Faut-il encore parler de résurrection ? Pour répondre à cette question et pour comprendre comment s'est posé le problème de notre victoire sur la mort, nous devons évidemment interroger les données bibliques. Deux courants s'y dessinent. Le premier, conditionné par la mentalité sémitique qui ne distinguait pas l'âme du corps, parle en terme de « résurrection » : à la mort, c'est l'homme tout entier qui disparaît en attendant le jour où il se relèvera d'entre les morts (Daniel, 2 Maccabées, Paul dans ses premières lettres). Le second est influencé par la pensée platonicienne qui admet dans l'homme la présence d'une âme immortelle, distincte de son corps (Sagesse, Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens). Mais le platonisme est corrigé de deux façons différentes. Selon la Sagesse, l'âme immortelle descend dans l'Hadès en attendant le jour où Dieu l'en tirera pour la mener auprès de lui. Il n'est pas question de retrouver un corps. Pour Paul, dès la mort, l'âme s'en va rejoindre le Christ auprès de qui elle retrouve un corps de nature céleste. C'était probablement l'enseignement du Christ. Quelle que soit la perspective adoptée, il n'est jamais question d'une résurrection du cadavre déposé dans la tombe c'est la raison pour laquelle le terme de « résurrection » peut prêter à confusion dès que l'on admet la présence en l'homme d'une âme immortelle.
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Marie-Emile (Claude) Boismard, né en 1916 à Seiches-sur-le-Loir, dominicain, est licencié et lecteur en théologie (Le Saulchoir) et en sciences bibliques (Rome). Il fut successivement professeur de Nouveau Testament à l'Ecole biblique de Jérusalem (1948-1950), puis à l'Université de Fribourg en Suisse (1950-1953), de nouveau à l'Ecole biblique de Jérusalem (1953) où il a pris sa retraite de professeur en 1993.
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Soft cover. Etat : Very Good. Scarce paperback, 181 pages, NOT ex-library. Clean, untanned condition with unmarked text, free of inscriptions and stamps, with tight binding. A short crease in the lower outer corner of last pages. Creased spine. -- "Faut-il encore parler de résurrection? Pour répondre à cette question et pour comprendre comment s'est posé le problème de notre victoire sur la mort, nous devons évidemment interroger les données bibliques. Deux courants s'y dessinent. Le premier, conditionné par la mentalité sémitique qui ne distinguait pas l'âme du corps, parle en terme de « résurrection » : à la mort, c'est l'homme tout entier qui disparaît en attendant le jour où il se relèvera d'entre les morts (Daniel, 2 Maccabées, Paul dans ses premières lettres). Le second est influencé par la pensée platonicienne qui admet dans l'homme la présence d'une âme immortelle, distincte de son corps (Sagesse, Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens). Mais le platonisme est corrigé de deux façons différentes. Selon la Sagesse, l'âme immortelle descend dans l'Hadès en attendant le jour où Dieu l'en tirera pour la mener auprès de lui. Il n'est pas question de retrouver un corps. Pour Paul, dès la mort, l'âme s'en va rejoindre le Christ auprès de qui elle retrouve un corps de nature céleste. C'était probablement l'enseignement du Christ. Quelle que soit la perspective adoptée, il n'est jamais question d'une résurrection du cadavre déposé dans la tombe c'est la raison pour laquelle le terme de « résurrection » peut prêter à confusion dès que l'on admet la présence en l'homme d'une âme immortelle." -- ""Should we still speak of resurrection? To answer this question and to understand how the issue of our victory over death has been posed, we must of course examine the biblical data. Two currents of thought emerge. The first, shaped by Semitic mentality - which did not distinguish the soul from the body - speaks in terms of resurrection: at death, the whole person disappears, awaiting the day when they will rise from the dead (Daniel, 2 Maccabees, Paul in his early letters). The second is influenced by Platonic thought, which recognizes in humans the presence of an immortal soul, distinct from the body (Wisdom, Paul in his second letter to the Corinthians). But Platonism is corrected in two different ways. According to Wisdom, the immortal soul descends into Hades, awaiting the day when God draws it out to bring it to himself. There is no mention of the body being restored. For Paul, from the moment of death, the soul goes to join Christ, with whom it receives a body of a celestial nature. This was probably Christ's own teaching. Regardless of the perspective adopted, there is never any suggestion of the resurrection of the corpse laid in the tomb - this is why the term resurrection can be misleading, especially once we accept the idea of an immortal soul within the human being." In French. N° de réf. du vendeur 011181
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