John Keegan La guerre de Sécession

ISBN 13 : 9782262032494

La guerre de Sécession

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9782262032494: La guerre de Sécession
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Occultée par la vision littéraire antagoniste de La Case de l'oncle Tom et d'Autant en emporte le vent, la guerre de Sécession demeure méconnue. Elle fut pourtant un conflit majeur qui marque le passage de l'ère napoléonienne du combat, centré sur la bataille, à la guerre totale qu'elle annonce par ses pertes massives, la mobilisation des civils et l'innovation constante manifeste dans l'invention des cuirassés, des sous-marins, l'utilisation stratégique de chemins de fer ou le recours à la tranchée comme moyen de fixation de l'adversaire. Pour raconter cette guerre sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant), mais il fait aussi une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. La victoire du Nord industriel contre le Sud rural marqua au fer rouge la jeune République, mais la baptisa aussi comme grande puissance en lui conférant un messianisme démocratique, assis sur le progrès économique, qui allait lui ouvrir les portes de la domination du monde. Ce livre qui fera date permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

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Extrait :

Extrait de l'introduction

J'ai commencé un précédent ouvrage par cette phrase : «La Première Guerre mondiale fut cruelle et inutile.» La guerre de Sécession américaine, à laquelle on peut la comparer, fut à n'en pas douter également cruelle, à la fois par les souffrances infligées aux belligérants et par l'angoisse des endeuillés à l'arrière, mais elle ne fut pas inutile. En 1861, le désaccord né de l'esclavage, entre autres points de divergence entre le Nord et le Sud, était si vif que sa seule issue consistait en un puissant sursaut d'énergie ; certainement à cause de la conviction que seul l'esclavage pouvait contenir le problème racial en Amérique, la solution passerait probablement par une séparation permanente des États esclavagistes du reste du pays, et peut-être, étant donné les conséquences d'une telle séparation, par une guerre. Celle-ci n'était pourtant pas inévitable. Plusieurs facteurs politiques et sociaux auraient pu conduire à une solution pacifique. Si le Nord avait été gouverné par un président installé et non nouvellement élu, et dont les vues anti-esclavagistes avaient été moins provocatrices pour le Sud ; si le Sud avait bénéficié de dirigeants aussi compétents et éloquents que Lincoln ; si les deux parties, et surtout le Sud, avaient moins subi le militarisme amateur des régiments de volontaires et des clubs de tir du monde anglo-saxon de part et d'autre de l'Atlantique au milieu du siècle ; si l'industrialisation n'avait pas si fortement persuadé le Nord qu'il pouvait tenir tête à l'agressivité sudiste ; si l'appétit de l'Europe pour le coton n'avait pas convaincu tant de planteurs et de producteurs au sud de la ligne Mason-Dixon qu'ils avaient les moyens de dicter au monde les termes d'une diplomatie séparatiste ; et si tant de «si» ne s'étaient pas agrégés dans les mentalités du Nord comme du Sud, la simple prise en compte de la paix et de la nécessité de son maintien aurait pu couvrir les clameurs des foules en marche et des appels au recrutement et sortir le pays de l'agitation fébrile et guerrière au profit du calme et du compromis. Les Américains étaient passés maîtres dans l'art de la conciliation. Une demi-douzaine de compromis majeurs avaient déjà écarté la menace de la sécession au cours du XIXe siècle. De fait, le recours tacite à des ententes était devenu la règle des relations avec les anciens suzerains coloniaux au début du siècle, depuis l'aberrante guerre de 1812 avec la Grande-Bretagne. Malheureusement, les Américains étaient aussi gens de principes. Ils les avaient inscrits dans les préambules de leurs remarquables documents institutionnels, la Déclaration d'indépendance, la Constitution et ses dix premiers amendements (ou Bill of Rights), et, en cas de provocation, cet esprit de principe devenait leur guide. Pis encore, les principaux points de divergence entre le Nord et le Sud en 1861 pouvaient être interprétés comme autant de principes : l'indivisibilité et le pouvoir souverain de la République et les droits des États étaient liés aux passions de l'âge d'or de la naissance de la nation et pouvaient être de nouveau invoqués lorsque la République était menacée. Henry Clay et John C. Calhoun, idéologues profondément sincères et éloquents, les avaient clamés et ressassés au cours des querelles politiques des premières décennies du siècle. Enfin, l'Amérique avait malheureusement produit des leaders d'opinion d'une formidable force de persuasion. Pour le malheur du Sud, après avoir dominé le débat dans la première moitié du siècle, la question de principe cessait d'être un duel verbal, et menaçait de devenir un appel à l'acte au moment même où le Nord se dotait d'un dirigeant plus éloquent et plus belliqueux que tous les autres.

Présentation de l'éditeur :

Le récit et l'analyse magistrale de la première guerre moderne, par le plus grand historien de la guerre de notre temps.

Occultée par la vision littéraire antagoniste de La Case de l'oncle Tom et d'Autant en emporte le vent, la guerre de Sécession demeure méconnue. Elle fut pourtant un conflit majeur qui marque le passage de l'ère napoléonienne du combat, centré sur la bataille, à la "guerre totale" qu'elle annonce par ses pertes massives, la mobilisation des civils et l'innovation constante manifeste dans l'invention des cuirassés, des sous-marins, l'utilisation stratégique de chemins de fer ou le recours à la tranchée comme moyen de fixation de l'adversaire.
Pour raconter cette guerre sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant), mais il fait aussi une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit.
La victoire du Nord industriel contre le Sud rural marqua au fer rouge la jeune République, mais la baptisa aussi comme grande puissance en lui conférant un messianisme démocratique, assis sur le progrès économique, qui allait lui ouvrir les portes de la domination du monde. Ce livre qui fera date permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

Sir John Keegan, né en 1934, est actuellement le meilleur historien de la guerre. Sa nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà du récit des faits, révèle la dimension humaine du combat. Parmi ses ouvrages, tous publiés chez Perrin, figurent L'Art du commandement, La Première Guerre mondiale et La Seconde Guerre mondiale.


Presse:

" Politique, industrie, leaders d'opinion, principes constitutionnels, influences étrangères, mais aussi conséquences sociales et politiques sur l'avenir des Etats-Unis... Keegan envisage tous les aspects susceptibles d'éclairer ce qui, pourtant, reste pour lui un mystère : comment cette guerre civile survint-elle dans un pays qui s'était consacré avec tant de passion et d'énergie à la paix entre les hommes ?"
Gilles Heuré, Télérama, 02-08 Juillet 11

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