Articles liés à L'Ève future

L'Ève future - Couverture souple

Villiers De L'Isle-Adam, Auguste De

 
9782070387397: L'Ève future

Synopsis

Une espèce de savant fou, spécialisé dans l'électricité, propose à un homme, amoureux d'une femme très belle mais stupide, de la remplacer par son double : un "Andréide", femme artificielle qu'il a fabriquée, tout aussi belle mais beaucoup plus intelligente, car elle ne connaît pas les limites physiques de la nature. Le savant prétend que l'amant tombera amoureux de sa créature... Paru en 1886, L'Ève future est l'un des premiers romans de science-fiction de toute l'histoire du genre. Le roman popularise l'idée d'automate humanoïde, anticipant les androïdes d'aujourd'hui et le principe du transhumanisme. C'est aussi une critique acerbe du progrès : dans un esprit fin-de-siècle, décadent, Villiers décrit un monde où tout semble possible grâce à la science, mais où tout est vain. La foi dans le progrès scientifique cache une vision pessimiste de l'homme. L'humain mérite-t-il d 'être amélioré par la technique ? À l'instar du mythe de Pygmalion, L'Ève future est l'histoire d'un amour impossible, et d'une utopie vouée à l'échec.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

À propos de la quatrième de couverture

L'Ève future (1886) est au roman ce que les Poésies de Mallarmé sont à la poésie : le chef-d'oeuvre de l'époque symboliste, l'anti-Zola, l'anti-Goncourt.Villiers est le plus grand conteur fantastique français. La donnée est fantastique, ou de science-fiction, puisqu'il s'agit de créer une femme artificielle, qui évite les inconvénients des femmes réelles. Ce livre traite de l'amour impossible, pour une femme qui n'existe pas. C'est aussi un roman de la révolte, qui se termine sur le frisson du créateur de l'automate, Edison, face au silence glacé, à "l'inconcevable mystère" des cieux ; un roman proche du mythe de Faust, autant que de Jules Verne, par l'anticipation scientifique ; un ouvrage philosophique parce qu'il médite sur l'être et le paraître. Le style est brillant, somptueux, insolite et ironique, comme Mallarmé l'a relevé : il mène "l'ironie jusqu'à une page cime, où l'esprit chancelle."

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.