Pensées - Couverture souple

Blaise Pascal

 
9782080702661: Pensées

Synopsis

" Je ne sais qui m'a mis au monde, ni ce que c'est que le monde, ni que moi-même ; je suis dans une ignorance terrible de toutes choses ; je ne sais ce que c'est que mon corps, que mes sens, que mon âme et cette partie même de moi qui pense ce que je dis, qui fait réflexion sur tout et sur elle-même, et ne se connaît non plus que le reste. Je vois ces effroyables espaces de l'univers qui m'enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu'en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m'est donné à vivre m'est assigné à ce point plutôt qu'à un autre de toute l'éternité qui m'a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m'enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu'un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir ; mais ce que j'ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter. "

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Quatrième de couverture

En 1656, après une existence mondaine où il cherche la gloire par l'exploitation de ses recherches scientifiques, Pascal entreprend une Apologie de la religion chrétienne que sa santé ne lui laissera pas le temps d'achever et dont nous restent seulement les fragments des Pensées. Le genre apologétique alors n'est pas nouveau. Mais Pascal écarte les démonstrations métaphysiques, inutiles et incertaines. Parce qu'il s'adresse au libertin, figure de l'incroyant, il ne parle pas d'emblée le langage de la foi que son interlocuteur ne recevrait pas : il ne part pas de Dieu pour aller à l'homme, mais de l'homme qui cherche le bonheur pour le tourner vers Dieu. Le lecteur devient donc partenaire d'un dialogue : il s'aventure dans une démarche où tout son être est engagé et qui doit le conduire à se mettre en chemin vers un Dieu que ne chante plus l'harmonie brisée du cosmos, un Dieu plus que caché : un Dieu qui se cache. Et celui qui laisse les espaces infinis à leur effrayant silence est le même qui murmure à l'âme : « Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouvé. »

Quatrième de couverture

Il fait profession de dédaigner les sentiments modérés. Par tempérament, par principe et par méthode, il passe d'un extrême à l'autre et veut saisir tout l'entre-deux. Il ne s'en cache pas. Sûr de lui comme un duelliste arrogant, il commente ses passes. "S'il se vante, dit-il en parlant de l'homme, je l'abaisse; s'il s'abaisse, je le vante et le contredis toujours jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il est un monstre incompréhensible."

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