La presse satirique de la fin du XIXème au début du XXème siècle

Le XIXème siècle peut être qualifié d’âge d’or de la caricature, avec notamment l’apparition des premiers quotidiens satiriques illustrés La Caricature puis Le Charivari en 1830 . C’est grâce aux progrès technique que l’illustration apparait timidement dans la presse. La presse satirique se développe et devient alors un moyen d’expression et de diffusion de la pensée politique et permet le débat démocratique. La caricature passe par l’exagération du ridicule et la déformation de la réalité. Le dessin a l’avantage de parler à tout le monde, alphabètes ou non.

Par ailleurs, grâce à la loi sur la libéralisation de la presse de juillet 1881, les journaux se multiplient jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Des périodiques comme La Baïonnette participaient au maintien du moral des français pendant la première guerre mondiale et l’occupation allemande en leur permettant de s’évader par le rire et la moquerie de l’ennemi.

Aujourd’hui les journaux satiriques sont un peu moins nombreux, mais font toujours parler d’eux en révélant régulièrement des scandales, comme le Canard Enchainé fondé en 1915) ou en diffusant des dessins très polémiques comme Charlie Hebdo, connu dans le monde entier.

AbeBooks vous propose un échantillon de la presse satirique de la fin du XIXème au début du XXème siècle. Laissez-vous distraire par ces dessins humoristiques et visitez notre page consacrée aux magazines et périodiques pour en découvrir d’avantage.

La Baïonnette

Le journal est créé en janvier 1915 par le caricaturiste Henri Maigrot, d’abord sous le nom de A la baïonnette. C’est quand il change d’éditeur, en juillet 1915, que le titre est raccourci pour devenir La Baïonnette, faisant référence à l’expression « charger la baïonnette ». Les caricatures du journal, destiné aux poilus, se moquaient des allemands, ridiculisant le Kaiser Guillaume II ou le Kronprinz Guillaume de Prusse. Le dernier numéro, le 250, sort le 22 avril 1920.

Le Charivari

C’est le premier quotidien illustré satirique du monde, sa parution s’étend sur presque cent ans, de 1832 à 1937. Le Charivari, fondé par Charles Philipon, s’inscrit comme un journal d’opposition républicaine. Ses cibles principales sont la Monarchie de Juillet et la Bourgeoisie, ce qui lui vaut de nombreuses condamnations par les tribunaux. Parmi les caricaturistes les plus connus, on peut citer Philipon lui-même, Honoré Daumier, Gustave Doré et Henri Rochefort. Le journal finit par disparaître en 1937 en raison d’une baisse d’audience.

Le Grelot

Le Grelot est un journal satirique républicain anticlérical et anti-communard, publié de 1871 à 1903. Ses caricatures lui valent aussi de nombreuses poursuites de la part de la censure. Il est composé de quatre pages avec une caricature en couleur en couverture. Les principaux dessinateurs sont : Bertall, Henri Demare, Alfred Le Petit, Hector Moloch et Pépin.

Le Rire

Le Rire est un journal hebdomadaire humoristique publié de 1894 et 1971. Ce journal connait un grand succès au moment où la culture, la politique et les arts intéressent de plus en plus, particulièrement avant la guerre de 1914.
Pendant la Première Guerre mondiale, le journal s’interrompt quelques mois, pour ensuite être renommé Le Rire rouge jusqu’à décembre 1918.
C’est donc une nouvelle série qui démarre en janvier 1914, jusqu’en juin 1940 puis s’interrompt encore une fois pendant l’occupation. Après 1946, le journal, passé en formule mensuelle, s’interrompt durant deux ans, avant sa fin en 1971.