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Long courrier, tome 2 : La Sultane Blanche - Couverture rigide

Christin, Pierre

 
9782205043013: Long courrier, tome 2 : La Sultane Blanche

Synopsis

Après la Voyageuse de la petite ceinture et Charlotte et Nancy, Pierre Christin et Annie Goetzinger renouent avec leur mythique série des "portraits souvenirs". Deux destins de femme se frôlent étrangement dans la Sultane blanche. Celui de la célèbre Lady Sheringham, interviewée dans son manoir, et celui de l'anonyme Emma Piggott, qui vient de mourir dans son appartement londonien, seule. A la première, la vie a tout donné. De Shanghaï à Hong-Kong et Kuala Lumpur, de son rôle de préceptrice à son statut de sultane, elle vivra dans le luxe et ne connaîtra - hormis la douleur de perdre des êtres chers - que réceptions, promenades à cheval et mini-scandales d'une société britannique embarquée dans le naufrage de son empire colonial. Emma Piggott, institutrice à St John's, a vécu une existence grise et immobile, n'aimant l'Asie qu'à travers les articles de journaux qu'elle découpait soigneusement, sans jamais quitter le quartier de Whitechapel où ses parents étaient épiciers. Et pourtant, quelque chose unit ces deux femmes - un détail de rien du tout, un hasard, ou peut-être seulement un cauchemar que fait parfois l'heureuse Lady Sheringham… Des briques de la vieille Angleterre aux pelouses de Malaisie - où vient rôder Somerset Maugham -, Christin tisse cette histoire avec son habituel talent d'horloger, donnant à Annie Goetzinger l'occasion de jouer une partition à sa mesure : romanesque, sensuelle et ironique, pleine de dentelles et de parfums d'été.

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À propos des auteurs

Pierre Christin est né en 1938 dans la banlieue parisienne. Enfant, il est passionné par les numéros de ‘Détective’ et les couvertures illustrées de ‘Radar’. Après avoir modestement commencé ses études dans un cours complémentaire, il étudie à la Sorbonne puis à Sciences po Paris. Dans les années 1960, entre ses activités de pianiste de jazz et ses premiers travaux de journalisme, de traduction et d’écriture, il part à la découverte de l’Ouest américain. Là-bas, il s’enthousiasme aussi bien pour la vie dans les ranchs et les autoroutes urbaines que pour la science-fiction, le polar et la musique noire, qui est alors à son apogée. En 1967, il signe, avec Jean-Claude Mézières, la première aventure de Valérian, sans imaginer un instant la longévité future de son héros. Traduite en une vingtaine de langues, Valérian fut rapidement considérée comme une série d’avant-garde et a inspiré de nombreux auteurs et des réalisateurs dont Georges Lucas et, bien entendu, Luc Besson qui a réalisé une adaptation au cinéma en juillet 2017 : "Valérian et la Cité des mille planètes". En 1968, il est nommé à l’université de Bordeaux où il crée l'IUT de journalisme, dont il a toujours été l’un des animateurs. Dans les années 1970-1980, à ‘Pilote’, il écrit pour Jacques Tardi, François Boucq, Jean Vern et bien d’autres – une soixantaine d’albums dans lesquels il s’essaie à tous les genres. Il réserve cependant son versant optimiste – voire utopiste – à son vieil ami Mézières dont il apprécie la clarté narrative et l’humour réjouissant. Les sujets plus graves, nourris par des enquêtes dans ce qui est encore à l’époque le bloc communiste, il les traite avec Enki Bilal, dans des albums devenus de grands classiques de la bande dessinée politique, comme “Les Phalanges de l’ordre Noir” (Dargaud, 1979) ou “Partie de chasse” (Dargaud, 1983). Avec Annie Goetzinger, il exprime une tout autre sensibilité dans des portraits de femmes, des intrigues intimistes, à l’image de “La Demoiselle de la Légion d’honneur” (Dargaud, 1980) ou de “Paquebot” (Dargaud, 1999). Grand voyageur, il fait un premier tour du globe par l’hémisphère Nord en 1992. Un périple qu’il raconte dans “L’Homme qui fait le tour du Monde” (Dargaud, 1994), mis en images par Max Cabanes et Philippe Aymond. Il renouvelle l’expérience en 1999, en passant cette fois par l’hémisphère Sud. Mais, souvent, ses balades ne le conduisent pas plus loin que Paris : tour de la ville en suivant les rails abandonnés de la petite ceinture (“La Voyageuse de petite ceinture“ [Dargaud, 1985], avec Annie Goetzinger), ou de la petite couronne, en vélo (“La Bonne Vie” [tome 5 des “Correspondances”, Dargaud, 1999], avec Max Cabanes). Sans jamais oublier la bande dessinée, Christin s’essaie à d’autres formes d’écriture. Dans ses romans, il évoque aussi bien l’aventure citadine (“ZAC” et “Rendez-vous en ville”) que les plongées au fond du terroir français (“L’Or du zinc. Avec la collection “Les Correspondances de Pierre Christin” (Dargaud, 1997-2002), il explore d’autres rapports entre texte et dessin. Pour ces albums, il travaille, entre autres, avec Patrick Lesueur, Jacques Ferrandez, Jean-Claude Denis, Alexis Lemoine et Enki Bilal. Une intégrale paraît en 2009 (Dargaud). En 2006, il signe avec le talentueux André Juillard le premier volume de la saga "Léna" (Dargaud) dont le troisième tome sort 2020. En 2019, sort le deuxième tome du hors-série "L’Avenir est avancé", dans lequel Mézières et Christin revisitent en compagnie de Valérian et Laureline certains épisodes mythiques de la plus célèbre des séries de SF française. La boucle est bouclée, Mézières et son complice de toujours sont en route pour de nouvelles aventures… Plus récemment il publie une biographie d’Orwell (Dargaud, 2019) en compagnie de Sébastien Verdier et avec la participation d’auteurs de renom tels que André Juillard, Manu Larcenet, Olivier Balez, Blutch, Juanjo Guarnido et Enki Bilal. Il remporte le prix Goscinny 2019 décerné par le festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour son album autobiographique “Est/Ouest” (Dupuis, 2018) mis en images par Philippe Aymond, ainsi que pour l'ensemble de son œuvre. En 2022 il replonge dans l'aventure Valérian en écrivant lui-même un album de "Valérian « vu par »", dessiné par Virginie Augustin, autour d’une réflexion pleine d’humour sur la création… Considérant que pour vivre heureux, il faut vivre beaucoup, mais caché, il aurait aimé avoir cent vies, dans cent villes et presque autant d’identités…

Annie Goetzinger (née le 18 août 1951 à Paris) était une très grande dame de la bande dessinée. Après des études aux Arts Appliqués où elle étudie le dessin de mode, elle publie dans 'Circus', 'L’Écho des savanes', 'Fluide glacial', 'Métal hurlant' et surtout 'Pilote'. Son premier album, "Casque d’or" (Glénat, 1976), remporte deux prix au festival d’Angoulême. Elle dessine ensuite "Aurore, une vie de George Sand" (Éditions des femmes, 1978), d’après un scénario d’Adela Turin, et "Félina" (Glénat, 1979), pour Victor Mora. Elle enchaîne ensuite costumes de théâtre, illustrations, histoires courtes (collection “Fripon” des Humanoïdes associés), dessins de presse, notamment pour le journal 'Le Monde' et pour le journal 'La Croix'. C’est avec Pierre Christin qu’elle réalise "La Demoiselle de la Légion d’honneur" (Dargaud, 1980), "La Diva et le Kriegsspiel" (Dargaud, 1981), "La Voyageuse de la petite ceinture" (Dargaud, 1985), "Charlotte et Nancy" (Dargaud, 1987), "Le Tango du disparu" (Métaillé, 2008), "Le Message du simple" (Le Seuil, 1994), "La Sultane blanche" (Dargaud, 1996) et "Paquebot" (Dargaud, 1999). Les deux complices travailleront de concert sur la série "L’agence Hardy" (Dargaud). Après avoir signé le dernier album de la collection "Portraits souvenirs" (Les Humanoïdes associés, L’Avenir perdu, 1992), avec Jon S. Jonsson et Andreas Knigge, Annie Goetzinger collabore avec Rodolphe sur l’album "Marie-Antoinette, la reine fantôme" (Dargaud, 2011). En 2013, Annie se lance dans une nouvelle belle histoire : "Jeune fille en Dior" (Dargaud), un roman graphique retraçant la carrière fulgurante du grand couturier Christian Dior. Cet album connaît un grand succès en France et à l’international. En 2014, elle est Grand Boum du 31e festival BD Boum de Blois, qui rend hommage à l’ensemble de son œuvre en lui consacrant une très belle exposition. En 2017, elle publie un nouveau roman graphique "Les apprentissages de Colette" (Dargaud), qui narre la vie mouvementée et libre de la célèbre écrivaine. Avec son dessin raffiné, élégant et distingué, Annie Goetzinger a enchanté tant de lecteurs ! Son art du détail, des moindres détails, pour dessiner un visage, une silhouette, un corps ou une toilette, sa calligraphie soignée, ses couleurs directes subtiles, sa mise en scène stylée, son exigence constante, sa féminité absolue et son intelligence toujours mises au service de la narration, pour mieux nous faire comprendre et aimer ses personnages, demeureront à jamais sa marque de fabrique. Annie Goetzinger nous a quittés le 20 décembre 2017.

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