Un Coeur simple

 
9788140000500: Un Coeur simple
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Au temps de Gustave Flaubert

Une période politique troublée
Après la Révolution française qui a clos le XVIIIe siècle en abolissant la monarchie, le XIXe siècle voit se succéder différents régimes politiques : dès 1804, Napoléon, Premier consul, se proclame empereur. S'ensuit alors une période de grandes conquêtes militaires, source de fascination pour la future génération romantique qui saura entretenir cet élan révolutionnaire. En 1814, Napoléon abdique une première fois. La première Restauration, qui voit le retour des Bourbons, est interrompue par la période des Cent-Jours (1815), au cours de laquelle l'Empereur reprend le pouvoir et qui s'achève par la défaite de Waterloo.
La seconde Restauration, après les Cent-Jours, rétablit la monarchie, et trois rois se succèdent jusqu'en 1848 : Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. Mais le peuple français n'est pas en accord avec cette royauté qui peine à s'adapter aux évolutions d'une société en pleine révolution industrielle. La révolution de février 1848, à laquelle assiste Flaubert, au côté de nombreux écrivains et artistes de l'époque, instaure la IIe République ; Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, auréolé de la gloire de son oncle, est élu prince-président. Mais les espoirs seront vite déçus...
Le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte organise un coup d'État et, l'année suivante, il se proclame empereur. Le peuple français entre dans la période du second Empire, qui servira de cadre à de nombreux romans réalistes et naturalistes (par exemple Nana de Zola).
Enfin, en mai 1871, Paris vit les épisodes sanglants de la Commune, révolte populaire provoquée en partie par la guerre franco-prussienne de 1870 (trame de fond de la nouvelle Boule de suif, de Maupassant). Au terme de ces conflits, la IIIe République voit le jour ; elle ne prendra fin qu'en 1940, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Une société en pleine évolution

C'est sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848), appelé «monarchie de Juillet», que la France commence son industrialisation. La vie politique se voit alors peu à peu dominée par les familles de la haute bourgeoisie, liées aux banques ou aux grandes entreprises ; ces bourgeois s'enrichissent de manière considérable grâce à la révolution industrielle, car ce sont eux qui possèdent les mines, les chemins de fer, les filatures, les commerces... À l'inverse, l'exode rural - les villes se développant très rapidement, les habitants des campagnes vont s'y installer - contribue à l'apparition d'une population urbaine ouvrière qui vivra dans des conditions misérables, décrites dans L'Assommoir de Zola, par exemple. L'argent devient la clé de voûte de l'édifice. Le Premier ministre Guizot instituera d'ailleurs le credo de cette nouvelle époque : «Enrichissez-vous !», tandis que les grands magasins et la publicité amorcent la création de la société dite «de consommation». La monarchie de Juillet est aussi marquée par un nouvel essor de la colonisation française, évoquée dans Un coeur simple par le départ de Victor pour un voyage au long cours (chapitre III). À partir de 1827, c'est l'Algérie qui est colonisée, au prétexte d'un coup d'éventail donné par le dey (régent) d'Alger au consul français I Le développement des chemins de fer aura une autre conséquence plus inattendue : l'essor des villes balnéaires sur les côtes normandes et bretonnes. Avec le nouveau concept de loisirs, dorénavant on vient aussi en bord de mer pour s'amuser, et non plus simplement pour profiter des vertus marines. En effet, dès le XVIIIe siècle, en Angleterre, l'idée que les bains de mer étaient bons pour la santé et qu'ils vivifiaient le corps s'était instaurée. Très vite, la bonne société française avait suivi cette mode anglaise, et les enfants malingres étaient envoyés dans le premier établissement de bains de mer, créé à Boulogne en 1790. À partir des années 1820, le phénomène s'amplifie encore. Les côtes normandes sont particulièrement appréciées car elles sont proches de Paris ; Deauville est créée au XIXe siècle par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, et Trouville est mise à la mode par des peintres qui vont y séjourner.
(...)

Présentation de l'éditeur :

Un Coeur simple ouvre le recueil de Trois contes, écrits entre 1875 et 77, époque où Flaubert est harcelé par les tracas financiers de sa nièce adorée, et risque de perdre sa grande maison de Croisset. Une fois le danger passé il se consacre à ce récit où il raconte l'histoire d'une servante prête à sacrifier sa vie aux autres, incapable d'avoir une vie à elle. Jeune elle s éprend d'amour pour Théodore qui l'abandonne. Puis elle sera une deuxième mère pour Paul et Virginie, les deux enfants de Madame Aubain, qui lui causeront de grands chagrins. Elle aura une grande affection pour son neveu Victor, qui disparaîtra après s'être embarqué. Un jour sa patronne recevra comme cadeau un perroquet, qu'elle n'aime pas et lui donna. Félicité sera alors heureuse, au perroquet elle donnera toute son affection qu'elle croira partagée.

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