Britannicus - Couverture souple

Racine, Jean

 
9782070466627: Britannicus

Synopsis

La première tragédie romaine de Racine montre les effets de la passion destructrice sur des enjeux plus nobles : les successions dynastiques, les luttes pour le pouvoir impérial, le devenir des empires. La disgrâce d'Agrippine et la mort de Britannicus affermissent le pouvoir personnel de Néron, révèlent sa nature criminelle et ses désirs monstrueux. La rivalité entre frères se double du thème politique de l'usurpation tyrannique. L'action est conduite par degrés jusqu'à son dénouement tragique et naturel. Ainsi sont dramatisés un sujet, l'assassinat de Britannicus par Néron, et des caractères. Ils nous fascinent par le naturel et la noblesse de l'expression poétique, qui concourent à la cérémonie tragique.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Amazon.fr

Tyran sanguinaire, empereur féroce, despote criminel : le seul nom de Néron provoque des frémissements d'horreur. C'est ce que Racine a bien compris : pour sa première tragédie romaine - terrain traditionnel de son vieux rival Corneille - Néron tombe à point nommé pour provoquer la crainte et la pitié. Il choisit donc d'en faire son héros maléfique, le double ignominieux de son frère Britannicus, innocent bientôt immolé à la formation machiavélique du jeune empereur. Car ce qui intéresse Racine, ce ne sont pas tant les crimes de Néron que les méandres de son âme. Il veut saisir et peindre sur le vif le moment où tout bascule, où l'élève de Sénèque choisit le crime contre la vertu, la ruse et la dissimulation contre la sincérité, le pouvoir par la force, sans la justice, dans l'abjection et dans la honte.

Cela donne une des pièces les plus noires de Racine où même l'amour, dévasté par les poisons et les complots, n'a plus aucun avenir. Un théâtre de la cruauté qui s'inscrit dans la plus pure tradition de la tragédie.

Pour prolonger votre lecture, et découvrir des pièces moins connues, reportez-vous au premier tome des Oeuvres de Racine qui vient d'être réédité dans la Pléiade. --Karla Manuele

Quatrième de couverture

Un jeune empereur rêvant de gouverner selon son bon plaisir, une mère dominatrice, un beau jeune homme dépossédé de tout sauf de la naïveté, une jeune femme pure, si belle quand on la fait pleurer, un conseiller expert en perfidie et empoisonnements : la journée sera agitée - et chacun sait que le temps est compté, dans une tragédie. Combien d'heures, avez-vous dit ? «Crains la dernière», lisait-on autrefois sur les cadrans solaires. Dans ce monde-là, la crainte, on connaît. Et comme on ne peut guère se fier aux discours, on traque les regards... Au fait, l'empereu, c'est Néron, celui qui aime faire l'acteur ; devenu vieux (et un peu seul), il mettra le feu à Rome. C'est si beau les flammes, la nuit...L'accompagnement pédagogique se veut une initiation aux outils d'analyse que requiert l'étude d'une tragédie classique. Deux gravures constituent le support à une lecture de l'image aussi précise que judicieuse.Tragédie (XVII

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Autres éditions populaires du même titre