Les Nerfs du vent de Josaphat Large s’installent dans ce climat, disons mieux, sur ce terrain pour continuer et amplifier le dialogue que, à travers les œuvres, entretiennent les époques, et dans chaque époque les diverses tendances. Dès le seuil, peut-on dire (pour autant que le titre, en tant qu’indice, définit un programme, signale des parcours), les Nerfs du vent se donnent com¬me une force. Le monde, dans son fonctionnement, est non seulement pris dans une interrogation, un « que ? » comparable à une « queue de ser¬pent autour des situations », mais miné, étranglé. Au-delà de l’étranglement, et en même temps que lui, s’actualise une autre puissance des mots, un autre « aspect » du « point »—vertu magique conférée, selon la mythologie vau¬doue, par les dieux - par quoi ils sont poing : celui de faire naître, avec et dans l’espace de la poésie, l’espace de la figuration de son monde. Les textes de la « Redécouverte » baignent dans la virginité de leur paysage, nullement hanté de l’ombre de Colomb qui, dans notre île caraïbe, enchâssa le rêve du colon. Dans l’épreuve de la force, les Nerfs du vent font état d’un manque. Et perce l’aveu d’un malaise : un malaise de fonctionnement, non seulement de la poésie en tant que langage, mais du langage tout court. La transformation du monde passe par la communication. Or celle-ci est difficile à cause du fait que le langage est « piégé », et qu’il faut d’autres codes, d’autres pen¬sées. C’est comme si, dans le rapport de deux personnes, l’une passait chaque fois à côté de la parole de l’autre. On se trouve, par suite, face à la nécessité de violenter quelque peu le langage pour retrouver le « mot de passe », la « légende » (ce qui doit être lu). Pour réduire la distance du « lointain » au texte, intégrer le lointain au texte. Texte-colombe de la re-dé¬cou-verte, avec, au bec, un rameau d’amour et de fraternité. Si l’amour apparaît, dans le parcours de « Nerfs du vent » presque impossible, mais désiré cependant, en dépit d’une « étrange récolte de pensée », du « silence », un silence qui creuse les mots, les vide, les restitue à l’habituel, et inflige un dysfonctionnement au discours, c’est que ces poèmes, à l’instar de quelques autres œuvres de la littérature contemporaine, n’assignent pas à la femme les petits bonheurs nourris à la monotonie du foyer et que la co¬lom¬be est texte et lointain du texte.
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Les Nerfs du vent de Josaphat Large s’installent dans ce climat, disons mieux, sur ce terrain pour continuer et amplifier le dialogue que, à travers les œuvres, entretiennent les époques, et dans chaque époque les diverses tendances. Dès le seuil, peut-on dire (pour autant que le titre, en tant qu’indice, définit un programme, signale des parcours), les Nerfs du vent se donnent com¬me une force. Le monde, dans son fonctionnement, est non seulement pris dans une interrogation, un « que ? » comparable à une « queue de ser¬pent autour des situations », mais miné, étranglé. Au-delà de l’étranglement, et en même temps que lui, s’actualise une autre puissance des mots, un autre « aspect » du « point »—vertu magique conférée, selon la mythologie vau¬doue, par les dieux - par quoi ils sont poing : celui de faire naître, avec et dans l’espace de la poésie, l’espace de la figuration de son monde. Les textes de la « Redécouverte » baignent dans la virginité de leur paysage, nullement hanté de l’ombre de Colomb qui, dans notre île caraïbe, enchâssa le rêve du colon. Dans l’épreuve de la force, les Nerfs du vent font état d’un manque. Et perce l’aveu d’un malaise : un malaise de fonctionnement, non seulement de la poésie en tant que langage, mais du langage tout court. La transformation du monde passe par la communication. Or celle-ci est difficile à cause du fait que le langage est « piégé », et qu’il faut d’autres codes, d’autres pen¬sées. C’est comme si, dans le rapport de deux personnes, l’une passait chaque fois à côté de la parole de l’autre. On se trouve, par suite, face à la nécessité de violenter quelque peu le langage pour retrouver le « mot de passe », la « légende » (ce qui doit être lu). Pour réduire la distance du « lointain » au texte, intégrer le lointain au texte. Texte-colombe de la re-dé¬cou-verte, avec, au bec, un rameau d’amour et de fraternité. Si l’amour apparaît, dans le parcours de « Nerfs du vent » presque impossible, mais désiré cependant, en dépit d’une « étrange récolte de pensée », du « silence », un silence qui creuse les mots, les vide, les restitue à l’habituel, et inflige un dysfonctionnement au discours, c’est que ces poèmes, à l’instar de quelques autres œuvres de la littérature contemporaine, n’assignent pas à la femme les petits bonheurs nourris à la monotonie du foyer et que la co¬lom¬be est texte et lointain du texte.
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Vendeur : Revaluation Books, Exeter, Royaume-Uni
Paperback. Etat : Brand New. 2nd edition. 132 pages. 8.50x4.50x0.33 inches. In Stock. N° de réf. du vendeur zk0615798926
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Vendeur : ChouetteCoop, Kervignac, France
Etat : Used: Good. Occasion - Bon Etat - 2e édition - Nerfs du vent (2013) - Grand Format. N° de réf. du vendeur 1873681
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