Book by Konrad G Gregory
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Il n'est a priori pas difficile de partager les trois grands objectifs que Bob Garratt fixe aux entreprises - surtout grandes et surtout américaines - à savoir une meilleure formation des administrateurs, une organisation plus démocratique et une meilleure prise en compte des impératifs écologiques. Cependant, ceux-ci sont de nature très différentes, et il convient de poser deux questions simples, quoique iconoclastes : les entreprises y ont-elles intérêt et, si oui, vont-elles spontanément tout mettre en oeuvre pour y parvenir ?
L'entreprise aurait bien sûr tout à gagner à se doter d'administrateurs visionnaires. Toutefois, et en se concentrant sur la situation française - où une analyse détaillée devrait également prendre en compte les situations très différentes d'une SA à conseil d'administration et d'une SA à conseil de surveillance - on sait bien que le jeu des participations croisées, le cumul des mandats, la dimension politique des postes d'administrateurs, ainsi que la prééminence peu démocratique du Président, permettent de dresser un tableau qui se situe à quelques années-lumière des souhaits de l'auteur.
L'émergence de la démocratie au sein des entreprises soulève un débat philosophique beaucoup plus délicat. En effet, l'entreprise constitue sans nul doute une «société», mais est-il concevable d'y appliquer des règles de fonctionnement démocratiques allant au-delà du simulacre de démocratie ? Est-ce compatible avec l'efficacité et l'essence même du capitalisme ? Comment les libertés individuelles s'y inscrivent-elles ? La question du licenciement, véritable bannissement qu'une société démocratique ne réserve qu'aux criminels, permet d'illustrer la difficulté d'une telle réflexion. Or, la peur du chômage et la soumission qui en découle, ne constituent pas le meilleur terreau démocratique. La «culture d'entreprise» n'est donc pas nécessairement démocratique, l'adhésion à celle-ci n'étant bien souvent qu'un masque commode dont se parent des salariés qui se sentent de plus en plus «de passage».
La contrainte écologique est enfin d'une toute autre nature. L'entreprise n'a clairement aucune vocation à augmenter ses coûts de production. Seule la contrainte législative amène progressivement les entreprises à intégrer la nécessaire protection de l'environnement. Cette contrainte étant elle-même limitée par la concurrence que se livrent les différentes Nations sur ce sujet, comme sur la réglementation sociale et fiscale, on sent bien que la dynamique écologique est extrêmement fragile. Ainsi, échapper aux réglementations destinées à protéger l'environnement constitue une motivation supplémentaire dans les processus de délocalisation. L'indigence patente du dernier sommet international de New York chargé de faire le bilan du sommet de Rio de 1992, et notamment l'attitude récurremment hostile des États-Unis à toute mesure efficace pour lutter contre la pollution, amènent à tempérer l'optimisme de Bob Garratt.
L'évolution des entreprises sur les trois axes développés par l'auteur n'a donc rien d'automatique, bien que celle-ci puisse être jugée souhaitable. Et même largement engagée, elle ne constitue pas un gage de succès pour l'entreprise qui l'aura menée. L'exemple d'Apple, abondamment cité par l'auteur, démontrant a contrario qu'une entreprise visionnaire aux salariés épanouis peur perdre beaucoup d'argent, et commettre des erreurs stratégiques fatales. -- Stéphane Germain -- -- Business Digest
Le véritable rôle d'un membre du conseil d'administration est d'indiquer les directions à prendre, d'offrir des idées et non de manager
C'est parfois un difficile pari pour un membre d'un conseil d'administration, toujours tenté de se laisser aller à son ancien métier. Ce phénomène a l'inconvénient majeur de concentrer le véritable pouvoir de décision entre les mains d'une ou deux personnes au sein du conseil.
Le conseil d'administration doit avoir un «regard de caméléon» sur l'entreprise
Promenant son regard de haut en bas et de gauche à droite, le conseil «scanne» l'entreprise. Les administrateurs sont capables de comprendre les contraintes de gestion locale tout en ne perdant pas de vue les options stratégiques et politiques à l'échelle mondiale. Concrètement, les membres élaborent la politique et la stratégie à long terme (démarches de prospectives), surveillent la gestion et rendent des comptes à leurs partenaires (démarche pragmatique).
Le conseil d'administration se doit de rendre des comptes à tous les partenaires de l'entreprise
La responsabilité du conseil d'administration est fondamentale, elle s'étend à tous les partenaires de l'entreprise : clients, employés, fournisseurs, actionnaires, etc. Il a aussi des obligations envers l'environnement naturel. C'est lui, par sa volonté, ses désirs, qui pourra aider l'entreprise à sortir de la tourmente, certainement pas les multiples modèles de management stratégique qui sont, tous les ans, lancés sur le marché. -- Idées clés, par Business Digest
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Vendeur : Alchemy Books, San Diego, CA, Etats-Unis
paperback. Etat : Used: Very Good. Clean and unmarked. Some minor cosmetic shelf wear. From a private collection. Very good condition. Comes from non smoking home. N° de réf. du vendeur 250708009
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