-Calligrammes- dans tous ses états - Edition Critique du Recueil de Guillaume Apollinaire

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9782916608068: -Calligrammes- dans tous ses états - Edition Critique du Recueil de Guillaume Apollinaire
Extrait :

Extrait de l'avant-propos :

I - Lointaines origines

Poèmes figurés

Le titre donné par Apollinaire à son second grand recueil de poèmes, Calligrammes, attire d'abord l'attention sur la «beauté des lettres», c'est-à-dire sur les aspects visuels de l'écriture. Il saute aux yeux de qui feuillette pour la première fois le volume que les traditions poétiques sont ici bousculées, mises à mal, et qu'un certain nombre de «poèmes» ressemblent davantage à des dessins qu'aux vers attendus dans un recueil sous-titré «Poèmes de la paix et de la guerre». La poésie visuelle renaît.
Il existe une longue tradition de «poèmes figurés», présente dès l'Antiquité, à laquelle Apollinaire se rattache à l'évidence. Dans un texte fondateur donné par Michel Décaudin à son édition de Calligrammes, un certain nombre de précédents sont évoqués, de Simmias de Rhodes en passant par Rabelais et jusqu'au Dos publié par Gabriel Martin en 1891. Dans une acception très large, les lettres, mots ou phrases disposés de façon à former un dessin ne sont en effet pas chose nouvelle. Le développement des recherches sur les rapports entre la lettre et l'image, pour reprendre un titre de Massin, a été à l'origine de plusieurs ouvrages qui nous donnent à voir toutes sortes de combinaisons remontant à l'aube de l'écriture. Déjà Jérôme Peignot, en 1978, avait étendu l'expression de «calligramme», inventée par Apollinaire, à l'ensemble de ces «poèmes figurés» enrichi de nouveaux exemples, dont cer­tains dans des alphabets étrangers, et d'autres postérieurs à Apollinaire. Michel Décaudin avait pensé aux «Djinns» de Victor Hugo ; on découvre aussi dans le livre de Jérôme Peignot «La queue de la souris» de Lewis Carroll ou, en 1861, une maison, une pipe, un tricorne, etc., traités avec fantaisie dans Le Journal amusant. L'exposition de Jeremy Adler et Ludwig Ernst intitulée Text als Figur : visuelle Poésie von derAntike bis zur Moderne (1987), une autre comme Poésure et peintrie, une exposition plus récente encore, Alfabeto in Sogno, Dal carme figurato alla poesia concreta, offrent un large panorama des innombrables tentatives pour marier la lettre et le dessin. Un titre comme celui d'Antoine Coron, Avant Apollinaire, vingt siècles de poèmes figurés, dit à la fois la richesse de cette tradition et le repère quasi absolu que forme Apollinaire : bien malgré l'auteur sans doute, car les «vingt siècles» étaient destinés à écraser le poète sous le poids de ses prédécesseurs. Il est curieux de constater que ce critique, comme Jérôme Peignot, nomme calligrammes tous les exemples précédant ces «jeux poétiques», sans toujours leur adjoindre des guillemets, comme si une fois pour toutes Apollinaire avait baptisé rétrospectivement toutes les formes de poèmes figurés.

Présentation de l'éditeur :

«Calligrammes» dans tous ses états donne à voir toutes les étapes de la naissance du second grand recueil poétique d'Apollinaire, publié en 1918, l'année de sa mort.
Environ quatre cents manuscrits et documents, dont la première maquette de Case d'armons, fabriquée sur le front en 1915, et l'édition originale, jamais encore reproduite, sont pour la première fois réunis ici. Accompagnés d'un appareil critique, destiné aux chercheurs, aux étudiants, aux enseignants, aux fervents d'Apollinaire, aux amoureux de la poésie, voire aux collectionneurs, ils constituent l'épopée d'un livre élaboré difficilement pendant la Grande Guerre. Solidaires de cette Histoire vécue par le poète-combattant, ils sont surtout un moment essentiel de l'histoire de l'art et de la poésie modernes.
L'inventeur, en 1917, du mot «calligramme» a créé dès 1914, dans ses «poèmes formels», une poésie «spectaculaire», qui s'offre simultanément à la lecture et à la contemplation. Apollinaire nous propose dans Calligrammes, trop longtemps resté dans l'ombre d'Alcools, toutes sortes de fécondes métamorphoses poétiques dont l'héritage est loin d'être épuisé.
Présentées et analysées par Claude Debon, les étapes de cette création mettent en lumière un exceptionnel champ d'expérimentations et de réussites poétiques.

Claude Debon, Professeur émérite à l'Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III, ancienne élève de l'École Normale Supérieure, a soutenu une thèse en 1978 sur «Guillaume Apollinaire de 1914 à 1918». Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur Apollinaire.
Elle publie simultanément avec Peter Read Les Dessins de Guillaume Apollinaire aux Éditions Buchet-Chastel dans la collection «Les Cahiers Dessinés», dirigée par Frédéric Pajak.

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Claude Debon
Edité par Editions Calliopées (2008)
ISBN 10 : 2916608060 ISBN 13 : 9782916608068
Neuf(s) Quantité : 3
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Gallix
(Gif sur Yvette, France)
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Description du livre Editions Calliopées, 2008. État : Neuf. N° de réf. du libraire 9782916608068

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