Histoire de l'œil - Couverture souple

Bataille, Georges

 
9782070728503: Histoire de l'œil

Synopsis

"Un jour, enfin, à l'heure où le soleil oblique de six heures éclairait la salle de bains, un oeuf à demi gobé fut envahi par l'eau et, s'étant empli avec un bruit bizarre, fit naufrage sous nos yeux ; cet incident eut pour Simone un sens extrême, elle se tendit et jouit longuement, pour ainsi dire buvant mon oeil entre ses lèvres. Puis, sans quitter cet oeil sucé aussi obstinément qu'un oeil, elle s'assit, attirant ma tête, et pissa sur les oeufs flottants avec une vigueur et une satisfaction criantes." Un jeune garçon de seize ans tombe éperdument amoureux de la jeune Simone, s'adonnant à des jeux sexuels inventifs, les deux adolescents emportent dans leur débauche une dénommée Marcelle, facilement influençable. À trois désormais, ils vont toujours plus loin dans la frénésie et la transgression, comme envoutés par leurs sens. Une clé psychanalytique éclairera à la fin, offrant une deuxième lecture de ce texte unique. Publié clandestinement en 1928 sous pseudonyme, cette oeuvre dérange autant qu'elle intrigue. Le lecteur est ébloui et aveuglé par une écriture inclassable : ni érotique, ni pornographique, ni même entre les deux. L'Histoire de l'oeil ou qu'est-ce qui sépare l'horreur du sublime ?

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À propos de l'auteur

Né à Billom (Puy-de-Dôme) en 1897, mort à Paris en 1962. Les faits marquants de sa vie (adhésion au catholicisme, puis perte de la foi, expérience de la psychanalyse, engagement au Cercle communiste démocratique, lutte contre le fascisme, fondation d'un Collège de Sociologie et, plus tard, de la revue Critique) se retrouvent dans une oeuvre inclassable, très variée, constituée d'essais, de récits et de poèmes.

À propos de la quatrième de couverture

"À d'autres l'univers paraît honnête. Il semble honnête aux honnêtes gens parce qu'ils ont des yeux châtrés. C'est pourquoi ils craignent l'obscénité. Ils n'éprouvent aucune angoisse s'ils entendent le cri du coq ou s'ils découvrent le ciel étoilé. En général, on goûte les "plaisirs de la chair" à la condition qu'ils soient fades.Mais, dès lors, il n'était plus de doute : je n'aimais pas ce qu'on nomme "les plaisirs de la chair", en effet parce qu'ils sont fades. J'aimais ce que l'on tient pour "sale". Je n'étais nullement satisfait, au contraire, par la débauche habituelle, parce qu'elle salit seulement la débauche et, de toute façon, laisse intacte une essence élevée et parfaitement pure. La débauche que je connais souille non seulement mon corps et mes pensées mais tout ce que j'imagine devant elle et surtout l'univers étoilé..."

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