Books

Books, un concept nouveau qui n′existe nulle part ailleurs.

Partout dans le monde paraissent des livres de qualité rédigés par des auteurs qui ont consacré des mois, des années parfois, pour mener une recherche, construire une réflexion, proposer un point de vue novateur… Le magazine Books offre une autre vision de l′actualité, de la culture et des enjeux internationaux, en explorant ces livres venus de tous les continents.

Découvrez-les dans Books, puis retrouvez-les sur AbeBooks !

Pourquoi le titre Books ?
Le mot "book" n′est pas encore entré dans le Dictionnaire de l′Académie, mais il est dans le Nouveau Petit Robert de la langue française et tous les locuteurs du çais savent ce qu′il signifie. Nous cherchions un titre sobre, efficace, qui sonne "international" ; je crois que nous l′avons trouvé.

Quelle est la vocation de Books ?
Books se propose d′éclairer les sujets du jour et la condition humaine en exploitant la lumière des livres.

A l′ère d′Internet, le livre est parfois présenté comme un objet du passé. C′est une illusion. Le contenant n′est pas le contenu. Stèle, rouleau, parchemin, papier, e-book ou fichier électronique, voilà le support. Le livre, lu est immatériel. Il est l′espace clos, étendu mais contraint, où s′inscrivent les mots d′une œuvre de l′esprit.

Loin d′être un objet du passé, le livre est comme la main, un attribut de l′homme.

Roman, essai ou synthèse, il est appelé à rester le lieu privilégié de la réflexion approfondie. A l′ère de la vitesse, de l'éphémère, du repli sur soi, mais aussi de la mondialisation, de la propagation planétaire des ondes de choc économiques, politiques, culturelles, le livre apporte la lenteur, le recul.

Choisir le livre comme outil de décryptage est une idée simple, naturelle. C′est l′idée de Books.

Olivier Postel-Vinay Fondateur,
Directeur de la publication

Sommaire du numéro actuel

Faut-il désespérer de l´aide au tiers-monde?
Faut-il désespérer l'aide au tiers-monde ?
Opposant les vertueux "chercheurs" aux détestables "planificateurs", l´économiste William Easterly a produit un livre à charge, dénonçant l'inefficacité de l'aide aux pays pauvres. La critique est salubre, mais verse aussi dans la caricature.

Dans un livre récemment traduit en français, l´économiste William Easterly, qui a longtemps œuvré à la Banque mondiale, dresse un réquisitoire contre les politiques d'aide au développement. En cause, la mégalomanie des "planificateurs" qui, depuis Paris, Londres ou Washington, prétendent posséder la pierre philosophale du développement. Résultat, de grands projets qui, selon lui n'enrichissent guère que les puissants et des thérapies de choc d'inspiration néolibérale faisant fi des besoins réels et du fonctionnement des sociétés Face à ces dangereux missionnaires, il plaide pour la démarche modeste des "chercheurs", qui appliquent des solutions pragmatiques au coup par coup, en s'appuyant sur une connaissance fine du terrain. Il fait l´éloge de solutions locales telles que le microcrédit. L´économiste Amartya Sen reconnaît la salubrité de la critique, mais regrette les simplifications abusives de l'auteur.

 

Dossier : L'islam à l'épreuve du texte
L'islam à l'épreuve du texte
Dès ses origines, le monde islamique a été soumis à des tensions internes parfois considérables.
Elles sont toujours liées à l´idée que les musulmans se font de l´héritage de Mahomet et des enseignements à tirer des textes sacrés. Le premier d´entre eux est le Coran, censé avoir été directement révélé par Dieu à son Prophète. Or nous ne savons rien des conditions dans lesquelles la parole divine a été consignée par écrit. Nous ne savons pas comment le texte a été stabilisé. De plus, ses obscurités sont légion. Il prête à interprétation. Des spécialistes allemands vont jusqu´à y voir un exercice apologétique destiné à promouvoir la religion chrétienne en Arabie ! Au-delà des querelles d´experts, plus vives que jamais, nous faisons ressortir un impératif exprimé par nombre d´intellectuels arabes : replacer le Coran dans son contexte historique est une tâche salutaire pour l´ensemble du monde musulman.

Entretien. Wolfgang Kubin : "Le romancier chinois type est un inculte"

Littérature : Wolfgang Kubin
Malgré une production abondante et son grand succès à l'étranger, la littérature chinoise contemporaine dépérit. La faute au régime ? Pas seulement. La médiocrité des romans actuels est largement due à l'irresponsabilité des écrivains eux-mêmes.

Art : Les archives déchirées de Bacon


Les archives déchirées de Bacon
Un catalogue des images amoncelées par Bacon dans son atelier offre un nouveau regard sur les sources d'inspiration d'un des peintres les plus énigmatiques du XXe siècle.

Le livre du jour

Mardi 3 novembre 2009
Le déclin de l'occident, bis

Réflexions sur la révolution d'Europe : l'immigration, l'Islam et l'Europe
Réflexions sur la révolution d'Europe : l'immigration, l'Islam et l'Europe, par Christopher Caldwell


L'Europe peut-elle rester la même avec un peuplement qui change ? C'est sur cette question que s'ouvre Reflections on the Revolution in Europe, le dernier livre de Christopher Caldwell. Pour le journaliste conservateur américain, il ne fait aucun doute que la civilisation européenne est sérieusement menacée par l'installation sur son sol de populations issues du monde musulman.

 

Lundi 2 novembre 2009
1929, bouillon de culture

Danser dans le noir. Une histoire culturelle de la Grande dépression
Danser dans le noir. Une histoire culturelle de la Grande dépression, par Morris Dickstein

Le naufrage économique et social du rêve américain pendant la crise des années 1930 n'eut pas valeur de naufrage artistique ? La simple évocation de Gershwin, Steinbeck ou Capra suffit à s'en convaincre. Mais à quoi sert l'art, quand le chômage touche 25% de la population et qu'une misère noire prive de l'essentiel une bonne partie de la population ?

Vendredi 30 octobre 2009
Une sociologue dans les vestiaires

Le football, paradoxe de la modernité.
Le football, paradoxe de la modernité. De la signification des différences ethniques, natioanles et de sexe dans le football professionnel, par Marion Müller

Le nationalisme, le racisme, le sexisme, autant de valeurs qui n'ont plus vraiment la cote dans nos démocraties occidentales. Sauf dans un domaine où elles trouvent un terrain d'expression privilégié : le football. Là, les stéréotypes nationaux et l'inégalité hommes-femmes sont toujours de mise.

Jeudi 29 octobre 2009
De l'esprit chez les chiens

Dans la peau d'un chien
Dans la peau d'un chien, par Alexandra Horowitz

Quoi de plus délicieux qu'une rose ? Sa couleur, son odeur, tout en elle déclenche le ravissement chez l'homme. Mais pas chez son meilleur ami qui lui préfèrera celle d'une récente ondée d'urine, constate Cathleen Schine dans le New York Times à propos du livre d'Alexandra Horowitz.

Mercredi 28 octobre 2009
En ville, la vie est plus verte

Le bébé philosophique
La métropole verte. Pourquoi vivre plus petit, plus près et conduire moins sont les clés du développement durable, par David Owen

Pour le journaliste américain David Owen, la cause est entendue : les New-Yorkais et leurs congénères des villes densément peuplées sont les champions de l'écologie.
Mardi 27 octobre 2009
Un Américain apprend du Hezbollah

L'âge de l'impensable
L'âge de l'impensable , par Joshua Cooper Ramo

Comment vaincre le terrorisme international ? A cette question, Joshua Cooper Ramo, ex-rédacteur en chef de l'hebdomadaire américain Time, répond après avoir étudié le Hezbollah : avec les moyens qu'il emploie… la violence en moins.

Lundi 26 octobre 2009
Somerset Maugham à nu

Clareté morale : un guide pour les idéalistes devenus grands
Les vies secrètes de Somerset Maugham, par Selina Hastings

Maugham connut un succès et une célébrité dont aucun écrivain ne pourrait rêver aujourd'hui observe Diana Athill dans la Literary Review. La biographie de Selina Hastings montre l'écrivain prenant le thé avec la reine et frayant avec Chaplin.

Vendredi 23 octobre 2009
Le roman d'une bluffeuse

Pour la fortune et pour la dèche : une histoire d'amour avec le poker
Pour la fortune et pour la dèche : une histoire d'amour avec le poker , par Victoria Coren

Victoria Coren, de son propre aveu, aime les bas-fonds. Journaliste, éditorialiste au Guardian et à l'Observer, elle a découvert le poker à l'adolescence avec ses frères, et n'a jamais cessé de jouer depuis.