Révolution et Contre-Révolution en Espagne (1936-1938)

 
9782915727456: Révolution et Contre-Révolution en Espagne (1936-1938)
Extrait :

Note de l'éditeur

La révolution espagnole a laissé des traces profondes dans la mémoire ouvrière. Par le sens de classe que la paysannerie pauvre et le prolétariat espagnols ont montré en ces circonstances, face à une bourgeoisie rapace et arrogante, face aussi à des féodaux à la tête d'immenses domaines sur lesquels ils exploitaient des centaines de milliers de paysans dans des conditions d'un autre âge. Et face aussi à une armée, dont le corps des officiers, issu des rangs de ces classes dominantes, ne rêvait que d'en découdre avec un mouvement ouvrier actif et combatif, pour le mettre à terre.
Ce mouvement ouvrier avait gagné en puissance au travers des combats qu'il avait menés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il organisait des dizaines de milliers de militants et des centaines de milliers de travailleurs dans toute l'Espagne.
L'avènement de la République en 1931 avait ouvert une période marquée par une montée des luttes sociales et politiques, qui furent violemment réprimées. La victoire électorale du Front populaire en février 1936 fut ressentie comme l'aube d'un changement, et le coup d'État de Franco du 17 juillet ouvrit une nouvelle phase dans la lutte pour le pouvoir qui opposait en Espagne le prolétariat aux classes possédantes et à l'armée.
L'intérêt des textes que nous publions dans ce recueil ne se réduit pas à un hommage à l'héroïsme des combattants de cette révolution : ils montrent que le renversement du pouvoir de la bourgeoisie n'était pas un songe creux.
Finalement, les travailleurs d'Espagne ont été vaincus, après trois années d'un combat acharné. Mais s'ils ont succombé, ce n'est pas seulement à cause de la puissance du camp réactionnaire. Certes, ils avaient face à eux une soldatesque puissamment armée et, qui plus est, militairement soutenue par l'Allemagne d'Hitler et l'Italie de Mussolini. Pour leur part, ils ne pouvaient pas compter sur le moindre soutien des puissances dites démocratiques, qui se réfugiaient dans une hypocrite «non-intervention», pour reprendre les termes du socialiste Léon Blum, alors à la tête du gouvernement de Front populaire en France. Quant à l'URSS stalinienne, elle avait certes envoyé quelques armes, dérisoires en quantité et en qualité comparées à l'armement dont disposaient les troupes franquistes. Mais surtout Staline avait envoyé en Espagne des commissaires politiques, dont le triste rôle a consisté à mettre en oeuvre une politique qui visait à canaliser l'élan révolutionnaire, pour le mettre à le remorque de dirigeants dits républicains, qu'ils se parent de l'étiquette socialiste ou pas. Ces politiciens craignaient la révolution et la lutte de classe comme la peste. Bien pire, les sbires de Staline, secondés par les dirigeants du Parti communiste d'Espagne, furent les maîtres d'oeuvre d'une vaste et impitoyable répression dirigée contre ceux qui refusaient cette politique. Ils furent ainsi les instigateurs du désarmement, puis de l'emprisonnement des militants ouvriers révolutionnaires qui s'opposaient à eux, n'hésitant pas à propager les pires calomnies, ne reculant pas devant les assassinats de militants, comme celui d'Andrés Nin, dirigeant du POUM.
(...)

Présentation de l'éditeur :

Cet ouvrage, écrit par Felix Morrow, militant trotskyste américain, et publié pour la première fois en 1938, est à la fois un livre historique, un témoignage à chaud et une analyse politique militante du drame majeur qui se jouait en Espagne depuis 1936. Très critique envers les autres forces politiques qui luttaient contre Franco - socialistes du PSOE, communistes du PC, anarchistes de la CNT et antistaliniens du POUM -, il attribue aux dirigeants du mouvement ouvrier une grande responsabilité dans la défaite du prolétariat espagnol face au fascisme. Aujourd'hui, la plupart des historiens et des politiques voudraient restreindre les événements de 1936-1938 à une lutte contre le futur dictateur Franco. Contrairement à eux, ce livre nous rappelle qu'une grande partie de la classe ouvrière se battaient pour un idéal plus élevé, pour une société débarrassée de la misère et de l'exploitation. Les ouvriers se battaient contre les franquistes parce qu'ils voulaient la révolution. En Espagne, comme le rappelle Felix Morrow, se jouait l'avenir de la classe ouvrière et du monde.

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Félix Morrow
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