La Fin de l'histoire et le dernier homme

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9782080812902: La Fin de l'histoire et le dernier homme
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In-12 (11 x 17,8 cm), dos carré collé, 451 pages ; très bon état général.

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Revue de presse :

L'Histoire : fin et suite En 1992, quand son livre est paru - mais encore aujourd'hui ! -, Fukuyama s'est heurté au même tabou que Galilée en son temps. Prétendre que l'Histoire s'arrête, c'est comme affirmer au XVIIe siècle que le soleil ne tourne pas autour de la terre. Avec une différence appréciable : Galilée risquait le bûcher et Fukuyama le best-seller !

De même que dans les débuts de la télévision, lorsqu'il y avait une seule chaîne, on commentait le matin le film que tout le monde avait vu la veille, de même, affirmer que Fukuyama a tort - qu'évidemment l'Histoire n'est pas finie -, voilà une remarquable occasion de se retrouver d'accord avec son prochain !
Est-ce, oui ou non, la fin de l'Histoire ? Le temps du dernier homme est-il arrivé ? Il faut avoir lu le livre (ou être aussi cultivé que Francis Fukuyama) pour savoir que "la fin de l'Histoire" est une référence à Hegel et "le dernier homme" un personnage de Nietzsche. Et ces deux propositions sont plus un prétexte qu'une affirmation.

L'auteur explique dans un même élan les faits les plus lointains et l'actualité la plus contemporaine. À partir du point de vue hégélien selon lequel l'unification des sociétés conduira un jour à la fin de l'histoire, Fukuyama éclaire diverses facettes du monde actuel en se référant aux diverses facettes du passé. C'est véritablement une histoire ("de l'Antiquité à nos jours") de l'histoire des idées. Une histoire optimiste mais critique, sérieuse mais non dénuée d'humour, synthétique avec l'art du détail. Et enfin - et cet aspect accroît encore le crédit que nous lui accordons -, il ne se pose pas en grand prêtre d'un quelconque message : avec la rigueur et l'érudition d'un grand universitaire, c'est presque avec timidité qu'il propose, parmi celles des autres, sa vue des choses... et qu'il éclaire la nôtre.

On l'a compris, inutile de se demander si Fukuyama a raison. Il vaut mieux identifier dans son ouvrage ou à partir de là les propositions qui inspireront la réflexion et l'action des managers. Bref, en quoi une histoire des idées peut-elle être un guide pour l'action ?

L'auteur définit les sociétés modernes : elles sont à dominante de classes moyennes ; la démocratie libérale est leur régime politique, l'économie de marché le principe de leur fonctionnement, l'égalité entre tous les hommes leur idéal ; et ce qui anime les individus dans ces sociétés, c'est la passion de se dépasser et de dépasser les autres
. Ce sont aussi des sociétés mondialisées en raison de l'intensité des flux de personnes, de biens et d'informations qui se croisent désormais sans trêve à la surface de la planète. Depuis 1992, un fait nouveau dont nous percevons la très grande importance, même s'il reste pour le moment dans l'enfance, est apparu : Internet. Quel sera, à cinq ans, à vingt ans, à cinquante ans, l'impact sur ces sociétés du commerce électronique, par exemple ?

L'auteur évoque peu les nouvelles technologies. Il est vrai qu'au début de la présente décennie, celles-ci n'étaient pas encore entrées dans l'ère du développement exponentiel qu'elles connaissent aujourd'hui. Des phénomènes majeurs s'installent - l'économie des réseaux - ou s'annoncent : la société mondiale en réseau. Ce sont les cultures, les idéologies et les visions du monde, les philosophies, les démographies qui vont se heurter, se fondre ou créer autre chose... nous ne savons pas quoi.

Fukuyama nous aide à identifier des questions, sans y répondre : que seront la vie et les moeurs d'une société mondialisée, qui vivra globalement et en temps réel les événements, les idées et les passions ? Comment échapperons-nous à la menace de la barbarie qui resurgit toujours lorsqu'à l'incertitude totale nous ne savons pas apporter l'issue d'une Renaissance ?

Par contre, Fukuyama revient sans cesse en filigrane sur la question qui traverse l'histoire de l'humanité et qui tracasse chaque matin les responsables : celle de la nouveauté. Comment séparer l'essentiel du factice ? Comment identifier les tendances de fond dans le fatras des événements ? Comment se forger une conviction ? Au nom de quoi ? Et surtout, une fois le parti adopté, comment le mettre en oeuvre ?... Comment vivre dignement en "dernier homme" dans la "posthistoire" ? -- A.H. Braun -- -- Business Digest

L'histoire a -t-elle un sens ?
Est-il possible de penser, à la fin d'un siècle qui a été secoué par de si nombreuses catastrophes - guerres mondiales, régimes totalitaires, destruction de la planète par l'homme... - que l'histoire obéit à une logique et va dans le sens d'un certain progrès ? En dépit d'un pessimisme généralisé, qui attend du futur des catastrophes identiques, il est possible de répondre positivement à cette question.
Le triomphe de l'idée libérale
En cette fin de XXe siècle, l'effondrement général des Etats forts - monarchie, fascisme, nazisme, et plus récemment, du communisme - a fait de la démocratie libérale le seul modèle viable sur le plan politique, et du capitalisme la seule issue sur le plan économique. En dépit de certains dysfonctionnements, le modèle libéral ne semble pas renfermer de contradictions insurmontables qui menaceraient sa survie.
L'idée d'une fin de l'histoire
Dans une perspective qui, à la suite de la philosophie hégelienne, interprète le processus historique comme orienté vers une fin, et pense que l'évolution des sociétés sera achevée dès que son incarnation idéale aura été trouvée, la démocratie, forme ultime de tout gouvernement humain, pourrait bien constituer aujourd'hui la fin de l'histoire. -- Idées clés, par Business Digest

Présentation de l'éditeur :

Le livre de Francis Fukuyama a suscité de multiples polémiques. On a cru le réfuter, avec facilité. N'annonçait-il pas la fin de l'Histoire, et le triomphe de la démocratie libérale? Or, si on a vu s'effondrer les derniers totalitarismes, on n'en a pas fini avec la violence, avec la guerre, avec l'injustice. Sans doute, et Fukuyama le sait bien. Son propos est autre. Sa perspective est mondialiste. Nous savons que la révolution est terminée, qu'un cycle s'est achevé, et que le nouveau n'est peut-être que le retour du pire ou l'extension de ce qui existe. Le devenir de la démocratie mérite qu'on médite les réflexions de Fukuyama, elles ne se réfutent pas aussi aisément qu'on le croit.

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