Benjamin Dormann Ils ont acheté la presse

ISBN 13 : 9782864772583

Ils ont acheté la presse

 
9782864772583: Ils ont acheté la presse
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In-12° broché (20,6 cm sur 13,2). 342 pages. Occasion comme neuf. Poids sans emballage : 358 grammes.

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Extrait :

Extrait de l'introduction

«Vous n'avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur ! Vous ne l'avez pas...». Chacun se souvient de cette phrase prononcée par Valéry Giscard d'Estaing en mai 1974, au cours du débat télévisé de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, en réplique à la phrase de François Mitterrand : «C'est une affaire de coeur et non pas seulement d'intelligence !»
C'était il y a trente-sept ans. La politique était simple, au moins dans l'esprit des électeurs français : Valéry Giscard d'Estaing représentait l'intelligence selon la tradition française : le polytechnicien, l'énarque inspecteur des Finances. Celui qui saurait gérer le pays. En deux mots : la droite. Face à lui, François Mitterrand incarnait le candidat du programme commun, celui du socialisme et du communisme réunis. Pour une France plus solidaire, plus généreuse, où l'on ne parlerait pas que de crise, fut-elle pétrolière, mais où l'on attacherait davantage d'importance à la morale et à des valeurs plus humaines telle que la fraternité. En deux mots : la gauche. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts. Valéry Giscard d'Estaing a été élu. Puis ce fut au tour de François Mitterrand, deux fois, suivi de Jacques Chirac, également deux fois, et enfin de Nicolas Sarkozy.
Économiquement, rien n'a vraiment changé depuis. La crise pétrolière a laissé place à une crise financière, plus violente encore. Certains se sont dits gaullistes, d'autres socialistes, d'autres «pragmatiques» mais finalement le résultat de leur politique fut globalement le même : des millions de chômeurs, loin du seuil de 3 % de 1974, des dépenses publiques et des subventions en pleine explosion. A l'éternelle question «qui va payer ?» l'addition de ces acquis, la réponse fut à chaque fois la même : «le déficit» ! Nom abstrait pour désigner une dette colossale imposée sans scrupule aux générations suivantes. Elles payeront pour notre égoïsme et nos échecs, selon un vieux principe communément appelé «cavalerie» dans le secteur privé : les revenus incertains de demain payeront les dépenses irresponsables d'aujourd'hui... Inch'Allah !
Pourtant, politiquement, un séisme s'est produit durant cette période. Au désespoir de nombre de ses fidèles militants et sympathisants de base, le Parti socialiste n'est plus le parti du coeur, mais bien celui de l'écoeurement. Grâce à sa direction, il est devenu à l'image de son adversaire de droite : rongé par des haines internes et des luttes d'ego pour le pouvoir, obsédé par son image et sa communication, sans vision claire ni projet de société défini à opposer à une société de consommation de plus en plus envahissante... Bref, le Parti socialiste de 2011 n'est plus que l'ombre de celui qui avait rendu tant de gens heureux, un soir de mai 1981. Ce soir-là, un projet politique avait gagné. Trente ans plus tard, gagner est devenu le projet. Gagner certes pour que ça change (mais pas trop, qu'on se rassure), gagner surtout pour relancer la croissance et la consommation... bref, faire du Sarkozy, à la place de Sarkozy, voilà la triste perspective offerte par un socialisme devenu lui aussi conservateur. Ce substitut du socialisme revêt désormais le doux nom consensuel de social-libéral. La croissance pour quoi faire ? La croissance vers où ? Le plus de consommation jusqu'à quand ? Au diable ces questions qui demeurent sans réponse. Désormais, la cause est devenue plus importante que l'objectif avec comme principal moteur la détestation de l'adversaire, Nicolas Sarkozy. La maladive compétition mondiale tous azimuts a aussi gangrené la tête du parti de l'espérance. Ici comme ailleurs, ne compte plus qu'une chose : gagner ! Coûte que coûte. Par tous les moyens. Au prix de dangereux mensonges, s'il le faut.

Présentation de l'éditeur :

«Pourquoi la presse française n'a-t-elle rien dit avant ?» s'est-on interrogé quand l'affaire Dominique Strauss-Kahn a éclaté.
La presse d'opposition est heureuse de recevoir des centaines de millions de subventions de Nicolas Sarkozy, mais est en campagne pour empêcher sa réélection. De ce fait, les journalistes militent plus qu'ils n'informent, reproduisant avec complaisance des scénarios mis en scène par des communiquants, renonçant souvent à faire la moindre enquête ou la menant avec des présupposés.
De plus, cette presse se vend progressivement à des financiers dits «de gauche», oubliant que dans la presse, comme ailleurs, des financiers restent des financiers. En suivant notamment de près la reprise du Monde par Matthieu Pigasse et la gestion du Nouvel Observateur par Denis Olivennes, on découvre, étonnés, ses connivences, son opacité, et les coulisses d'une presse embourbée dans ses contradictions et ses mensonges.
Si ce 4e pouvoir a aujourd'hui renoncé à jouer son rôle, c'est qu'il a accepté de frayer avec ce 5e pouvoir que l'on découvre ici : celui des réseaux mondialisés, mêlant hommes d'affaires, financiers, médias et politiques, agissant et décidant dans la coulisse, en toute discrétion, parallèlement à nos structures démocratiques devenues impotentes.
Une enquête fouillée de plus de deux ans, un voyage édifiant et instructif dans l'envers du décor, où l'on croise les membres du Siècle, le plus grand groupe d'influence français, le Young Leader Arnaud Montebourg, le Bilderberger Manuel Valls, ou le German Marshall Fund, financeur américain de Terra Nova, fondation initiatrice des primaires du Parti socialiste... et où l'on découvre les stupéfiantes conditions de la nomination du parfait inconnu Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen.
Pour découvrir ceux qui nous manipulent, nous désinforment et veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Benjamin Dormann a été journaliste dans la presse financière, trésorier d'un parti politique «divers gauche» et candidat à des élections européennes et législatives.
Diplômé d'un MBA en finance de l'université de Chicago, il est depuis quatorze ans associé d'un cabinet de consultants indépendants, spécialisé en gestion de risques et en crédit aux entreprises, et executive chairman d'une structure internationale active dans trente pays.

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Benjamin Dormann
Edité par Picollec (2012)
ISBN 10 : 2864772582 ISBN 13 : 9782864772583
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