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Precaution: ou le choix d'un mari - Couverture souple

Cooper, M. James Fenimore

 
9781495974199: Precaution: ou le choix d'un mari

Synopsis

Extrait On s’assemble en famille autour du foyer hospitalier. COWPER. — JE voudrais bien savoir si nous aurons bientôt un voisin au Doyenné, dit Clara Moseley en regardant par une croisée d’où l’on découvrait dans le lointain la maison dont elle parlait et en s’adressant à la petite société rassemblée dans le salon de son père. — Cela ne tardera pas, répondit son frère  ; sir William vient de la louer pour deux ans à M. Jarvis, qui doit en prendre possession cette semaine. — Et quel est ce M. Jarvis qui va devenir notre voisin  ? demanda sir Edward Moseley à son fils. — On dit, mon père, que c’est un honnête marchand qui s’est retiré des affaires avec une grande fortune. Comme vous, il a un seul fils, officier dans l’armée, et de plus deux filles qu’on dit charmantes  ; voilà tout ce que j’ai pu savoir sur sa famille. Quant à ses ancêtres, ajouta-t-il en-baissant la voix et en regardant la seconde de ses sœurs, j’en suis désolé, ma chère Jane, mais on ne les connaît pas, et jusqu’à présent toutes mes recherches ont été inutiles. — J’espère, Monsieur, que ce n’est pas pour moi que vous avez pris la peine de vous en informer  ? répondit Jane un peu piquée. — Pardonnez-moi, ma chère, et, pour vous faire plaisir, je vais prendre de nouveau les informations les plus exactes, répondit son frère en plaisantant  ; je sais qu’un soupirant roturier perdrait ses peines auprès de vous, et je sens combien il est cruel pour de jeunes personnes de ne pas entrevoir la moindre apparence de mariage. Pour Clara, elle est bien tranquille à présent, et Francis… Il fut interrompu par Émilie, la plus jeune de ses sœurs, qui lui mit la main sur la bouche en lui disant à l’oreille  : — Vous oubliez, John, tous les renseignements qu’a pris un certain jeune homme sur une belle inconnue qu’il avait rencontrée à Bath, et toutes les démarches qu’il a faites pour connaître sa famille, son pays et mille autres détails qui ne l’intéressent pas moins. John rougit à son tour, et baisant avec affection la main qui le forçait au silence, il réussit bientôt, par son enjouement et sa bonne humeur, à faire oublier à Jane le petit mouvement de dépit qu’elle avait éprouvé.

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À propos de l'auteur

Activités romancier Naissance 15 septembre 1789 Décès 14 septembre 1851 Genres aventure James Fenimore Cooper est un écrivain américain né à Burlington dans le New Jersey le 15 septembre 1789, mort à Cooperstown dans l'État de New York le 14 septembre 1851. Il est notamment l'auteur du livre Le Dernier des Mohicans. Jeunesse et études Il va à l'école à Albany et à New Haven. Il entre à l'université Yale à l'âge de quatorze ans et reste le plus jeune étudiant jamais entré dans cette université. Trois ans après, il s'engage dans la marine américaine. Il se marie et met fin à sa carrière de marin en 1811. Il s'installe alors à dans le comté de Westchester (État de New York). De 1826 à 1833, il vit en Europe. Sa carrière littéraire Son premier roman Precaution passe inaperçu. Mais très rapidement, avec son deuxième roman The Spy (L'Espion), il rencontre un grand succès. Une partie de son œuvre est fondée sur les récits des Indiens du Nord. Ses romans ont pour cadre les territoires que son père (qui fut juge et membre du Congrès) avait colonisés. Il a décrit dans la série Leatherstocking (Histoires de Bas-de-Cuir) les luttes franco-britanniques en Amérique du Nord au XVIIIe siècle. Le héros, Natty Bumper, (dit Bas de cuir ou Œil de faucon, ou encore La Longue Carabine), qui a été recueilli enfant par les Indiens, représente l'homme des frontières. La série Bas de cuir est composée de cinq romans, dont Le Dernier des Mohicans, La Prairie et Le Tueur de daims. Le Dernier des Mohicans, son roman le plus célèbre, a connu de nombreuses rééditions, dont une magnifiquement illustrée par René Follet. Il a écrit de nombreux romans sur la mer tels que The Waterwitch. Mais son œuvre est de qualité inégale et son roman Le Démocrate américain (1835) lui valut un procès.

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