Les merveilleuses mères veilleuses

 
9782909403298: Les merveilleuses mères veilleuses
Extrait :

C'est le plus beau des poèmes, celui qui relie la mère et le ciel, la lumière de nos maisons et celle des étoiles dans le même scintillement fragile. Tout l'univers dans un petit coeur qui bat, si sûr de sa vie déjà, toute la sagesse des hommes sur les lèvres de la femme qui veille, ces lèvres qui sont un livre pour l'enfant au bord du sommeil. On y lit le chant du ciel et celui des terres lointaines, des bonheurs d'antan et de tous les temps, le chuchotis des sources et des fontaines mêlé au doux souffle maternel.
L'invincibilité des petits d'hommes hâlés par le soleil de l'amour et le souffle chaud de la tendresse, est née là très exactement : dans l'enceinte de ces citadelles érigées par les fidèles gardiennes du long temps qui fait mûrir. Au plus secret des joies et des peines.
Les coeurs d'enfants sont nourris au rêve des femmes, au sein de la paix qui espère, dans la bourdonnante félicité qu'accompagne la louange des heures, inlassables psalmodies au fil des nuits fiévreuses et des jours incertains, et qui tissent tant d'amour, tant d'amour. Murmures de femmes dédiés comme des serments d'alliance aux fils de la joie, devenus voyageurs d'espérance au long cours et qui se souviendront de ce trop-plein d'amour tout au long et au large de leur vie.
Affaiblis par l'usure du monde et les aléas du destin, les voilà à jamais rendus forts par le souvenir vivace de ce regard posé sur eux comme une délivrance, ce regard qui naguère les protégeait des guerres, de toutes les menaces et de tous les chagrins, ce regard qui jetait la fine étole du mystère sur leurs grands yeux assoiffés de lumière, pour les mener plus sûrement vers demain. Les lendemains qui chantent, c'est aux mères qu'on les doit. Leur amour si humble, qui se croit impuissant ou du moins incapable de changer le cours des événements, c'est ce souffle chargé de tant d'heures de patience, de larmes et de sourires, qui pousse la frêle embarcation vers la terre promise et rend la traversée possible.
C'est aussi au monde que les mères donnent vie en lui offrant le visage qu'on aime à lui voir : serein, confiant et lumineux, pétri de fraternité. Visage vivant né de ces inlassables psalmodies au plein des jours, au creux des nuits et qui soufflent tout au coeur du petit et partout alentour, et plus tard dans sa vie, maintenant et toujours, tant d'amour, oui tant d'amour...

Présentation de l'éditeur :

Hommage Pari insensé ou sentimentalisme excessif ? François Garagnon voit dans le geste infime de la mère qui veille, quelque chose de plus conséquent, pour l avenir de l humanité, que les décisions des puissants qui gouvernent la marche du monde. Car c est à partir de cette inclination infiniment tendre et protectrice enfouie dans un instinct millénaire, qu un petit d homme trouvera, plus tard, assez de points d appui et d envol pour laisser au monde son empreinte et transformer le hasard en destin. La femme qui porte fruit, qui donne la vie puis en prend soin, est presque malgré elle dépositaire du mystère des origines, d une sorte de chant inaugural sans cesse recommencé qui laisse entrevoir une perfection et une pureté qui ne sont pas de ce monde. À celles qui donnent la vie , l auteur rend un hommage discret par petites touches délicates et légères, jusqu à cette poésie mystique qui, au lieu de terminer le livre, l ouvre sur un cantique, un éclat de lumière, une chanson de ciel. Un splendide hommage à « celles qui donnent la vie »... Un écrit serein comme un chemin d alliance et souverainement actif comme une bénédiction.

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