 2 août 1939 à l'âge de vingt-sept ans. Qu'il s'est tué sans explication apparente, dans un geste intempestif et d'une violence effarante. Qu'il s'est maltraité, malgré les supplications des deux Indiens qui l'accompagnaient lors de son dernier voyage de retour, du village à Carolina, et qui se sont enfuis, épouvantés par l'horreur et le sang. Qu'il s'est tailladé et pendu. Qu'il a laissé des lettres impressionnantes, mais qui n'expliquent rien. Qu'il a été qualifié de malheureux et d'insensé dans des rapports que j'ai eu le malheur d'aider à rédiger pour éviter une enquête.

J'ai passé des années à vous attendre, qui que vous soyez, me reposant uniquement sur ce que j'étais seul à savoir, mais désormais je ne peux plus compter sur la chance ni laisser disparaître avec moi ce que j'ai confié à ma mémoire. Je ne peux pas non plus livrer à des mains étrangères ce qui vous appartient et que j'ai enfermé à double tour en vous attendant pendant toutes ces années de tristesse et de désillusion. Pardonnez-moi. Je ne peux courir aucun risque. Je ne suis plus en état de défier la mort. Je n'ai plus l'âge. Demain, je prendrai le bac pour rentrer à Carolina. Mais auparavant je laisse ce testament pour le jour où vous viendrez et où vous vous trouverez face à l'incertitude la plus absolue.

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CARVALHO BERNARDO
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Description du livre METAILIE. Paperback. État : NEW. METAILIE (26/08/2005) Weight: 277g. / 0.61 lbs Binding Paperback Great Customer Service!. N° de réf. du libraire 9782864245506

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