Pascal Fleury est né le 17 juillet 1951.
Il aurait pu s'appeler Gilbert Bossard si son père l'avait bien voulu. Ou bien il aurait pu s'appeler Arnold Bedricjzuk et être citoyen cosaque si sa mère l'avait pu.
Il fut adopté et devint donc Pascal Fleury. Un nom qui ne prédispose pas aux carrières militaires.
Il devint pour un moment le plus jeune docteur d'État ès Lettres en 1978 pour une thèse qui était assez illisible pour que le jury, découragé, lui refile le diplôme et basta.
Sémiologue, il fut happé par le monde des études marketing et passa trente années à comprendre les attentes et les motivations des consommateurs afin d'assurer la prospérité des industriels. Au fond un métier plutôt rigolo où l'on découvre à quel point la ménagère grecque n'a pas les mêmes habitudes que sa consoeur de la Hollande la plus protestante.
En 1995 et 1996, Pascal Fleury est allé au Vietnam pour adopter ses filles. La plus jeune d'abord, la plus grande après... Juste pour faire les choses à l'envers.
Marié à une Anglaise, avec des enfants Vietnamiens, Français avec des gènes de cosaque, Pascal Fleury est sûr que sa descendance n'aura pas les oreilles décollées et ne sera pas astigmate.
Depuis toujours, Pascal Fleury aime raconter des histoires.
D'abord, enfant, fils unique, il se les racontait à lui-même.
Puis il écrivit deux larmoyantes autobiographies pour conjurer la bizarrerie de ses origines.
Puis il écrivit de nombreux contes et nouvelles qu'il racontait à sa nièce chaque soir quand elle lui chantonnait "Histoiiiiire !" dans l'oreille avant de s'endormir.
Puis il décida d'écrire pour de bon des romans qui ne pouvaient pas parler de lui : Contretemps, qui commence par ce qu'il ne peut avoir vécu. Puis Hystori qui prend le point de vue des poulets atteints de la grippe avière pour retracer l'aventure de l'humanité.
Pascal Fleury n'est pas encore mort.