SUISSES DE NAPOLEON A LA BEREZINA

 
9782882956675: SUISSES DE NAPOLEON A LA BEREZINA
Extrait :

Les Suisses de Napoléon et le Musée de Penthes

par Bénédict de Tscharner, ancien ambassadeur, président de la Fondation pour l'Histoire des Suisses dans le Monde.

Dès le XVe siècle, la présence de soldats et d'officiers originaires de l'ancienne Confédération sur les champs de bataille marque à la fois l'histoire militaire européenne et l'histoire suisse. Ces militaires faisaient partie de régiments entiers au service de souverains étrangers, ou s'étaient engagés en tant que mercenaires individuels. Ces hommes, souvent très jeunes, venaient d'un pays qui ne pouvait pas nourrir tous ses fils. Les Suisses étaient connus pour leur aptitude au métier militaire, leur discipline au combat, mais aussi leur fougue, voire leur cruauté. Le recrutement et la mise à disposition d'unités entières constituaient une activité lucrative pour quelques entrepreneurs issus de grandes familles aristocratiques suisses. Celles-ci fournissaient aussi une part importante du corps d'officiers. L'État fédéral issu de la Constitution de 1848 interdit tout service étranger dès 1859.

GLOIRE ET HONNEUR, MAIS SOUFFRANCES AUSSI

L'histoire du service étranger peut être écrite en mettant l'accent sur l'honneur des combattants et la gloire de quelques victoires; s'y ajoute la proverbiale fidélité des Suisses.
Mais il faut bien être conscient que c'est aussi une histoire faite de souffrances, de défaites et d'humiliations. Combien de jeunes Suisses ont perdu la vie loin de leur patrie ou sont rentrés invalides ? Il suffit de se rappeler la tragique bataille de Marignan (1515) ou le terrible sac de Rome (1527) où des gardes suisses se sont sacrifiés pour défendre le pape. En août 1792, à Paris, les révolutionnaires massacrèrent les Suisses qui défendaient le palais des Tuileries du roi Louis XVI. Les cantons suisses qui négociaient les traités (capitulations) avec les puissances étrangères, insistaient pour éviter que, dans une bataille donnée, des Suisses ne se trouvent face à d'autres Suisses au service de la partie adverse ; mais cette règle n'a - hélas ! - pas été respectée en toutes circonstances.

LES RÉGIMENTS SUISSES SOUS DRAPEAUX NAPOLÉONIENS

Napoléon Bonaparte, qui rêvait de dominer l'Europe, n'eut pas moins besoin de troupes suisses que les rois de France avant lui. En 1803, après avoir ramené, avec l'Acte de Médiation, un peu de calme dans une Suisse déchirée par des querelles internes, il eut hâte de faire signer à la Suisse une nouvelle capitulation. On trouvera donc des Suisses dans toutes les grandes campagnes de l'Empereur, en Espagne, en Allemagne, en Autriche - et en Russie. La retraite d'une Grande Armée terriblement décimée et découragée par l'aventure moscovite est restée dans toutes les mémoires comme un épisode particulièrement douloureux; le passage sur la rivière de la Bérézina en Biélorussie fin novembre 1812 s'inscrit dans cette épopée tragique.
Le Musée des Suisses dans le Monde est heureux de pouvoir présenter à ses visiteurs, dans une salle réaménagée autour du thème des «Suisses de Napoléon», trois dioramas impressionnants et fort instructifs, créations qui sont l'oeuvre de Beat Aebi (Onnens) et de Werner Schindler (Glaris). Que les auteurs soient d'emblée très chaleureusement remerciés, non seulement pour la prouesse technique et la création artistique de ces dioramas, mais aussi pour l'immense effort de recherche qui a précédé et accompagné ce travail. Je remercie aussi les auteurs des articles de cette brochure, qui sont autant de conseillers qualifiés sans l'aide desquels cette entreprise muséographique n'aurait pas été possible.

Présentation de l'éditeur :

Le Musée des Suisses dans le Monde rend hommage aux Suisses de Napoléon à la Bérézina en publiant cet ouvrage sous la direction de M. Bénédict de Tscharner. Six auteurs ont participé à la rédaction de ce livre en y évoquant les différents aspects de cette confrontation entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre.
Hiver 1812, pour Napoléon c'est la retraite, l'Empereur a échoué devant Moscou et doit repasser la Bérézina pour rentrer à Paris. C'est pendant les journées du 27, 28 et 29 novembre 1812 que s'illustreront les quatre régiments suisses qui par leur bravoure sans pareille ont permis à la Grande Armée de traverser le fleuve. Douze mille soldats y partirent, 300 en revinrent...
Un diorama spécialement conçu en hommage à ces soldats et reconstituant la bataille sera présenté au musée.
La Bérézina fut la dernière bataille qui vit des régiments suisses participer à un conflit. Le 15 mars 1814, la Diète générale décrétera la fin des régiments suisses au service de Napoléon. «Les meilleures troupes, celles auxquelles vous pouvez avoir le plus de confiance, ce sont les Suisses, elles sont braves et fidèles», dira l'empereur des Français de ces Suisses héroïques.

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COLLECTIF
Edité par CABEDITA
ISBN 10 : 2882956673 ISBN 13 : 9782882956675
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Description du livre CABEDITA. Soft Cover. État : NEW. CABEDITA (18/10/2013) Weight: 205g. / 0.45 lbs Binding Paperback Great Customer Service!. N° de réf. du libraire 9782882956675

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