Paul Smaïl Casa, la casa

ISBN 13 : 9782915842647

Casa, la casa

 
9782915842647: Casa, la casa
Présentation de l'éditeur :

Casa, la casa fait suite à Vivre me tue... «Suite» n'est pourtant pas vraiment le terme approprié pour qualifier ce qui s'apparente davantage à la poursuite d'une quête, quête d'identité, quête initiatique hilarante, caustique, désabusée de l'auteur-narrateur s'envolant vers le Maroc à la recherche de ses racines... Mais là encore, l'association des mots auteur et narrateur s'avère abusive... Car sir le héros (ou antihéros) porte effectivement le nom de l'auteur, rien n'est plus éloigné de la démarche autobiographique que cette entreprise où le narrateur revendique son statut de personnage de fiction, de double romanesque d'un écrivain qui, en réalité... ne s'est jamais appelé Paul Smaïl, identité fictive, pseudonyme de circonstance.

La suite des aventures de Smaïl

Le succès de Vivre me tue, son premier roman, n'a pas assagi Paul Smaïl, auteur (sous pseudonyme) et narrateur qui mettait en scène sa condition de jeune Beur fondu de littérature dans la France de la «fracture sociale» chiraquienne. Paul Smaïl ne s'est pas assagi, loin de là ! Dans son second roman, il rue dans les brancards d'une intelligentsia parisienne regardant avec morgue et condescendance ce jeune immigré qui se pique de vouloir écrire, et dépeint le peu ragoûtant milieu éditorial auquel ses ambitions d'écrivain l'ont contraint de se frotter.

Définitivement allergique au petit monde ridicule des lettres parisien et incapable de s'adapter à la société marocaine où il avait cru un temps retrouver ses racines, le personnage regagne Barbes et son melting-pot, sa vraie patrie.

L'auteur :

Paul Smaïl est le pseudonyme de Jack-Alain Léger, romancier français né en 1947, critique rock au milieu des années 1960, musicien de la scène underground au début des années 1970 et interprète inoubliable de Chrysler rose, auteur sous le nom de Jack-Alain Léger (qui est aussi un pseudonyme) d'une trentaine de livres, et de quatre romans sous celui de Paul Smaïl. La découverte de la véritable identité de l'auteur de Casa la Casa, Ali le Magnifique, Vivre me tue, etc., avait déclenché un petit scandale dans le landernau littéraire français, le prétendu jeune Beur témoignant de ses difficultés d'adaptation étant en réalité un Français de souche.

Rappel :

Les éditions Cartouche ont déjà réédité Vivre me tue, du même auteur (avril 2010).

Extrait :

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Mais devenu gardien de nuit l'an dernier, pendant des mois je ne me suis plus couché avant le jour pour écrire Vivre me tue. Ce que je vis, je l'écris, ce que j'écris, je le vis. Au dernier chapitre du livre, je m'envolais - non, le héros de mon roman s'envolait pour le Maroc. Le livre fini, je suis parti pour le Maroc. Je n'avais devancé que de quelques semaines, sur le papier, l'appel d'une autre vie, l'aventure, le retour au pays de mes aïeux. Et je savais, je le savais sur le papier comme je le savais dans mon coeur, je savais qu'il n'y aurait pas de miracle, je savais qu'on ne revient pas au pays où l'on n'est pas né. Il n'y a pas pour nous de Terre promise. J'étais sans illusions. Je devinais que je faisais une connerie, mais je savais aussi que je devais la faire. Il le fallait, c'était écrit. C'était écrit ! Je me trouvais alors dans cet état d'esprit où se trouve mon semblable, mon frère, Ismaël, à la première page de Moby Dick : «C'est mon truc pour chasser le cafard et faire retomber la tension. Quand une grimace arrière me tord la bouche, que mon humeur est un crachin de novembre, que je me surprends à lécher les vitrines des pompes funèbres et à suivre tous les enterrements, je me dis qu'il est grand temps pour moi de prendre le large...» Je cite à peu près, de mémoire. Je n'ai pas sous la main le roman de Melville : je viens juste d'arriver, je n'ai pas eu le temps de rouvrir les cartons où j'avais rangé mes bouquins cet été, avant de m'envoler pour Casa.

Retour de Casa, retour à la casa, retour à la case départ sous le crachin de novembre. Je n'ai pas trouvé la baleine blanche, et je ne me suis pas trouvé, non plus, là-bas. Je n'y ai pas trouvé la paix, ni seulement l'apaisement que je recherchais. Je ne sais rien de plus sur moi, ou si peu, il me semble, et j'ai failli me perdre. Me perdre dans la mélancolie comme on se perd dans le dédale des médinas ou les sables du désert. Ce n'était qu'un mirage.

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1.

Smail, Paul
Edité par CARTOUCHE (2010)
ISBN 10 : 2915842647 ISBN 13 : 9782915842647
Neuf(s) Paperback Quantité : 6
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Description du livre CARTOUCHE, 2010. Paperback. État : NEUF. Casa, la casa fait suite à Vivre me tue."Suite" n'est pourtant pas vraiment le terme approprié pour qualifier ce qui s'apparente davantage à la poursuite d'une quête, quête d'identité, quête initiatique hilarante, caustique, désabusée de l'auteur-narrateur s'envolant vers le Maroc à la recherche de ses racines. Mais là encore, l'association des mots auteur et narrateur s'avère abusive. Car si le héros (ou l'antihéros) porte effectivement le nom de l'auteur, rien n'est plus éloigné de la démarche autobiographique que cette entreprise où le narrateur revendique son statut de personnage de fiction, de double romanesque d'un écrivain qui, en réalité, ne s'est jamais appelé Paul Smaïl, identité fictive, pseudonyme de circonstance. - Poids : 366g - Langue : fre - Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance LES MODERNES. N° de réf. du libraire N9782915842647

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