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FAUT-IL ENCORE PARLER DE « RÉSURRECTION » ? - Couverture souple

BOISMARD MARIE-EMILE

 
9782204052047: FAUT-IL ENCORE PARLER DE « RÉSURRECTION » ?

Synopsis

Faut-il encore parler de résurrection ? Pour répondre à cette question et pour comprendre comment s'est posé le problème de notre victoire sur la mort, nous devons évidemment interroger les données bibliques. Deux courants s'y dessinent. Le premier, conditionné par la mentalité sémitique qui ne distinguait pas l'âme du corps, parle en terme de « résurrection » : à la mort, c'est l'homme tout entier qui disparaît en attendant le jour où il se relèvera d'entre les morts (Daniel, 2 Maccabées, Paul dans ses premières lettres). Le second est influencé par la pensée platonicienne qui admet dans l'homme la présence d'une âme immortelle, distincte de son corps (Sagesse, Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens). Mais le platonisme est corrigé de deux façons différentes. Selon la Sagesse, l'âme immortelle descend dans l'Hadès en attendant le jour où Dieu l'en tirera pour la mener auprès de lui. Il n'est pas question de retrouver un corps. Pour Paul, dès la mort, l'âme s'en va rejoindre le Christ auprès de qui elle retrouve un corps de nature céleste. C'était probablement l'enseignement du Christ. Quelle que soit la perspective adoptée, il n'est jamais question d'une résurrection du cadavre déposé dans la tombe c'est la raison pour laquelle le terme de « résurrection » peut prêter à confusion dès que l'on admet la présence en l'homme d'une âme immortelle.

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À propos de l'auteur

Marie-Emile (Claude) Boismard, né en 1916 à Seiches-sur-le-Loir, dominicain, est licencié et lecteur en théologie (Le Saulchoir) et en sciences bibliques (Rome). Il fut successivement professeur de Nouveau Testament à l'Ecole biblique de Jérusalem (1948-1950), puis à l'Université de Fribourg en Suisse (1950-1953), de nouveau à l'Ecole biblique de Jérusalem (1953) où il a pris sa retraite de professeur en 1993.

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