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La singulière tristesse du gâteau au citron

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9782879297804: La singulière tristesse du gâteau au citron
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Le jour de ses neuf ans, Rose Edelstein mord avec délice dans le gâteau au citron préparé pour l'occasion. S'ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément l'émotion éprouvée par sa mère lorsqu'elle assemblait les couches de génoise et de crème . Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d'un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d'un mal unique, d'un pouvoir qu'il faut passer sous silence. Comment vivre lorsque les petits arrangements avec la vérité sont impossibles ? Comment supporter le monde lorsqu'une simple bouchée provoque un séisme intérieur ?

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Extrait :

C'est arrivé pour la première fois un mardi après-midi, par une chaude journée de printemps dans les plaines d'Hollywood, alors qu'une brise légère soufflait de l'océan et agitait les pétales des pensées aux yeux tuméfiés que nous venions de planter dans les jardinières.
Ma mère était à la maison, elle me préparait un gâteau. Tandis que je remontais l'allée d'un pas trébuchant, elle a ouvert la porte avant que j'aie eu le temps de frapper.
Prête pour un peu d'activité ? m'a-t-elle demandé en basculant le corps vers l'avant depuis le seuil. Elle m'a attirée à l'intérieur pour m'étreindre en guise de salut, m'a serrée fort contre mon tablier préféré, celui en coton élimé avec des paires de cerises rouges dessinées dessus.
Elle avait disposé les ingrédients sur le plan de travail : paquet de farine, de sucre, deux oeufs bruns calés dans les rainures séparant les carreaux de faïence. Une plaque de beurre jaune aux arêtes amollies. Un petit bol en verre avec du zeste de citron. J'ai contourné cet alignement. C'était la semaine de mon neuvième anniversaire et je sortais d'une longue journée d'école passée à écrire en lettres attachées, ce que je détestais faire, et à hurler pendant la récré pour des histoires de comptage de points, alors la cuisine baignée de soleil et ma mère au regard chaleureux m'apparaissaient comme des bras bienveillants, grands ouverts. J'ai plongé un doigt dans le paquet en papier sulfurisé contenant les cristaux de cassonade, j'ai murmuré oui, s'il te plaît, oui.
Elle a dit que nous avions presque une heure devant nous, si bien que j'ai sorti mon cahier d'orthographe. Je peux t'aider ? ai-je demandé en étalant crayons et papiers sur les sets de table en plastique.
Ça ira, a répondu maman en mélangeant la farine et le bicarbonate de soude.

Mon anniversaire est au mois de mars, et cette année-là, il est tombé au cours d'une semaine printanière particulièrement lumineuse, l'air clair et pur emplissant les étroites rues résidentielles où nous vivions, à quelques encablures au sud de Sunset Boulevard. Le jasmin à floraison nocturne qui envahissait le portail de notre voisin répandait son parfum entêtant au crépuscule, et en direction du nord, les collines déroulaient leurs charmants vallons sur l'horizon, des maisons lovées dans l'obscurité brune. Le passage à l'heure d'été approchait et à bientôt neuf ans, j'associais déjà mon anniversaire aux prémices de l'été, à l'atmosphère des classes fenêtres ouvertes, aux vêtements plus légers et quelques mois plus tard, à la fin des devoirs. Mes cheveux éclaircissaient avec le printemps, de châtain clair ils tiraient sur le blond, une teinte quasi identique à celle de la queue-de-cheval de ma mère. Dans les jardins avoisinants, les agapanthes commençaient à dresser leurs longues tiges vertes semblables à des antennes de robot pour s'épanouir dans des mauves et des bleus tendres.
Maman battait les oeufs, tamisait la farine. Il y avait du glaçage au chocolat dans un bol à part, et dans un autre, des vermicelles arc-en-ciel.

Revue de presse :

Aimee Bender donne corps aux angoisses de l'enfance à travers deux pré-ados doués de super-pouvoirs. Une fable sur la peur de grandir dans la lignée d'Harry Potter et de Sixième sens...
En peignant les galères de ces deux pré-ados pourvus de superpouvoirs, Aimee Bender fait plus qu'effleurer le thème de l'enfance associée à la perte de l'innocence et l'entrée dans l'âge adulte. Anxiogène, cette mue l'est forcément, les dons surnaturels formant ici les indices de sa brutale étrangeté...
D'ailleurs, on sait gré à l'auteur de maintenir un doute sur la nature des dons singuliers de ses personnages. Si les adultes du roman s'affairent en quête d'une explication rationnelle, toute la belle tension du livre tient à son mystère entretenu. Au lecteur de se perdre en conjectures : est-on en présence d'un délire enfantin ? de symptômes dépressifs ? Discrètement fantastique, une fable qui a su capturer les démons de l'enfance. (Emily Barnett - Les Inrocks, février 2013)

Un conte moderne à au moins deux étages, fantaisie au premier, regard et écoute du quotidien au second. Le livre grandit avec sa petite narratrice, sans toutefois quitter l'enfance. «Ils m'ont observée du haut de leur âge adulte.» Vues d'en bas, les choses ont plus de saveur. (Thomas Stélandre - Libération du 28 février 2013)

Dans La Singulière Tristesse du gâteau au citron, l'Américaine Aimee Bender met en scène une enfant qui, après avoir mangé le gâteau de ses 9 ans, a la faculté de ressentir les émotions de sa mère...
Connue pour ses nouvelles (La Fille en jupe inflammable), l'Américaine Aimee Bender brosse le portrait, singulier mais très juste, de quelques individus englués dans une réalité qui les dépasse. Mieux encore, cette fable sur le passage à l'âge adulte distille un arôme délicieux et très personnel, mélange subtil de comédie dépressive, de chronique du quotidien, d'onirisme tout droit sorti d'un comic. (Baptiste Liger - L'Express, mars 2013)

Le roman ne cesse de questionner la vraie nature des gens, et des choses, car aux yeux de l'auteur les objets de la vie quotidienne jouent un rôle essentiel dans les événements. Un tabouret peut provoquer un mariage, une chaise Moorhead favoriser une fuite. Quant à la nourriture, chacun sait combien d'amour passe par elle, mais aussi tant d'autres sentiments ! La magie d'Aimee Bender est de cuisiner tous les petits actes quotidiens qui font le tissu de la vie, pour livrer un roman à clés, à résonances, d'une saveur douce-amère, pour papilles sensibles. (Nathalie Lacube - La Croix du 27 mars 2013)

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Edition présentée

ISBN 10 : 2757838628 ISBN 13 : 9782757838624
Editeur : Points, 2014
Couverture souple

9782846668019: La singulière tristesse du gâteau au citron

A Vue ..., 2013
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1.

BENDER AIMEE
Edité par OLIVIER (1970)
ISBN 10 : 287929780X ISBN 13 : 9782879297804
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Vendeur
The Book Depository
(London, Royaume-Uni)
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Description du livre Etat : New. Brand New Book. N° de réf. du vendeur LVN9782879297804

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