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Les Essais - Couverture souple

Montaigne, Michel Eyquem De

 
9782011667502: Les Essais

Synopsis

Les Essais nous rappellent que les études littéraires, les "humanités ", selon l'expression de l'époque, avaient pour ambition la formation morale de l'homme et non l'acquisition de connaissances : " Le gain de notre étude, c'est en être devenu meilleur et plus sage. " Cet humanisme a inspiré l'honnête homme du XVIIe siècle puis le philosophe des Lumières. A une époque où la nouveauté est érigée en dogme et l'excès en critère de qualité, il est plus que jamais nécessaire de lire et relire Montaigne.

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Quatrième de couverture

Nous devons à André Lanly, éminent philologue et professeur émérite à l'université de Nancy, d'avoir servi l'un des monuments les plus difficiles à déchiffrer de la littérature française en osant lui donner sa forme moderne. C'en est fini des obstacles de l'orthographe, du doute sur le sens des mots, de l'égarement suscité par la ponctuation. Lire ce chef-d'œuvre devient ici un pur bonheur. «Ce ne sont pas mes actes que je décris, c'est moi, c'est mon essence. J'estime qu'il faut être prudent pour juger de soi et tout aussi scrupuleux pour en porter un témoignage soit bas, soit haut, indifféremment. S'il me semblait que je suis bon et sage, ou près de cela, je l'entonnerais à tue-tête. Dire moins de soi que la vérité, c'est de la sottise, non de la modestie. Se payer moins qu'on ne vaut, c'est de la faiblesse et de la pusillanimité, selon Aristote. Aucune vertu ne se fait valoir par le faux, et la vérité n'est jamais matière d'erreur. Dire de soi plus que la vérité, ce n'est pas toujours de la présomption, c'est encore souvent de la sottise. Être satisfait de ce que l'on est et s'y complaire outre mesure, tomber de là dans un amour de soi immodéré est, à mon avis, la substance de ce vice [de la présomption]. Le suprême remède pour le guérir, c'est de faire tout le contraire de ce que prescrivent ceux qui, en défendant de parler de soi, défendent par conséquent d'appliquer sa pensée à soi. L'orgueil réside dans la pensée. La langue ne peut y avoir qu'une bien lègère part.» Les Essais, Livre II, chapitre VI.

Biographie de l'auteur

Michel Eyquem, seigneur du château de Montaigne en Périgord, est né le 28 février 1533. Fils de riches négociants gascons anoblis, il reçut une éducation classique, apprenant le latin avant le français. À 25 ans, il obtient une charge de magistrat au parlement de Bordeaux où il se lie d'amitié avec Étienne de la Boétie. Marié en 1565 à la fille d'un de ses collègues et ayant hérité du château de Montaigne à la mort de son père, il n'aspire alors qu'à se retirer de la vie publique. Cependant, après le massacre de la Saint-Barthélemy, il reçoit l'ordre de servir de liaison entre le parlement de Bordeaux et les armées catholiques. Commençant à souffrir de façon chronique de diverses infirmités (pierre, goutte, rhumatismes,...), il se consacre davantage à l'écriture et rédige entre 1582 et 1592 les deux livres des Essais. L'auteur en quête de tranquillité est néanmoins dépassé par l'homme politique quand il se voit élire à la mairie de Bordeaux qu'il doit défendre contre les ligueurs. Il meurt le 13 septembre 1592 à Bordeaux pendant la célébration d'une messe qui était dite devant lui.

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