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Jean-Jacques Rousseau Et Le Siecle Philosophe (1870) - Couverture souple

Moreau, Louis Ignace

 
9781168128669: Jean-Jacques Rousseau Et Le Siecle Philosophe (1870)

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Synopsis

""Jean-Jacques Rousseau et le Si�����cle Philosophe"" est un livre �����crit par Louis Ignace Moreau en 1870. Il s'agit d'une �����tude approfondie de la vie et de l'�����uvre de Jean-Jacques Rousseau, l'un des plus grands penseurs du XVIIIe si�����cle. Moreau explore les id�����es philosophiques de Rousseau, notamment sa th�����orie du contrat social et sa critique de la soci�����t����� moderne. Il examine �����galement la vie de Rousseau, y compris ses relations tumultueuses avec d'autres penseurs de son �����poque. Le livre est consid�����r����� comme une contribution importante ������ la compr�����hension de la pens�����e de Rousseau et de son impact sur la philosophie moderne.This Book Is In French.This scarce antiquarian book is a facsimile reprint of the old original and may contain some imperfections such as library marks and notations. Because we believe this work is culturally important, we have made it available as part of our commitment for protecting, preserving, and promoting the world's literature in affordable, high quality, modern editions, that are true to their original work.

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Présentation de l'éditeur

« Rousseau prend l’insolence pour la grandeur, car il est abject, et il joue la simplicité, car il est faux. Un homme supérieur n’a pas ce mépris de la vérité, ce goût dépravé du sophisme. Il ne vit pas dans cette habituelle mésintelligence avec la raison, car si le bon sens peut se passer de génie, le génie ne saurait se passer de bon sens. Rousseau n’est qu’un raisonneur perpétuellement déraisonnable. Peu original dans ses idées, même les plus hasardées, il n’a bien en propre que le vice et l’audace de le confesser à sa gloire, un orgueil risible par son immensité, et ce savoir-faire qui prémédite de sang- froid toutes ses fougues de paradoxe, pour étourdir le lecteur et couvrir souvent de sérieux emprunts. –Véritable fils du siècle philosophe !- Certains critiques, bien à tort, semblent l’y tenir pour étranger. Comment donc ? Quelques singularités de situation, des bizarreries affectées, de véhémentes déclamations contre les gens du monde et contre les femmes, fort bien calculées pour ameuter les femmes et les gens du monde, cela prouve-t-il une incompatibilité réelle avec la société ? Descendre fastueusement au métier de copiste de musique, quand on se sent la plume à la main ; faire étalage de la pauvreté, vivre avec Thérèse et se prendre de passion pour Mme d’Houdetot ; avoir des larmes de bonheur et se déclarer vertueux, quand on a mangé de la crème et dormi sur l’herbe, jouer au sauvage dans la forêt de Montmorency, etc., etc., est-ce là ce qui doit faire du citoyen de Genève un homme à part entre les contemporains ? Cette existence, au milieu des autres, n’est qu’une antithèse qui, sans porter la contradiction sur le fond des choses, assaisonne la forme d’une pointe de ridicule. Le désaccord de Rousseau avec son temps n’est qu’une sorte de dépit amoureux, ou d’amour gauche et bourru, non toutefois sans artifice ; ce n’est pas un divorce de principes et de moralité. Qui peut être dupe de ces simagrées d’indépendance altière et retournant au gland ?- Attitude de charlatan qui sent sur soi le regard de la curiosité publique dont il est jaloux, et qui n’a que des vertus et des mœurs de parade. –Qui peut souffrir cette rhétorique hurlant contre la corruption, quand le discoureur, tout des premiers, y prend une part aussi large ? Cette corruption, il l’a respirée pleinement, avidement, il en est ivre ; sa nature l’y porte et son âme n’y répugne pas. Il a la marque du siècle, il appartient à ses mœurs, il appartient à son esprit, il lui appartient par le vice, par l’orgueil et la phrase. Dans cette société où l’ennui seul se fait craindre, où la vie se passe à jouer, par divertissement, tant d’insipides comédies, Rousseau, détestable comique, fait de sa vie même un drame à grands effets, et ce vertueux de beau dire, ce farouche dénonciateur des infamies sociales, qu’est-il, qu’un complaisant fardé de rudesse, histrion morose qui, par démangeaison de vanité, livre sa personne en spectacle au désoeuvrement de la galerie ? Certes, ce philosophe, comme tous les autres, ses rivaux ou ses ennemis, est bien l’homme de son temps. »

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