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Journée internationale des femmes

Journée internationale des femmes – 8 Mars 2018

Cette journée internationale met en avant la lutte pour les droits des femmes, mais aussi pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Tout droit venue des Etats-Unis il y a de cela plus d’un siècle déjà, cette journée a pris depuis une dizaine d’année une place importante, et est véritablement devenue un mouvement mondial. Célébrée dans le monde entier et soutenue par l’ONU, nous avons décidé de vous en parler un peu plus.

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et des suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail, ainsi que pour le droit de vote. Des manifestations dans le monde entier sont l’occasion de faire un point sur la situation des femmes.

Cet évènement va cette année s’inscrire dans le fil d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. Harcèlement sexuel, violence et discrimination à l’encontre des femmes, ces thématiques, considérées aujourd’hui comme des scandales, ont suscité un débat public intense. De ce débat est née la volonté et la détermination d’instaurer un changement.

En 2017 elle prend une tournure plus militante : 50 pays dans le monde lancent une grève internationale des femmes, les appelants à s’arrêter de travailler à 15h40. Le monde entier se rassemble pour un avenir plus équitable. Cette mobilisation a pris la forme de marches et de campagnes mondiales, comme la campagne #MeToo (mais aussi #TimesUp) aux États-Unis en Novembre dernier, qui a réuni aussi bien des femmes que des hommes.

Cette journée est l’occasion de modifier cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes – ruraux et urbains – et de célébrer les activistes qui travaillent quotidiennement à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel. L’heure est venue (#TimeisNow).

Retrouvez quelques lectures féministes :

Bonne fête à toutes les femmes.

 

La passion de Roland Garros

« Roland Garros, le fondateur du tournois de tennis ? » me direz-vous peut-être.

Bien que les deux soient associés au spectacle et aux sensations fortes, la fameuse compétition sur terre battue et Monsieur Garros ont bien peu en commun. En effet, ce dernier est l’un des plus grands aviateurs de tous les temps, notamment reconnu pour avoir mis au point un système permettant de tirer à travers l’hélice d’un avion de chasse lors de la Première Guerre Mondiale. Roand Garros aura ainsi transformé à jamais le combat aérien.

Collectionneurs d’objets de la Première Guerre Mondiale, portez une attention particulière. Je vous présente aujourd’hui un ouvrage sortant de l’ordinaire : une édition originale de La passion de Roland Garros de Jean Ajalbert, dont la reliure en plein cartonnage a été recouverte d’un morceau de toile du premier avion allemand abattu par Roland Garros.

Reliure en plein cartonnage recouvert d'un morceau de toile du premier avion allemand abattu par Roland-Garros

Cette reliure en plein cartonnage est recouverte d’un morceau de toile du premier avion allemand abattu par Roland Garros

Dans une lettre adressée à Jean Ajalbert, l’auteur de cet ouvrage, Garros témoigne de son intérêt pour cette victoire historique : « j’ai été en auto voir les débris ; les premiers arrivés avaient raflé tous les objets, armes, insignes, etc. Je fais des démarches actives pour les récupérer. […] Inutile de vous dire ma satisfaction d’un succès aussi complet […] Je suis seul à avoir combattu sans passager. Mais ce qui me rend surtout heureux, c’est le sentiment d’avoir créé seul, et malgré tous les risques de l’inconnu en aviation, l’instrument qui m’a porté au succès. C’est là par-dessus tout, ma joie. »

Cet exemplaire historique vous est proposé par la Librairie Le Feu Follet.

L'exemplaire comporte également, sur la première garde, une photographie originale de Rolland Garros prise lors d’un meeting aérien

L’exemplaire comporte également, sur la première garde, une photographie originale de Roland Garros prise lors d’un meeting aérien.

La (triste) vérité sur les contes de fées – Suite et fin

Deux semaines plus tôt je vous révélais les horribles origines des contes de fées qui nous ont fait tant rêver durant  notre enfance : De  Blanche-Neige qui se révéla aussi cruelle que sa belle-mère,  jusqu’à La petite sirène aux tendances dépressives et suicidaires, en passant par La belle au bois dormant qui tomba amoureuse de l’homme cruel qui l’avait agressée.

Aujourd’hui, je vous dévoile 5 autres histoires originales qui inspirèrent les Disney colorés et joyeux que nous connaissons. Si la première série vous a choqués, vous n’êtes pas au bout de vos surprises avec ces nouvelles révélations encore plus tragiques et sanglantes !

DisneyLogo

6. Le livre de la Jungle

le livre de la jungle

L’original Livre de la jungle est tiré d’une histoire courte de Rudyard Kipling, qui, au passage, ne supportait aucunes histoires ressemblant de près ou de loin à celles de Disney.  Dans sa version, quand Mowgli décide de retourner à la vie civilisé dans la société,cette dernière ne l’accueille pas vraiment à bras ouverts puisqu’elle le re-bani à la vie sauvage. Pour se venger, Mowgli recrute Hathi l’éléphant pour qu’il l’aide. Mais Hathi n’est pas le gentil vieil éléphant inoffensif tel qu’il est représenté dans la version télévisée. Bien au contraire, c’est un animal effrayant et sanguinaire qui déteste les humains depuis toujours. Ainsi, à l’aide de Bagheera et d’autres créatures violentes, ils vont démolir entièrement le village sous les ordres du jeune protagoniste… Pas si adorable le Mowgli tout compte fait…

 

poahontas

7. Pocahontas

Les deux dessins-animés Disney suivent la vie de la jeune indienne tout en taisant les passages les plus lugubres. Dans l’histoire originale, rien ne prouve que Pocahontas eut une relation amoureuse avec Smith puisqu’elle le rencontra à l’âge de 10 ans. Au fil des années, son peuple, les Powhetans développa une relation cordiale avec les anglais envahisseurs. A  l’âge de 17 ans, Pocahontas fut kidnappée. Son mari, Kokoum fut tué et la pauvre Pocahontas fut abusée à maintes reprises par les anglais. Ensuite elle fut convertie au christianisme, baptisée Rebecca et mariée à un producteur de tabac, John Rolfe. Il l’emmena en Angleterre en 1615 où elle fut présentée au public comme “une sauvage soumise”. Deux ans plus tard, à 22 ans, elle mourut dans d’atroces souffrances après un dîner où elle fut probablement empoisonnée.

hercule8. Hercule

Dans la mythologie romaine, Hercule, de son vrai nom Heraclès, est marié avec Megara. Ils vivent heureuxavec leurs enfants… Tout va très bien, jusqu’au jour où Hera, la sœur d’Hadès, le transforme et le rende temporairement  fou.  Hercule tua alors ses propres enfants  et Megara.

Mais ne vous en faites pas pour Hercule, Megara était seulement sa première femme. On lui en attribue 3 autres par la suite, sans compter les nombreux amants, hommes et femmes, qui on pu le réconforter dans cette perte tragique. Finallement, Hercule mourut empoisonné par sa quatrième épouse, Deianeira, qui étala une potion  sur une de ses tuniques, pensant que c’était un filtre d’amour (pour qu’il arrête ses infidélités). De toute évidence, la potion était empoisonnée. La pauvre “Deianeira” se donna la mort suite à cette confusion funeste. Hercule rejoignit le royaume de l’Olympe, où il se réconcilia avec Héra et vécut heureux jusqu’à la fin des temps… Quel chanceux cet hercule alors, tout est bien qui finit bien pour lui, oubliés les 4 épouses mortes et les enfants massacrés !

raiponce9. Raiponce

D’après les frères Grimm, Raiponce n’était pas une princesse, n’avait pas de pouvoir magique et n’épousa pas un voleur. Un couple voisin donna  Raiponce lorsqu’elle était bébé à une sorcière en échange de légumes… Quand elle grandit, la sorcière cacha la fillette dans une tour afin que son incroyable beauté n’attire pas l’attention. Quelques années plus tard, un Prince qui se promenait par hasard aux abords de la tour, entendit un chant mélodieux qui ravit ses oreilles, c’était Raiponce. Il revint tous les jours pour l’entendre chanter. Un jour, alors que le Prince l’observait, la sorcière demanda à Raiponce de lancer ses cheveux pour qu’elle puisse monter. Le jour suivant le Prince fit la même chose.

En voyant Raiponce, il tomba amoureux d’elle et elle fut séduite par son charme et sa gentillesse. Il la demanda en mariage et, naturellement, elle accepta.  Autant dire que ces deux-là n’attendirent pas le mariage pour se “prouver leur amour”, si vous voyez ce que je veux dire… Mais Raiponce ne pouvait pas s’enfuir avec lui ce jour-là, car ne pouvait escalader, elle demanda donc au prince d’amener une corde pour le lendemain. Malheureusement, la sorcière apprit ce qui se tramait à cause d’une inadvertance de Raiponce. De colère, elle lui coupa les cheveux et la conduisit dans un lieu inhabité où elle donna par la suite naissance à des jumeaux… Lorsque le Prince revint avec la corde le lendemain, il se jeta de la tour, comprenant  qu’il ne reverrait jamais Raiponce. Mais il devînt juste aveugle, errant dans la forêt sans aucun but pendant plusieurs années. Un jour, il entendit la voix de Raiponce et ils se retrouvèrent. Raiponce pleura de joie, et guérit la cécité de son Prince grâce à ses larmes. Toute la famille retourna au chateau du Prince où ils furent agréablement accueillis et vécurent heureux pour toujours !

pinocchio10. Pinocchio

Probablement l’histoire la plus compliquée. Dans la version de Carlo Collodi,  la marionnette est punie de mort pour être un si vilain garçon. Mais Pinocchio réussit à s’enfuir. Son créateur Gephetto, le poursuit mais est jeté en prison par un policier qui pense qu’il abuse de la marionnette. Pinocchio retourne alors dans sa maison puis de fil en aiguille, il va mordre violemment la pâte d’un chat diabolique et rencontrera une fée aux cheveux bleus. Le chat finira par pendre Pinocchio à un arbre. Et puis la marionnette meurt… Fin. “C’est tout” me direz- vous ?

Et bien non, les éditeurs trouvant la fin assez ennuyante (?), l’auteur ajouta par la suite d’autres rebondissements. Pour vous faire un court résumé, la fée va sauver Pinocchio, mais peu de temps après il est transformé en âne et vendu à un cirque. Pinocchio tombe ensuite entre les mains d’un musicien qui veut le tuer et l’écorcher pour fabriquer un tambour… Pour cela, le musicien décide de le noyer dans l’océan. Un poisson commence à le dévorer, laissant seulement le squelette de la marionnette qui s’enfuit à la nage. Un requin l’avale et il retrouve Gepetto à l’intérieur. Ils s’échappent et redeviennent amis… Quelle histoire à dormir debout !

La (triste) vérité sur les contes de fées

contes

Filles comme garçons, nous sommes tous passés par la case Disney lors de notre enfance. Je fus personnellement une grande amatrice des contes de fées étant petite. Vous pouvez donc imaginer quelle fut ma surprise lorsque je découvris les origines horrifiantes de certaines de mes histoires préférées. En effet, certains contes sont parfois basés sur des origines impliquant la mort, le viol, le cannibalisme ou encore la torture. Disney transforma les histoires originales pour leur donner « un happy ending » plus acceptable mais aussi beaucoup plus naïf …

Nous vous dévoilons aujourd’hui les histoires originales de ces contes classiques et rétablissons ainsi la vérité. Mieux vaut oublier tout ce que vous pensez savoir sur les contes de fées !

cendrillon1. Cendrillon

Dans la version des Frères Grimm, l’une des méchantes belles-sœurs de Cendrillon se coupent les orteils et l’autre le talon afin de rentrer dans la pantoufle de verre. Cependant le Prince, remarque le sang dans la chaussure et découvre que Cendrillon est la réelle propriétaire. Une fois que les deux belles-sœurs de Cendrillon s’en rendent compte, elles essayent de gagner les faveurs de cette dernière. Ainsi elles assistent au mariage où des oiseaux dévoreront leurs yeux  pour les punir…

 

belle et la bete2. Le Belle et la bête

L’adaptation est assez juste mis à part quelques petits détails qui apparaissent dans la première version de Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve comme par exemple le fait que le père de Belle était un homme riche jusqu’au jour où il fut couvert de dettes. Belle avaient aussi deux sœurs cruelles qui, lorsque la Bête autorisa Belle à rendre visite à sa famille pendant une semaine, furent très jalouse d’apprendre sa nouvelle vie luxueuse dans son palais et essayèrent de convaincre Belle de rester plus qu’une semaine afin que la Bête soit furieuse et la dévore à son retour.

 

petitesirene3. La petite sirène

La version Disney concorde à moitié avec celle du conte originale de Hans Christian Andersen. La trame de l’histoire est la même,  la petite sirène ne pourra rester humaine uniquement la Prince, son amour véritable tombe amoureux d’elle, l’embrasse et se marie avec elle. Ce qui est passé aux oubliettes est qu’Ariel mourra si elle échoue. De plus sa transformation  en humaine et donc l’apparition de jambes à la place de sa nageoire la font terriblement souffrir à chaque mouvement. A la fin, le plan ne fonctionne pas et la Prince épouse une autre femme. Ariel a donc deux possibilités, tuer le Prince et retourner à sa vie de sirène ou bien mourir. Elle ne se résout pas à faire disparaître l’homme qu’elle aime et se jette dans l’océan où elle meurt noyée

belle au bois dormant4. La Belle au bois dormant

Dans l’histoire de Giambattista Basile, un roi se rend dans le château de la Belle au bois dormant et tente de la réveiller. Sans succès, ce dernier abuse d’elle et s’en va. Plus tard, la Belle au bois dormant se réveille ayant donné naissance à deux jumeaux durant son comas. Le roi revient et ils tombent, contre toute attente, amoureux.  Une fois débarrassés de l’épouse du roi qui essaya de tuer les jumeaux et de brûler la princesse, ces deux-là se marièrent et vécurent heureux pour toujours. Quelle histoire torturée me direz-vous ?!

 

balnche neige5. Blanche neige et les sept nains

Dans la version des frères Grimm, la reine diabolique demande au chasseur d’emmener Blanche neige dans la forêt et de la tuer certes, mais aussi de lui ramener  la cœur et le foie afin de les manger et de devenir Blanche Neige. A la fin cette dernière se marie avec un Prince et la reine y est conviée et forcée de porter des chaussures en fer brulant et de danser avec jusqu’à ce qu’elle meurt.

 

 

Ces quelques révélations choquantes ne sont que le commencement d’une série qui détruit le monde des contes de fées que nous connaissons. Il y en a bien d’autres qui sont parfois si terribles que je préfère ne pas en parler au risque de vous donner des cauchemars.

La parole est à vous :

Quelle est l’histoire qui vous choque le plus ?

Pourquoi, d’après vous, les histoires originales sont si macabres et torturées ?

Les derniers mots des plus belles plumes

Les auteurs passent leur existence à exprimer avec des mots la complexité de la vie. Leurs dernières paroles traduisent parfois cette élégance mais peuvent aussi être beaucoup moins mesurées … Voici l’exemple de phrases murmurées dans le dernier soupir de quelques uns des auteurs les plus célèbres !

 muerte-socrates

 

Aldous Huxley (1894-1963)

LSD, 100 µg, i.m.”

Sur son lit de mort, incapable de parler, il demanda par écrit à son épouse une injection intramusculaire. Elle y accéda et il mourut paisiblement le matin suivant, le 22 novembre 1963. L’annonce de sa mort par les médias fut éclipsée par celle de John F. Kennedy, survenue le même jour, tout comme celle de l’écrivain irlandais C. S. Lewis.

 

J.M Barrie (1860-1937)

Je ne peux pas dormir.”

Avant de mourir d’une pneumonie, J.M. Barrie donna les droits de Peter pan au London’s Great Ormond Street Hospital qui continue aujourd’hui à recevoir les redevances.

 

Oscar Wilde (1854-1900)

“Mon papier peint et moi se battent en duel à la mort. Un ou autre de nous doit disparaître.”

Oscar Wilde meurt probablement d’une méningite, âgé de 46 ans, en exil volontaire à Paris. Ses derniers mots furent prononcés dans une chambre d’hôtel au décor miteux (Hôtel d’Alsace, 13 rue des Beaux-Arts à Paris).

 

Victor Hugo (1802-1885)

“C’est ici le combat du jour et de la nuit… Je vois de la lumière noire.”

Conformément à ses dernières volontés, c’est dans le « corbillard des pauvres » qu’a lieu la cérémonie. Il est d’abord question du Père Lachaise, mais le premier juin, à la suite du décret du 26 mai 1885, il est finalement conduit au Panthéon.

 

Voltaire (1694-1778)

Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, et en détestant la superstition.”

Avant sa mort, il fait venir un obscur prêtre de la paroisse de Saint-Sulpice, l’abbé Gaultier, à qui il remet une confession de foi minimale.

 

Honoré de Balzac (1799-1850)

“Appelez Bianchon ! Seul Bianchon peut me sauver !”

Balzac, sur son lit de mort, appela le médecin de “La Comédie Humaine”, l’un des 3 000 personnages qu’il avait créés. Ce sont les plus belles paroles qu’un écrivain puisse prononcer en pareille circonstance…

 

Chateaubriand (1768-1848)

“Quel est ce bruit ? – C’est le canon, on se bat dans Paris. – Je veux y aller !” 

Chateaubriand mourut pendant les émeutes de 1848.

 

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)

“Plus de lumière !”

L’écrivain allemand avait parlé du phénomène d’optique avec sa belle-fille la nuit avant sa mort.

 

Jane Austen (1775-1817)

“Je ne veux rien à part la mort.”

C’est la réponse que donna l’auteur à sa sœur lorsqu’elle lui demanda ce qu’elle voulait.

 

Anton Chekhov (1860-1904)

“Il y a longtemps que je n’ai pas bu de champagne.”

Sur son lit de mort, Chekhov réclama de la morphine et du champagne à son docteur avant de s’éteindre.

 

Socrate (-470- -399)

“Criton, nous sommes le débiteur d’Asclépios pour un coq ; eh bien ! Payez ma dette, pensez-y.”

Socrate fut condamné à boire la ciguë pour ne pas reconnaître des dieux athéniens et « corrompre la jeunesse ». Asclépios est le dieu grec de la Médecine.

 

Frank Kafka (1883-1924)

“Tue-moi ou tu es un assassin !”

L’écrivain tchèque fut atteint de la tuberculose à 40 ans. Cette maladie fit de ses derniers jours un enfer. Le médecin accéda à sa demande et lui permit de partir sans souffrance.

 


Petite anecdote: Savez-vous ce que répondit Isaac Asimov quand on lui demanda ce qu’il ferait “s’il n’avait plus que 6 mois à vivre ?”

Ecrire plus vite

 

 

Source : Buzzfeed

La nuit du 4 août 1789

La nuit du 4 août 1789 est un des évènements les plus importants de la Révolution française, sans doute plus encore que le 14 juillet. En abolissant les privilèges et la féodalité, si contestés dans les cahiers de doléances et les nombreux pamphlets de l’époque, elle marque véritablement la fin de l’Ancien Régime. Nous aimerions souligner cette nuit importante de l’histoire française avec une courte sélection d’ouvrages vous permettant d’en savoir plus sur son dénouement et les transformations qu’elle aura apportées au peuple français.

Une nuit agitée

Les chroniques de la Révolution, qu’il s’agisse des mémoires ou des monumentales histoires du XIXe siècle, narrent toutes la frénésie qui empara les législateurs de l’époque. L’ambiance à l’Assemblée fut indescriptible. Voici 3 ouvrages vous permettant de vivre et respirer l’atmosphère du changement à l’Assemblée :

Mémoires d’un témoin de la Révolution

Mémoires d’un témoin de la Révolution

Mémoires d’un témoin de la Révolution, ou Journal des faits qui se sont passés sous ses yeux et qui ont préparé et fixé la Constitution française (J.-S. Bailly)

À Paris, chez Schoell et Cie, 1804 3 vols in-8, reliure de l’époque demi-basane noire. Plat cartonnés mouchetés. Dos lisses richement décorés et ornés de beaux motifs. Titres en lettres dorées. Des épidermures sur les plats et les dos (not. sur le dos du t. 2 en queue). Coiffes frottées. Une partie de la coiffe de tête du t.1 arrachée, sans gravité. Coins lég. émoussés et champs frottés. Intérieur très frais, parfois un peu jauni. En dépit des imperfections signalées, bel exemplaire, dans une jolie reliure.

Nul besoin de présenter Jean-Sylvain Bailly (1736-1793). Mathématicien, astronome, littérateur, il fut surtout un révolutionnaire des débuts. Connu pour être le premier maire de Paris et le premier président de l’Assemblée nationale constituante, Bailly avait à l’époque acquis une immense popularité, laquelle s’étiola au fur et à mesure pour finir sur l’échafaud en raison de la fusillade du Champ de Mars. En savoir plus

Histoire de la Révolution française (A. Thiers)

À Paris, chez Furne et Cie, 1843-1844 10 vols. in-8 – Reliure de l’époque demi-basane noire. Plats cartonnés. Dos lisse orné de filets dorés. Coiffes de queue ornées et dorées. Plats cartonnés. Des épidermures sur les mors des t. 1, 2, 7 et 10. Quelques épidermures sur les plats du t. 1 au niveau des champs et des coins. Sur la plupart des tomes, les coiffes de tête sont frottées avec des épidermures. La coiffe de tête du t. 2 est un peu arrachée. Les coiffes de queue sont légèrement frottées. Champs frottés. Intérieur frais avec néanmoins des rousseurs. Un frontispice et des gravures h-t dans chacun des volumes. Une table des matières et un signet dans chacun des tomes. Sans Atlas. En dépit des imperfections signalées, bel exemplaire bien complet de ses frontispices et de ses gravures. En savoir plus

Histoire de la Révolution française (J. Michelet)

Parigi, Abel, Le Vasseur sd. (1889), 9 volumi in-8 , bella legatura coeva in mezzo vitello beige, tassello rosso e verde, molte illustrazioni. En savoir plus

La fin de la féodalité

Les discussions lors de la nuit du 4 août aboutissent à une série de suppressions : justice seigneuriale, privilèges, droit exclusif de chasse, dîme, droit d’aînesse, etc. L’abolition des privilèges est la conséquence de la Prise de la Bastille et marque la fin de la féodalité.

De Ducis, et Comitibus Provincialibus Galliae

De Ducis, et Comitibus Provincialibus Galliae

 

De Ducis, et comitibus provincialibus Galliae

(A. Dadin de Hauteserre / Altaserra) Tolosae (Toulouse), Apud Analdum Colmerium 1643. Un vol. in-8, 336p, reliure plein vélin d’époque. Dos de couleur noire richement orné. Quelques épidermures et taches sur les plats. Des épidermures sur le dos et les coiffes sont frottées. Les tranchefiles sont endommagées. Les champs sont un peu frottés. Intérieur frais avec une très belle vignette gravée sur la page de titre, avec devise en tête : Palladium Tolosanum. De nombreuses lettrines de début de chapitre très joliment gravées. Des armoiries sont dessinées au crayon au nom de Le Viellard. Sur la page de garde en début du livre des notes manuscrites. Un index en fin d’ouvrage. Bel exemplaire dans une reliure en bon état de conservation.

L’objectif de De Ducibus et Comitibus provincialibus galliae est purement politique : il s’agit de démontrer que les privilèges de l’aristocratie féodale ne sont fondés que sur une usurpatio regalium. La démonstration fait mouche, dans ce contexte survenant juste après le décès de Richelieu. Il s’agit surtout de justifier la politique d’abaissement des grands […] que menait le Cardinal (DHJF, p. 398). Dadin d’Hauteserre s’attire la bienveillance du pouvoir royal. En savoir plus

 

Inconvéniens du droit d’aînesse

Inconvéniens du droit d’aînesse

 

Inconvéniens du droit d’aînesse / Liberté de tester (Fr.-X. Lanthenas)

A Paris, Chez Visse, librairie rue de la Harpe, s. d. Description physique : 1 vol. in-12. Reliure dos chagrin, plats cartonnés mouchetés. Dos à quatre nerfs, filets dorés et titres dorés. Un tout petit trou près des mors supérieurs. Quelques lég. rayures sur les plats. Coiffes en bon état, coins très lég. émoussés (minime). Quelques mouillures très lég. ; rousseurs éparses sans gravité. Papier un peu plus jauni pour la première partie (plus ancienne). Exemplaire en excellent état, solide pour une reliure sobre.

Les inconvénients du droit d’aînesse, « résumait parfaitement son idéal d’une société de petits propriétaires libres et égaux » (Soboul, p. 643). L’intérêt de cette question tient au fait, selon Lanthenas, que si la loi ne tardera pas abolir le droit d’aînesse, en quelque sorte automatique (on est en 1789), rien ne peut empêcher le pouvoir discrétionnaire des parents sur leur famille. Comme on ne doit pas interdire ce pouvoir, il faut donc en démontrer les inconvénients pour empêcher que cela ne se produise volontairement. En savoir plus

La noblesse considérée sous ses différents rapports

La noblesse considérée sous ses différents rapports

La noblesse considérée sous ses différents rapports, dans les assemblées générales et particulières de la nation (L.-N.-Chérin)

À Paris, chez Royez, Cussac et Denne, 1788 1 vol. in-8 (VII+291pp), pleine basane fauve d’époque, marbrée de noir. Dos lisse à faux nerfs (liserés dorés). Caissons fleuronnés dorés, pièce de titre en maroquin rouge (Dos lég. craquelé). Fine roulette dorée sur les coupes, parfois effacée. Tranches rouges. Gardes en papier coquillé. Épidermures superficielles sans aucune gravité. Très légers trous de ver près de la pièce de titre, peu visibles. Intérieur très frais, quasiment aucune rousseur.

Au début de l’ouvrage, est présentée une solide analyse des premières assemblées (champ de mars, puis champ de mai, avec les Carolingiens). Il faut noter de très intéressants développements, par exemple sur l’usurpation des titres de noblesses ou encore la possession des fiefs et le commerce des nobles. La seconde partie reprend des extraits et pièces des différents états, depuis ceux de Paris, tenus en 1412. Intéressante étude sur la noblesse à partir d’une étude des cahiers présentés aux différents états-généraux. En savoir plus

Dictionnaire des fiefs, et droit seigneuriaux (J. Renauldon)

2 parties en 1 vol. in-4 (XXIII+360+301). Reliure de l’époque plein veau. Dos à nerfs, ornés et dorés. Tranches rouges. 2 jolies vignettes, gravées par Papillon. Pièce de titre maroquin brun. Quelques lég. épidermures. 1 signet. Dos lég. craquelé, nerfs lég. frottés. 1 coins inférieur fortement émoussés, champs. lég. frottés. Coiffe supérieur un peu lâche. Traces de mouillures sur la page de titre. Intérieur frais, malgré des rousseurs et quelques auréoles n’altérant jamais le texte. En dépit des imperfections signalées, bel et solide exemplaire, bien conservé.

« L’ouvrage sera très commode à tous seigneurs, juges et avocats ». Singulier personnage que celui de Joseph Renauldon : ne en 1709 à Issoudun, on le trouve en Italie, à la tête d’une troupe de bohémiens et de bandits. Tout à tour capucin et génovéfain, défroqué, soldat, page au service d’une marquise italienne, puis précepteur, il retourne dans sa ville natale pour exercer la profession d’avocat. Cette vie hors des sentiers battus ne l’a pas empêché de se consacrer à l’étude et au travail de cabinet. En savoir plus

Dictionnaire raisonné, des domaines et droits domaniaux (Collectif)

602 + 558 pages. Bandeaux, lettrines et culs-de-lampe. Relié plein cuir marron. Titre, tomaison et caissons dorés sur le dos à 5 nerfs. Tranches rouges. Pièces de titre inversées entre les 2 reliures. Des Droits d’Echange, & de ceux de Contrôle des Actes des Notaires & sous Signatures privées, Insinuations Laïques, Centième Denier, Petit-Scel, Contrôle des Exploits, Formule, Greffes, Droits réservés, Franc-Fiefs, Amortissements & Nouvel Acquêt. Ouvrages dans lesquels on a établi les principes de chaque matières, développé leurs conséquences, & fait connaitre la Jurisprudence actuelle. In-4 Relié plein cuir. Très bon état. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur frais Classification Dewey : 346.04-Propriétés. En savoir plus

Traité de la noblesse, de ses différentes espèces, de son origine, du gentilhomme de nom et d’armes (G.-A. de La Roque)

A Rouen, Chez Nicolas le Boucher et Pierre Cailloué, 1710. In-quarto (204 X 262) basane brune, dos cinq nerfs, caissons dorés ornés aux petits fers et d’un large fleuron central, pièce de titre maroquin grenat, coupes ornées, tranches mouchetées rouges (reliure de l’époque) ; (1) f. blanc, titre, (9) ff. d’épistre, préface et table des chapitres, 598 pages, (1) f. de table et privilège, (1) f. blanc. Les contre-gardes manquent, petites restaurations à la reliure. En savoir plus

Traité des fiefs (Cl. Pocquet de Livonnière)

Paris, Chez P. G. Le Mercier, 1756. In-quarto relié pleine basane fauve, dos cinq nerfs, nerfs et compartiments ornés de dorures, pièce de titre maroquin rouge, double filet doré sur les coupes, tranches marbrées (reliure de l’époque) ; titre, XII, 714 + 1 f. “catalogue des livres de droit”. 4e édition de cet ouvrage de référence. Claude Pocquet de Livonnière, jurisconsulte français, né à Angers en 1652, mort en1726. Il interrompit ses études de droit pour suivre pendant quelque temps la carrière des armes, puis revint à la jurisprudence, devint avocat à Paris et retourna en 1680 dans sa ville natale où il fut conseiller au présidial, professeur de droit (1689), recteur de l’université, directeur et secrétaire perpétuel de l’Académie des belles-lettres. Livonière était un des juristes les plus instruits de son temps. En savoir plus

 

Et vous, quels ouvrages conseillez-vous à tout curieuse et curieux désirant en savoir plus sur cette nuit charnière ? N’hésitez pas à commenter ci-dessous.