Cancer et alimentation

 
9782868191854: Cancer et alimentation
Extrait :

Avant-propos

Pour les médecins traditionnels, médecins traditionnels chinois, médecins ayurvédiques, médecine hippocratique, une part importante de la consultation, après le diagnostic et avant ou après le traitement proprement dit, s'appelle l'éducation du patient. Or, malgré cela, peut-être parce que le temps de la consultation ne le permet pas, ou parce que lorsque nous allons chez le médecin, nous y allons surtout pour être rassurés, mais pas pour recevoir des conseils, le message passe mal.
C'est une des raisons qui nous ont poussés tous professionnels de la santé, à sortir de nos cabinets et de nos officines pour partager nos connaissances en ce qui concerne la prévention. Nous pensons que notre rôle est, à côté du soin proprement dit, un rôle de partage de notre savoir et connaissance contribuant à aider le patient à être acteur de sa santé.

Par ailleurs, nous sommes tous extrêmement sensibilisés et même secoués, par l'augmentation du cancer en général et du cancer du sein en particulier : encore en 2011, une femme meurt toutes les heures d'un cancer du sein.
Pour nous, avant ou à côté du dépistage, et à l'heure où le est controversé, où la mammographie est remise en question en particulier dans le livre de Rachel Campergue «No mammo» repris par le FORMINDEP, avant donc ou à côté du dépistage qui arrive quand la maladie est déjà là, il est important et moins coûteux d'installer la prévention.

«Le médecin du XXIe siècle deviendra progressivement un conseiller. Il aidera ses patients sains à le rester et à gérer à long terme leur capital santé» a écrit Jean Dausset, prix Nobel de Médecine. La prévention se situe en amont du dépistage et présente un intérêt considérable en termes de santé publique et d'économie de santé !

Dans ce livre, nous aborderons le problème de l'alimentation, qui est d'une manière ou d'une autre responsable d'un tiers des cancers. Nous ne parlerons du tabac que pour dire et répéter que l'éviction du tabac est essentielle.
Nous ne nous intéresserons pas ici aux cancers professionnels qui atteignent les ouvriers de l'industrie du plastique, des colorants, du pétrole, de l'amiante, de l'énergie atomique, du bois, des solvants, des polluants agricoles, des polluants industriels, du mercure, plomb, PCB polychlorobiphényles, parabènes...
Nous n'aborderons pas les aspects biochimiques de la genèse du cancer et ne ferons que citer cette nouvelle science, la nutrigénomique et également l'épigénétique, cette nouvelle discipline qui montre que nous ne sommes pas prisonniers des gènes avec lesquels nous naissons : le rôle de l'environnement est fondamental dans l'expression de nos gènes.

Nous ne parlerons pas non plus de ce que David Servan-Schreiber appelait «le mental anti cancer».

Nous insisterons surtout sur les principes de base de l'art de s'alimenter, principes sur lesquels tous les nutritionnistes, dans la cacophonie ambiante, sont pourtant souvent d'accord. Ce sont des principes extrêmement simples.
S'alimenter, c'était simple et chacun peut se souvenir de délicieuses soupes, daubes, ragoûts, confitures maison, jambon et légumes du jardin, préparés avec amour par une maman ou mamie, de la traditionnelle alimentation de terroir et d'un certain partage de savoir-faire culinaire garant de diversité.
Or, en l'espace de 30 ans, un ensemble de produits transformés a envahi nos cuisines en remplacement des aliments naturels qui servaient à préparer nos repas, produits dans la composition desquels les sucres, matières grasses et autres ingrédients divers ont été considérablement augmentés et que le chercheur Pierre Weill appelle avec humour O.C.N.I. «objets comestibles non identifiés».

Dans le même temps, l'industrie agro-alimentaire, comme l'industrie pharmaceutique continuent à faire des chiffres d'affaires considérables, les dépenses de santé augmentent, en même temps que l'incidence des maladies : obésité, cancer du sein, maladies allergiques, inflammatoires et auto-immunes.
Il ne s'agit pas de transition nutritionnelle mais d'une révolution de nos modes de consommation et d'alimentation. S'alimenter simplement nécessite une prise de conscience. Il ne s'agit surtout pas d'édicter des règles de conduite stricte, s'alimenter est d'abord une expérience singulière, ni d'uniformiser nos comportements nutritionnels, mais bien de situer les limites raisonnables à respecter dans les pratiques alimentaires, de donner des repères nutritionnels précis permettant une maîtrise individuelle de l'alimentation, compte tenu entre autres, de l'éclatement des familles.

Présentation de l'éditeur :

Notre alimentation, et notre environnement en général, ont un impact direct sur notre vie quotidienne, qu ils peuvent modifier de manière positive ou négative. S il convient de rester humble face au cancer (chaque processus de guérison varie considérablement d un patient à l autre) adopter de bonnes habitudes alimentaires participe de manière décisive à sa prévention. Dominique Georget-Tessier est médecin généraliste, elle exerce depuis 30 ans près de Pau. Elle pratique une médecine intégrative articulant le savoir biomédical à l homéopathie, l acupuncture, la micronutrition, la phytoaromathérapie, la médecine psychosomatique.

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1.

Dr. Dominique Georget-Tessier
Edité par Editions d'Utovie (2013)
ISBN 10 : 2868191851 ISBN 13 : 9782868191854
Neuf(s) Quantité : 3
Vendeur
Gallix
(Gif sur Yvette, France)
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Description du livre Editions d'Utovie, 2013. État : Neuf. N° de réf. du libraire 9782868191854

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