"Roland sent que ses yeux ne voient plus. Il se remet debout et rassemble ses dernières forces. Son visage n'a plus de couleurs. Devant lui se trouve une roche grise. Il la frappe de dix coups d'épée avec colère, avec dépit. L'acier grince sans se briser ni s'ébrécher. "Ah ! prie le comte, sainte Marie, au secours ! Ah ! Durendal, ma bonne épée, quel malheur pour vous ! Puisque me voilà perdu, je ne suis plus désormais responsable de vous. Grâce à vous j'ai remporté tant de victoires sur les champs de bataille et conquis tant de vastes territoires que possède maintenant Charles dont la barbe est toute blanche. Ne tombez jamais aux mains d'un guerrier capable de fuir devant un autre. Vous avez appartenu longtemps à un vaillant seigneur. Jamais on ne reverra pareille épée dans la sainte France"".
En 778, à Roncevaux, l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne, conduite par son neveu le comte Roland, tombe dans une embuscade. Près de trois siècles plus tard, à l'époque de la première croisade, cette déroute militaire devient le prétexte à la plus fameuse des chansons de geste : Charlemagne, le roi chrétien, combat les Sarrasins musulmans et venge la mort de Roland.
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Vendeur : George Cross Books, Lexington, MA, Etats-Unis
Paperback. Reprint edition. Very Good/Wraps (18425) Bedier version in modern French, 1966 paperback on H. Piazza. Rough edges, ownership signature, no other marks. . N° de réf. du vendeur 18425
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